L’aide ali­men­taire ne prend pas de va­cances

Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve - - LA UNE - CATHERINE PA­QUETTE catherine.pa­quette@tc.tc

INI­TIA­TIVE. La cui­sine du col­lège pri­vé Jean-de-Bré­beuf se trans­forme en vé­ri­table usine à sand­wiches du­rant la pause es­ti­vale. Des bé­né­voles y pré­parent chaque jour près de 800 re­pas pour nour­rir les en­fants ins­crits dans dif­fé­rents camps de jours mon­tréa­lais.

La Fon­da­tion de l’en­tre­prise de ser­vices ali­men­taire So­dexo, Stop Hun­ger, a mis sur pied il y a 15 ans, le pro­gramme Ali­men­ter le fu­tur afin que tous mangent à leur faim du­rant l’été. De­puis 2014, les bé­né­voles du pro­gramme, des ges­tion­naires em­ployés par So­dexo, ont pré­pa­ré plus de 40 000 re­pas.

« Lorsque l’an­née sco­laire se ter­mine, ce ne sont pas tous les en­fants qui ont ac­cès à des re­pas équi­li­brés. Les be­soins de Mois­son Mon­tréal ne cessent d’aug­men­ter », af­firme la res­pon­sable du pro­gramme Ali­men­ter le fu­tur pour la grande ré­gion de Mon­tréal, Ni­cole Pa­quet. Tous les mi­dis, on de­mande aux en­fants s’ils ont be­soin d’un lunch. Ils lèvent la main, on leur donne, ça se fait très na­tu­rel­le­ment »

Vê­tue de son ta­blier, la ges­tion­naire en­cou­rage ses bé­né­voles. Tout doit être prêt pour 8 h 30, puisque les sand­wichs, yo­gourts, jus, fruits et légumes partent en ca­mion vers 72 camps ré­par­tis dans la mé­tro­pole.

« Le me­nu va­rie se­lon les dis­po­ni­bi­li­tés de Mois­son Mon­tréal, qui four­nit en­vi­ron 40 % de nos den­rées. Le reste est ache­té par la Fon­da­tion Stop Hun­ger », in­dique-t-elle.

À Mon­tréal, en­vi­ron 100 em­ployés donnent de leur temps à Ali­men­ter le fu­tur.

« On tra­vaille avec la nour­ri­ture. Je prends ça à coeur d’ai­der les en­fants. En cui­sine on ne les voit pas, mais quand on voit le bar­be­cue an­nuel on voit que ça aide », ra­conte le bé­né­vole Pe­ter An­dreoz­zi, en­ga­gé de­puis 15 ans.

MI­LIEUX AC­TIFS

Les re­pas sont re­çus avec en­thou­siasme chez les camps de jour où les en­fants dé­pensent un maxi­mum d’éner­gie en jour­née.

« Pour moi, c’est quelque chose de vi­tal les saines ha­bi­tudes de vie. Bien man­ger n’est pas qu’une ques­tion d’argent, c’est une ques­tion d’édu­ca­tion et d’ha­bi­tudes. Il est ar­ri­vé que des en­fants aient des lunchs très in­com­plets. Main­te­nant, ça n’ar­rive plus » , se ré­jouit le di­rec­teur gé­né­ral du Centre com­mu­nau­taire Ho­che­la­ga, dont le camp de jour ac­cueille en­vi­ron 240 en­fants.

Chaque se­maine, le centre com­mande en­vi­ron 200 lunchs.

Le par­te­na­riat avec le pro­gramme Ali­men­ter le fu­tur a né­ces­si­té quelques ajus­te­ments au camp de jour, puisque les re­pas sont li­vrés en pièces dé­ta­chées : les sand­wichs dans un bac, les pommes dans des boites, les yo­gourts à part.

« Oui, il a fal­lu avoir plus de per­son­nel pour faire la ré­cep­tion des re­pas et ache­ter des ré­fri­gé­ra­teurs. Mais c’est ex­trê­me­ment im­por­tant. Une re­la­tion de confiance s’est bâ­tie entre les camps et So­dexo de­puis long­temps », ajoute le di­rec­teur.

Le pro­gramme Ali­men­ter le fu­tur fonc­tionne ain­si dans neuf villes ca­na­diennes et dans plu­sieurs pays où So­dexo offre des ser­vices ali­men­taires.

(Pho­to TC Me­dia – Catherine Pa­quette)

Les bé­né­voles pro­duisent en­vi­ron 800 sand­wichs les lun­dis, mar­dis et mer­cre­dis, pour qu’ils soient li­vrés dans 72 camps.

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