RO­SE­MÈRE, UNE VILLE QUI A TOUTE UNE HIS­TOIRE

Nord Info - - LA UNE - JU­LIE GODIN

Au­jourd’hui, la ville de Ro­se­mère n’a pas per­du de son charme d’an­tan qui rap­pelle les ja­lons de son his­toire. Plu­sieurs mai­sons pa­tri­mo­niales en té­moignent en­core aus­si. Les fé­rus d’his­toire peuvent en ap­prendre da­van­tage sur leur ville en consul­tant deux ou­vrages, dont Il était une fois Ro­se­mère et Ro­se­mère - Hier et au­jourd’hui, ré­di­gés dans les cadres res­pec­tifs du 50e et du 35e an­ni­ver­saire de la Ville.

C’est au cours de 1683 que les terres sur les­quelles re­pose l’ac­tuelle ville de Ro­se­mère ont été ré­per­to­riées dans les an­nales eu­ro­péennes. En ef­fet, en 1683, le roi de France a concé­dé ces terres, sous l’ap­pel­la­tion de la sei­gneu­rie des MilleÎles, à Mi­chel Si­drac Du­gué (Du Gué), ca­pi­taine du ré­gi­ment Ca­ri­gnan-Sa­lières et com­man­dant de Ville-Marie.

Ce­pen­dant, Mi­chel Si­drac Du­gué est dé­cé­dé en 1688 sans avoir co­lo­ni­sé la sei­gneu­rie. En 1714, les terres re­tournent à la cou­ronne de France et sont à nou­veau concé­dées, cette fois-ci, aux époux de deux des filles de Mi­chel Si­drac Du­gué, Marie-Char­lotte-Éli­sa­beth et Ma­rieT­hé­rèse. Jean Pe­tit et Char­lesGas­pard Piot de Lan­gloi­se­rie et leurs conjointes re­prennent ain­si les rênes de la sei­gneu­rie.

DE MÈRES EN FILLES

Ce n’est ce­pen­dant que vers 1730 que Marie-Thé­rèse Du­gué conduit les pre­miers co­lons à ha­bi­ter les terres de la sei­gneu­rie. C’est l’une de ses filles, Su­zanne Piot de Lan­gloi­se­rie (1700-1769), qui pren­dra sa re­lève, à sa mort, pour conti­nuer le tra­vail de co­lo­ni­sa­tion.

Su­zanne Piot de Lan­gloi­se­rie épouse Jean-Bap­tiste Cé­lo­ron de Blain­ville et de­vient par le fait même Su­zanne de Blain­ville. On dit qu’à son dé­cès, en 1769, «une par­tie im­por­tante de la sei­gneu­rie est dé­fri­chée, le long du che­min de la Grande-Côte, sur les rives de la ri­vière aux Chiens jus­qu’à la ri­vière Ca­chée, de même que le sec­teur de la Côte Nord, de la Côte Sud et du Bas-de-Sainte-Thé­rèse», peu­ton ap­prendre dans la bro­chure com­mé­mo­ra­tive du 35e an­ni­ver­saire de Ro­se­mère in­ti­tu­lé Ro­se­mère - Hier et au­jourd’hui.

L’une des filles de Su­zanne de Blain­ville, Marie-Anne-Thé­rèse de Blain­ville, ap­pe­lée aus­si Thé­rèse de Blain­ville, pren­dra le re­lais de sa mère et pour­sui­vra sa mis­sion. Par la suite, le sieur Her­tel, ma­ri de la soeur de Marie-Thé­rèse, Marie-Hy­po­lite de Blain­ville, se­ra consi­dé­ré comme le der­nier sei­gneur co­lo­ni­sa­teur de la sei­gneu­rie des Mille-Îles, qui de­vint la sei­gneu­rie de Blain­ville. Plu­sieurs pro­prié­taires se­ront ac­qué­reurs des terres où se si­tue au­jourd’hui Ro­se­mère. Par­mi eux: William Clauss, John Old­ham, John Het­trick et Da­vid Mor­ris.

L’ES­SOR D’UNE VILLE

L’ar­ri­vée du train au dé­but du XXe siècle et la construc­tion d’un bu­reau de poste en 1936 ont dy­na­mi­sé da­van­tage le sec­teur de Ro­se­mère. À cette époque, plu­sieurs constatent que Ro­se­mère est un lieu de vil­lé­gia­ture pri­sé tant pour ses ré­gates que pour son coun­try club.

En jan­vier 1947, la Pa­roisse de Ro­se­mère est créée, sub­di­vi­sant par le fait même la Pa­roisse de Sainte-Thé­rèse. C’est en 1958 que la Ville de Ro­se­mère de­vient in­dé­pen­dante de Sainte-Thé­rèse à la suite d’une de­mande faite par des ci­toyens, et ac­cep­tée au­près du gou­ver­ne­ment pro­vin­cial de Mau­rice Du­ples­sis.

Pho­to Ville de Ro­se­mère

Le che­min de la Grande-Côte à Ro­se­mère.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.