DEUX GA­GNANTS DE LA AU MATCH DES DIABOLOS

Nord Info - - LA UNE - CH­RIS­TIAN ASSELIN

Au nombre des per­sonnes pré­sentes à l’aré­na de Blain­ville, mer­cre­di, pour as­sis­ter au match inau­gu­ral des Diabolos M15 de l’école se­con­daire Lu­cille-Teas­dale dans la Ligue de ho­ckey pré­pa­ra­toire sco­laire (LHPS), JeanSé­bas­tien Gi­guère et Pas­cal Du­puis, deux vain­queurs de la Coupe Stan­ley, ne sont pas pas­sés in­aper­çus.

Avant de connaître une car­rière fruc­tueuse dans la Ligue na­tio­nale de ho­ckey (LNH), les deux Blain­vil­lois ont évi­dem­ment fait leurs classes dans les rangs ju­niors. C’était au mi­lieu des an­nées 90. Alors que Jean-Sé­bas­tien Gi­guère dé­fen­dait la cage du Col­lège Fran­çais de Ver­dun à ses dé­buts dans la Ligue de ho­ckey ju­nior ma­jeur du Qué­bec (LHJMQ), Du­puis, lui, était à Rouyn-No­ran­da, chez les Hus­kies. Tous deux se sont rap­pe­lé que dé­jà, à cette époque, le fait de pour­suivre ses études était im­por­tant aux yeux de ces deux or­ga­ni­sa­tions.

«Il fal­lait al­ler à l’école, a ra­con­té JeanSé­bas­tien Gi­guère. Et non seule­ment fal­lait-il y al­ler, a-t-il ren­ché­ri, mais nous de­vions aus­si avoir de bonnes notes et pas­ser nos cours. Oui, la vo­lon­té de l’or­ga­ni­sa­tion était là, mais cette vo­lon­té doit aus­si ve­nir des jeunes et de leurs pa­rents.»

Ar­ri­vé à Rouyn-No­ran­da à 17 ans, à sa pre­mière an­née au cé­gep, Pas­cal Du­puis a aus­si dit se rap­pe­ler qu’il de­vait avoir de bons ré­sul­tats sco­laires pour de­meu­rer dans l’ali­gne­ment. Mais, pa­ral­lè­le­ment à ce­la, a-t-il in­sis­té, si les joueurs es­pèrent un jour at­teindre la LNH, ils doivent ab­so­lu­ment avoir ac­cès à des heures de glace de qua­li­té, et ce, que ce soit en si­tua­tion de match ou non.

«Il est im­por­tant de pa­ti­ner à tous les jours et de pra­ti­quer sou­vent. Ce­la va faire d’eux de meilleurs joueurs de ho­ckey en bout de ligne», de dire Pas­cal Du­puis, com­men­tant le fait que le nombre de matchs dis­pu­tés dans la LHPS soit moindre que dans la LHJMQ.

ET LE HO­CKEY CI­VIL ?

Ques­tion­nés à sa­voir si, à leur avis, le suc­cès que connaît la LHPS pour­rait éven­tuel­le­ment en­traî­ner une baisse d’ins­crip­tions au ni­veau du ho­ckey ci­vil, les deux re­trai­tés ont ré­pon­du pru­dem­ment.

«Il y a du bon dans les deux et tous y trouvent leur compte. Je ne pense pas que le ho­ckey ci­vil soit ap­pe­lé à dis­pa­raître parce que le ho­ckey sco­laire n’est pas fait pour tous», a af­fir­mé Jean-Sé­bas­tien Gi­guère, ci­tant par­mi les fac­teurs à consi­dé­rer, les coûts à dé­bour­ser pour une sai­son, la proxi­mi­té d’une école, la pro­ve­nance du noyau d’amis de même que les en­traî­ne­ments ma­ti­naux et les ré­cu­pé­ra­tions d’après-école aux­quels doivent se sou­mettre les joueurs presque à chaque jour de la semaine.

À peine de re­tour au Qué­bec après un long sé­jour aux États-Unis, Pas­cal Du­puis abonde dans le même sens que son col­lègue.

«Quand mon gar­çon au­ra l’âge d’en­trer au se­con­daire et que nous de­vrons choi­sir entre le ho­ckey sco­laire et le ho­ckey ci­vil, nous nous ques­tion­ne­rons alors en fa­mille afin de prendre la meilleure dé­ci­sion pour son ave­nir.»

Quoi qu’il en soit, pour l’ins­tant, il semble que la co­ha­bi­ta­tion entre le ho­ckey ci­vil et sco­laire soit tou­jours pos­sible, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes: le ho­ckey sco­laire ne cesse de ga­gner en po­pu­la­ri­té. Entre 2015 et 2016, le nombre de for­ma­tions sco­laires a presque dou­blé, pas­sant d’une cin­quan­taine à près de 100.

Photo Ch­ris­tian

Pas­cal Du­puis et Jean-Sé­bas­tien Gi­guère en­tourent le ca­pi­taine de des Diabolos de l’école se­con­daire Lu­cille-Teas­dale, Xa­vier Noi­seux. la for­ma­tion M15

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