Fan­ny De­vo­celle

Passe-temps Collection - - Miniportraits -

Elle a créé plu­sieurs mo­dèles que vous ver­rez dans ces pages. Nous avons donc vou­lu en sa­voir un peu plus sur la femme et ar­tiste.

Fan­ny, tu tra­vailles chez Mi­chaels de­puis deux ans. Qu’aimes-tu le plus de ton bou­lot?

«Ame­ner les gens à une so­lu­tion en trou­vant des ma­té­riaux plus adap­tés à leurs pro­jets.»

Quand es-tu tom­bée amou­reuse des bra­ce­lets?

«Au se­con­daire, je fa­bri­quais presque tout ce que je por­tais. J’uti­li­sais beau­coup de ma­tières na­tu­relles, comme du chanvre ou des co­quillages, mais je res­tais sou­vent in­sa­tis­faite… J’ai mis ça de cô­té une di­zaine d’an­nées, jus­qu’à ce que je voyage pour le travail et que je com­mence à vi­si­ter divers en­droits: pe­tits mar­chés ar­ti­sa­naux, ma­ga­sins de ru­bans et de bi­joux, mu­sées. Un jour, j’ai tra­vaillé le cuir et j’ai ado­ré, alors je me suis re­lan­cée.»

Ton pre­mier es­sai: une réus­site ou une ca­tas­trophe?

«Il s’agis­sait d’un bra­ce­let ma­riant du cuir et du ru­ban ci­ré. Tout mon en­tou­rage en vou­lait un! Il se peut qu’on ne réus­sisse pas du pre­mier coup, mais ça n’a rien de sor­cier.»

As-tu l’ha­bi­tude d’of­frir tes créa­tions à tes proches?

«Oui, et en plus, ils m’en de­mandent sou­vent pour les don­ner eux-mêmes en ca­deau ( rires). »

Ta plus belle créa­tion a été…

«Un bra­ce­let de cuir fait en­tiè­re­ment à la main. Je pars d’une peau, je coupe des la­nières que je mar­tèle – ce qu’on ap­pelle du cuir re­pous­sé –, je teins après avoir pré­pa­ré moi-même les mé­langes de tein­ture et de pein­ture, j’ap­plique une pro­tec­tion, je crée un as­sor­ti­ment de trois la­nières et je les colle dans un fer­moir ma­gné­tique… Ta­dam!»

Qu’est-ce que ce passe-temps t’ap­porte?

«Ça me per­met de me dé­tendre et d’ex­pri­mer ma créa­ti­vi­té. Que de­man­der de plus? J’aime bien in­ven­ter mes propres mo­dèles, avoir un pe­tit quelque chose qu’on ne trouve pas ailleurs.»

Pour conclure, dans quel environnement aimes-tu réa­li­ser tes bra­ce­lets?

«Je tra­vaille sur­tout dans mon ate­lier. Je peux m’y étendre, tout sa­lir et sur­tout par­tir sans rien ra­mas­ser, puis re­prendre où j’étais ren­due les jours sui­vants. J’y écoute de la mu­sique, de Cat Ste­vens à Tryo.»

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