Se­crets de lon­gé­vi­té

Prédictions Annuelles - - Sommaire - Jean DE­NIS, as­tro­logue

De nos jours, les gens vivent de plus en plus vieux. Le nombre de cen­te­naires ne cesse de croître. On les compte par mil­liers, tant au Qué­bec que dans l’ouest et l’ex­trême est du pays. Faut dire que la mé­de­cine mo­derne par­vient à gué­rir des maux au­tre­fois in­cu­rables, et les tech­niques d’opé­ra­tions chi­rur­gi­cales sont de plus raf­fi­nées et ra­pides. Les ma­lades dis­posent aus­si de re­mèdes d’une ef­fi­ca­ci­té ren­ver­sante.

Dans un vieux re­frain, on chante: «Tout le monde veut al­ler au ciel, oui mais per­sonne ne veut mou­rir!» Or, de­vant le com­por­te­ment d’hommes et de femmes de notre époque, on a ce­pen­dant en­vie de lan­cer: «Tout le monde veut vivre vieux, mais per­sonne ne veut faire des conces­sions et adop­ter un ré­gime de vie adé­quat!»

So­cia­le­ment, on peut dis­tin­guer deux sortes de vieillesse. Du­rant la pre­mière, dite du troi­sième âge, les su­jets de­meurent au­to­nomes. Cette tranche d’âge, de 60 à 80 ans en­vi­ron, est au­jourd’hui beau­coup mieux vé­cue qu’au siècle der­nier, grâce en par­ti­cu­lier aux pro­grès de l’hy­giène, des an­ti­bio­tiques et du trai­te­ment des ma­la­dies.

Trucs et re­cettes

La re­cette est pour­tant bien connue: pour at­teindre un âge vé­né­rable, il faut être en san­té et, de nos jours, l’hé­ré­di­té s’avère même un phé­no­mène qu’on peut at­té­nuer. Il faut d’abord s’abs­te­nir de consom­mer de la mal­bouffe, ne pas fumer, faire de l’exer­cice et bien s’ali­men­ter. La pra­tique d’un sport est très saine, mais une marche quo­ti­dienne suf­fit à te­nir une per­sonne en forme. Une diète doit com­por­ter chaque jour une bonne por­tion de fruits, de lé­gumes et peu de pâtes ou de su­cre­ries. Les pro­prié­tés de cer­tains ali­ments, dont les bleuets, fa­vo­risent aus­si la lon­gé­vi­té. L’in­gré­dient ac­tif du bro­co­li, le sul­fo­ra­phane, est re­con­nu comme étant l’une des mo­lé­cules vé­gé­tales qui pos­sède la plus forte ac­tion an­ti-can­cé­reuse, et re­con­nue pour ra­len­tir énor­mé­ment la vieillesse chez les gens qui en consomment ré­gu­liè­re­ment.

Pour vieillir au ra­len­ti

Se­lon une étude réa­li­sée à Montréal par les cher­cheurs de l’uni­ver­si­té Con­cor­dia, l’acide li­tho­cho­lique, pro­duit par le foie, se­rait ef­fi­cace dans l’éli­mi­na­tion des cel­lules can­cé­reuses. Le pro­fes­seur de biologie Vla­di­mir Ti­to­ren­ko et ses col­lègues ont fait des re­cherches en ce do­maine et cette substance pour­rait ai­der à ra­len­tir le pro­ces­sus gé­né­ral de vieillis­se­ment. De­vant une per­sonne de 90 ans et plus, on se de­mande s’il n’existe pas un gène de lon­gé­vi­té la fa­vo­ri­sant… Mais ce gène n’existe pas! C’est ce qu’ont conclu les quatre au­teurs d’une re­cherche à l’uni­ver­si­té Stan­ford de Ca­li­for­nie. Ils y sont par­ve­nus après avoir ef­fec­tué la sé­quence de base ou sé­quen­çage du gé­nome d’une di­zaine de cen­te­naires, de di­verses par­ties du monde et de couches so­ciales. Il n’ont pas trou­vé de va­ria­tion gé­né­tique! En pre­nant de l’âge, les gens craignent de plus en plus la ma­la­die d’alz­hei­mer, une af­fec­tion neu­ro­lo­gique qui se tra­duit par une dé­gé­né­res­cence ner­veuse d’évo­lu­tion iné­luc­table, cau­sée par une di­mi­nu­tion du nombre de neu­rones, avec une atro­phie cé­ré­brale et perte de la mé­moire. Tou­te­fois, en rai­son des tra­vaux en cours, on compte pou­voir lui trou­ver un re­mède au cours de la pré­sente dé­cen­nie!

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