Une re­traite adap­té à la réa­li­té

Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve - - LA UNE - EM­MA­NUEL DE­LA­COUR em­ma­nuel.de­la­cour@tc.tc

L’époque à la­quelle on pre­nait sa re­traite à 65 ans avec un fonds de pen­sion bien rem­pli est ré­vo­lue. Au­jourd’hui, il faut faire preuve de flexi­bi­li­té et en mettre plus de cô­té en pré­vi­sion des im­pré­vus.

La di­ver­si­fi­ca­tion des por­te­feuilles pas­sant par un grand nombre de vé­hi­cules de pla­ce­ment rendent plus com­plexe la pla­ni­fi­ca­tion. Pour­tant seule­ment 18 % des Qué­bé­cois dé­tiennent un plan fi­nan­cier écrit, se­lon un son­dage ef­fec­tué par Des­jar­dins en 2014, un constat qui dé­sole An­ge­la Ier­mie­ri, pla­ni­fi­ca­trice fi­nan­cière pour Des­jar­dins.

«Les re­traites durent plus long­temps qu’avant, car l’es­pé­rance de vie s’al­longe. Donc, les grands pro­jets comme les voyages sont moins fré­quents. De plus, les gens res­tent plus ac­tifs. Par choix ou obli­ga­tion, ils conservent un tra­vail à temps par­tiel. Ils font du bé­né­vo­lat et passent du temps en fa­mille», ex­plique-t-elle.

Mme Ier­mie­ri af­firme qu’au­jourd’hui seule­ment 30 % des tra­vailleurs peuvent comp­ter sur un fonds de pen­sion au mo­ment prendre leur re­traite. L’in­quié­tude de man­quer d’épargnes pour ses vieux jours est de plus en plus fré­quente.

«Les plans de re­traite doivent se faire en gar­dant en pers­pec­tive l’hy­po­thèse la plus conser­va­trice. Il faut par exemple pré­voir la pos­si­bi­li­té de vivre jus­qu’à 90 ans. C’est pour­quoi il est ju­di­cieux de pré­pa­rer ce plan au moins 5 ans avant la re­traite», in­siste la pla­ni­fi­ca­trice fi­nan­cière.

La sta­bi­li­sa­tion des fonds, sur­tout pour dé­pas­ser le taux d’in­fla­tion est pri­mor­diale, la ren­ta­bi­li­té étant moins re­cher­ché dans ce contexte, note Mme Ier­mie­ri.

CA­HIER SPé­CIAL.

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