Va­lé­rie touche le fond

Personnalités - - Unite 9 - Ma­rie-Eve Leclerc

Cette co­mé­die dra­ma­tique re­prend près d’une se­maine après la fin des évé­ne­ments de la pre­mière sai­son. Va­lé­rie, qui se re­trouve sans obli­ga­tions pro­fes­sion­nelles et fa­mi­liales pour tout l’été, doit com­po­ser avec ce grand vide dans sa vie. La jeune femme n’a d’autre choix que de pen­ser à son ave­nir et de contem­pler sa propre exis­tence, ce qui n’est pas né­ces­sai­re­ment po­si­tif pour elle. L’au­teure Isa­belle Lan­glois nous éclaire sur les his­toires que vi­vra la char­mante hé­roïne.

M.-E.L.: L’hi­ver der­nier, nous avons vu Va­lé­rie se re­trou­ver seule et dé­mu­nie dans son pe­tit ap­par­te­ment. Qu’est-ce qui at­tend la jeune femme lors de la pro­chaine sai­son?

I.L.: «Va­lé­rie (So­phie Ca­dieux) pour­suit sa chute vers le fond du ba­ril. Eh oui! Il y avait en­core un étage en des­sous de ses pro­blèmes. Cette sai­son, elle se ren­dra compte qu’elle est une cor­don­nière mal chaus­sée. La ges­tion­naire a très mal gé­ré la dé­bâcle de son couple et ses af­faires per­son­nelles, et s’est ain­si ame­née au bord de la faillite. On la re­trouve en dé­but de sai­son ins­tal­lée chez Ma­de­leine (Syl­vie Léo­nard), parce qu’il y a une ca­ni­cule et qu’elle ne peut vivre dans son co­que­ron. Va­lé­rie souffre d’in­som­nie, re­fuse de prendre des an­ti­dé­pres­seurs et de voir un psy­cho­logue. Sa ré­flexion sur l’aide thé­ra­peu­tique est que si ça fonc­tion­nait, elle le sau­rait, étant don­né que sa mère consulte des psys de­puis en­vi­ron 30 ans et qu’elle prend des pi­lules. Va­lé­rie veut choi­sir une autre op­tion que celle de Ma­de­leine pour s’en sor­tir. Si on voit Va­lé­rie tou­cher le fond en dé­but d’an­née, la bonne nou­velle, c’est que lorsque tu le touches, tu ne peux en­suite que re­mon­ter.»

Va­lé­rie a toujours eu une vie mou­ve­men­tée. Trouve-t-elle ce­la dif­fi­cile de n’avoir rien à faire?

«Ce n’est pas na­tu­rel pour elle, puisque Va­lé­rie est ha­bi­tuée à avoir des jour­nées très struc­tu­rées. Elle n’a plus rien à son ho­raire et a per­du sa co­lonne ver­té­brale qui était ses vies pro­fes­sion­nelle et de mère. Elle n’a plus rien de ça! Elle ne peut donc que contem­pler sa propre exis­tence, ce qui n’est pas la meilleure ac­ti­vi­té pour quel­qu’un dans son état, c’est-à-dire en burn-out.»

Son fils, Tho­mas, est par­ti tout l’été avec son père et le co­pain de ce­lui-ci. Com­ment se dé­roulent les va­cances fa­mi­liales?

«Ça ne du­re­ra pas long­temps, car pour Éric (Si­mon La­croix) et Ke­vin (Éric Paul­hus), de gros nuages noirs se pointent à l’ho­ri­zon. Ils sont par­tis à Cape May et là-bas, ils font la ren­contre d’un couple ho­mo­sexuel. Éric trouve ces gars ins­pi­rants, car ils ont une vie sem­blable à la leur: ils sont gais, tra­vaillent dans le do­maine de la san­té et ont un en­fant. Or, cette ren­contre sus­cite des ques­tions chez Ke­vin, qui trouve qu’Éric af­fiche

seule­ment son ho­mo­sexua­li­té avec des gens qu’il ne connaît pas et non à son tra­vail, avec ses amis ou sa fa­mille. Ke­vin croit qu’Éric a fait à moi­tié son co­ming out, et ce der­nier pense que son amou­reux a une fa­çon un peu orthodoxe de voir la si­tua­tion. Les tour­te­reaux dé­cident donc de com­men­cer une thé­ra­pie. Plein de choses res­sor­ti­ront de ça.»

Va­lé­rie par­ti­ci­pe­ra d’ailleurs à cette thé­ra­pie. De quelle fa­çon?

«En consul­tant leur psy­cho­logue, Éric et Ke­vin s’aper­ce­vront qu’une des choses nui­sibles à leur couple, c’est leur culpa­bi­li­té quant à Va­lé­rie et à la ma­nière dont s’est dé­rou­lée la rup­ture. Lorsque Éric a fait son co­ming out im­pro­vi­sé, Va­lé­rie a vou­lu que la rup­ture soit ra­pide afin que Tho­mas (An­toine Ar­cham­bault) n’en souffre pas. Dans ces cas-là, on ba­laie bien des choses sous le ta­pis. L’as­pect af­fec­tif de la sé­pa­ra­tion n’a pas non plus été ré­glé. Tout ça se­ra abor­dé en thé­ra­pie et Va­lé­rie pro­fi­te­ra des séances de psy du couple pour ré­soudre ses bo­bos.»

Re­ver­ra-t-on le per­son­nage de Si­mon, le po­li­cier?

«Oui! Si­mon (Jean-Moïse Martin) et Jo­siane (Ch­ris­tine Beau­lieu), qui sont en­semble de­puis en­vi­ron 20 ans, souffrent de l’usure de leur couple. Les deux se sont per­dus dans leurs vies trop char­gées. Le cul-de-sac dans le­quel ils ar­rivent est cau­sé par une crise exis­ten­tielle que vit Jo­siane. Elle se trouve un peu dans le même état d’es­prit que Va­lé­rie il y a quelques mois. C’est d’ailleurs pour ça que Jo­siane res­sent un at­trait pour Va­lé­rie, qu’elle per­ce­vait comme une ri­vale. En fait, elle en est une, mais Jo­siane ne le sait pas. Va­lé­rie se­ra hap­pée par les pro­blèmes ma­tri­mo­niaux du couple. Au fil de cette his­toire, on fe­ra aus­si la connais­sance d’Alexa (Ca­the­rine Pa­quin-Bé­chard) et de JF (Em­ma­nuel Sch­wartz), ce der­nier étant le frère de Si­mon, avec le­quel Va­lé­rie au­ra une re­la­tion spé­ciale.»

Va­lé­rie (So­phie Ca­dieux), en com­pa­gnie de sa nou­velle amie, Alexa (Ca­the­rine Pa­quin-Bé­chard), grâce à la­quelle elle fe­ra des choses in­at­ten­dues.

Ke­vin (Éric Paul­hus) et Éric (Si­mon La­croix) en­tre­prennent une thé­ra­pie de couple.

Gilles (Gil­dor Roy) et Ma­de­leine (Syl­vie Léo­nard) veulent ai­der leur fille à se re­trou­ver. Y ar­ri­ve­ront-ils?

En pré­sence de son frère, JF (Em­ma­nuel Sch­wartz), Si­mon (Jean-Moïse Martin) de­vient im­ma­ture, ce qui dé­plaît à Jo­siane.

Ha­kim (Ma­ni So­ley­man­lou), nou­vel édi­teur de Ma­de­leine, ne se laisse pas mar­cher sur les pieds.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.