RE­TOUR SUR LA PRO­MESSE FÉ­DÉ­RALE : LA MISE EN PLACE D’UN BAS­SIN LU­DIQUE

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Si la vaste sur­face gla­cée du bas­sin Louise, in­uti­li­sée pen­dant 30 ans, a pu, à l’hi­ver 2016, de­ve­nir un lieu ma­gique grâce à la pêche sur glace et ac­cueillir 35 000 per­sonnes en quelques se­maines, ne peut-on pas réus­sir la même chose en été avec la tête du bas­sin elle aus­si in­uti­li­sée ? Pour pa­ra­phra­ser le di­rec­teur-gé­né­ral du Port, Ma­rio Gi­rard, n’y au­rait-il pas là un autre « pro­duit d’ap­pel » po­ten­tiel pour le Port et la Ville ? Une de ces « idées ex­cep­tion­nelles qui germent dans la tête des gens » ? Et la chance de fi­na­le­ment rem­plir la pro­messe so­len­nelle faite en mars 1981 par le gou­ver­ne­ment du Ca­na­da ?

Avec son pro­jet de plage sèche dés­in­car­née, le Port est une guerre en re­tard. Ce concept dé­pas­sé doit être aban­don­né. On doit plu­tôt s’at­ta­quer à réa­li­ser la pro­messe fé­dé­rale de 1981 : aménager un Bas­sin lu­dique qui don­ne­ra à la po­pu­la­tion l’ac­cès à l’eau, per­met­tra de mul­ti­plier les usages et crée­ra une am­biance unique. Pour y ar­ri­ver, pas né­ces­saire de dé­pla­cer les ba­teaux. Ils conser­ve­ront tout l’es­pace qu’ils oc­cupent pré­sen­te­ment, soit plus de 90% de la sur­face du bas­sin Louise. L’amé­na­ge­ment du Bas­sin lu­dique se fe­rait à la tête du plan d’eau, dans un es­pace in­uti­li­sé de­puis des dé­cen­nies, pas très grand mais tout de même équi­valent à six pis­cines olym­piques. Pour ce faire, il n’est pas né­ces­saire, ni même sou­hai­table, de pro­cé­der à des tra­vaux pha­rao­niques. Ce se­rait au contraire la voie à ne pas suivre. Nous pro­po­sons plu­tôt un amé­na­ge­ment re­po­sant sur les sept prin­cipes sui­vants : Uti­li­ser de pré­fé­rence les es­paces ac­tuel­le­ment in­uti­li­sés ou sous-uti­li­sés;

Se ser­vir, le plus pos­sible, d’équi­pe­ments dé­jà exis­tants;

S’en te­nir à des in­ter­ven­tions mi­ni­ma­listes; Maxi­mi­ser les types d’usages;

Mettre en place des équi­pe­ments ré­trac­tables et mo­du­laires;

6. Pro­cé­der pro­gres­si­ve­ment, par étapes;

7. Main­te­nir les coûts au mi­ni­mum.

Cette ap­proche per­met de tes­ter pro­gres­si­ve­ment les équi­pe­ments mis en place, de les amé­lio­rer voire, si les ob­jec­tifs ne sont pas at­teints, de les re­ti­rer, le tout sans grands in­ves­tis­se­ments. Il se­ra tou­jours pos­sible ul­té­rieu­re­ment d’y al­ler avec des amé­na­ge­ments plus dé­ci­sifs et per­ma­nents si at­traits et be­soins se confirment. L’amé­na­ge­ment pro­po­sé ici s’ins­pire de ce qui a été réa­li­sé à Co­pen­hague, à Pa­ris, voire à Mont­réal et à Lé­vis (la plage du quai Pa­quet). Cet amé­na­ge­ment per­met­trait plu­sieurs usages: natation, dé­tente, jeux aqua­tiques, res­tau­ra­tion, plage. Di­vers types d’usa­gers y trou­ve­raient leur compte : ceux qui s’en­traînent, ceux qui re­laxent, ceux qui lisent, les en­fants, les ados, les pa­rents, les ré­si­dents, les tou­ristes, les tra­vailleurs, les adeptes du 5 à 7, etc. Rien n’est cou­lé dans le bé­ton, tout est mal­léable, dé­mon­table et… abor­dable ! 1. 2.

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