INI­TIA­TIVE CONTRE LES EM­BAL­LAGES IN­UTILES

Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve - - LA UNE - VANESSA Hé­BERT vanessa.he­bert@tc.tc

Plu­sieurs ci­toyens du quar­tier ont adhé­rer à un groupe lan­cé sur les ré­seaux so­ciaux afin de faire pres­sion sur les com­mer­çants pour qu’ils adoptent des me­sures plus éco­lo­giques en ce qui a trait à l’em­bal­lage des pro­duits ali­men­taires.

ÉCO­LO­GIE.Le groupe Fa­ce­book « Ho­che­la­ga-Mai­son­neuve sans plas­tique », créé il y a près de deux mois, compte main­te­nant plus de 600 per­sonnes. En­semble, ils veulent faire pres­sion sur les com­mer­çants du quar­tier afin que ceux-ci adoptent des me­sures éco­lo­giques en ce qui a trait à l’em­bal­lage des pro­duits.

C’est en avril der­nier que Ga­la­drielle Ma­jor-Bes­sone a dé­ci­dé de dé­mar­rer le groupe, quelques mois après avoir em­mé­na­gé dans le quar­tier.

Ha­bi­tuée dans son an­cien quar­tier à fré­quen­ter le mar­ché Jean-Ta­lon, où plu­sieurs items sont of­ferts en vrac, elle était éton­née que ce ne soit pas le cas au mar­ché Mai­son­neuve.

«

On n’est pas là pour se faire des en­ne­mis. Ce qu’on veut, c’est trou­ver des so­lu­tions à court, moyen et long terme. On sait que la réa­li­té n’est pas la même pour tous les com­mer­çants, sur­tout les plus pe­tits. On veut que les com­mer­çants de­viennent nos al­liés. » Ga­la­drielle Ma­jor-Bes­sone, ré­si­dente d’Ho­che­la­ga.

« Je suis ar­rê­té à la frui­te­rie du mar­ché, car je trou­vais que l’em­bal­lage était abu­sif. En fait, je ne trou­vais rien qui n’était pas em­bal­lé de plas­tique», ra­conte la fon­da­trice et membre du co­mi­té des ad­mi­nis­tra­teurs du groupe Ho­che­la­ga sans plas­tique.

Elle ex­plique qu’elle a ma­ni­fes­té son mé­con­ten­te­ment à maintes re­prises sur place, sans suc­cès. C’est après avoir re­mar­qué que d’autres ré­si­dents se plai­gnaient du même pro­blème sur le groupe Fa­ce­book « Ho­che­la­ga MON quar­tier » qu’elle a dé­ci­dé de créer un groupe spé­ci­fi­que­ment pour cet en­jeu.

« Les gens se sont gref­fés au groupe ra­pi­de­ment. On est ren­dus plus de 600 », ex­plique-t-elle. En­semble, leur but est de faire pres­sion au mar­ché Mai­son­neuve, mais aus­si dans tous les com­mer­çants du quar­tier.

Éven­tuel­le­ment, ils vou­draient faire la tour­née des com­merces du quar­tier, parce que la ques­tion du plas­tique ne s’ar­rête pas seule­ment aux fruits et lé­gumes.

RÉ­AC­TION DES COM­MER­çANTS

Leur té­na­ci­té a por­té fruit, car la pres­sion a fonc­tion­né sur cer­tains com­mer­çants. Entre autres, la frui­te­rie du mar­ché Mai­son­neuve, Les Jar­dins Dau­phi­nais, qui a adop­té un sys­tème d’hu­mi­di­fi­ca­tion.

« Il y a en­core du tra­vail à faire, mais ils ont com­pris nos de­mandes », ad­met Ga­la­drienne Ma­jor-Bes­sone. Sans nom­mer de noms, elle dit que d’autres com­mer­çants en par­ti­cu­lier ont été ci­blés par le groupe.

D’autres frui­te­ries et com­mer­çants ont eux-mêmes ap­pro­ché le groupe afin de trou­ver des so­lu­tions.

Une fois que le groupe se­ra plus éta­bli, le co­mi­té des ad­mi­nis­tra­teurs du groupe « Ho­che­la­ga-Mai­son­neuve sans plas­tique » ai­me­rait al­ler à l’ar­ron­dis­se­ment, pour qu’eux aus­si « embarquent dans le pro­jet. » « Ça se­rait le fun si notre ar­ron­dis­se­ment était le pre­mier à cou­per vo­lon­tai­re­ment le plas­tique», men­tionne la fon­da­trice.

SEN­SI­BI­LI­SA­TION

À ses yeux, ce n’est pas un pro­blème propre à Ho­che­la­ga-Mai­son­neuve. Elle croit au contraire que la clien­tèle du quar­tier est de plus en plus conscien­ti­sée au pro­blème, que ses pré­oc­cu­pa­tions sont en train de chan­ger. « On en parle de plus en plus, du sur­em­bal­lage. »

D’ailleurs, elle croit que les ré­si­dents ont aus­si leur part à faire, au-de­là des com­mer­çants. Elle sou­tient que les gens ne doivent pas avoir peur de ma­ni­fes­ter leur mé­con­ten­te­ment, c’est ce qui fe­ra bou­ger les choses. « Il faut bri­ser les ha­bi­tudes dans les­quelles on est pris de­puis si long­temps », conclut-elle.

320 mil­lions

Se­lon le Fonds mon­dial pour la na­ture (WWF), plus de 8,8 mil­lions de tonnes de plas­tique sont je­tées chaque an­née dans les mers. La pro­duc­tion de plas­tique, elle, dé­passe 320 mil­lions de tonnes par an.

(Pho­to Vanessa Hé­bert/Mé­tro Me­dia)

Les membres der­rière le groupe dé­plorent le sur­em­bal­lage et la su­ru­ti­li­sa­tion de plas­tique dans les dif­fé­rents com­merces du quar­tier.

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