Ri­gaud va de l’avant

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Le 11 avril, une cen­taine de ci­toyens se sont ren­dus à la salle de l'Ami­tié pour as­sis­ter à la séance du con­seil mu­ni­ci­pal. L'am­biance était moins agi­tée que lors des deux der­nières séances, en mars et en fé­vrier. Quant à la com­pa­gnie qui se char­ge­ra des vi­danges ri­gau­diennes, rien n'est en­core of­fi­ciel. « Lun­di, on a pas­sé une ré­so­lu­tion pour oc­troyer le contrat de la vi­dange des fosses, in­dique la di­rec­trice gé­né­rale Chan­tal Le­mieux. Mais après l'as­sem­blée, on s'est ren­du compte qu'il y avait des do­cu­ments qui n'étaient pas conformes. » Le con­seil a donc dû re­scin­der la ré­so­lu­tion. Il tien­dra une as­sem­blée spé­ciale le 26 avril. « Il faut re­prendre la pro­cé­dure au sou­mis­sion­naire sui­vant et s'as­su­rer que tout est conforme », pour­suit la di­rec­trice gé­né­rale. Lors de la séance du con­seil, Claire Bélisle a dé­plo­ré que la Ville ait choi­si l'op­tion de la vi­dange com­plète. « Le fait de plu­tôt lais­ser des li­quides per­met à la vie bac­té­rienne de re­prendre im­mé­dia­te­ment et donc à la fosse de re­prendre son tra­vail, as­sure-t-elle. Ça, c'est très éco­lo­gique. Si on fait un vi­rage vert, on le fait comme il le faut ou l'on ne le fait pas! Là, c'est un vi­rage brun qu'on fait! » Un ci­toyen, Marc La­pierre, a de­man­dé au maire de te­nir un ré­fé­ren­dum sur la ques­tion. Ce que Réal Bra­zeau a re­fu­sé. « Ser­vir la population de Ri­gaud, ça veut dire aus­si pro­té­ger l'en­vi­ron­ne­ment et pro­té­ger la san­té des ci­toyens, a ré­pon­du le maire. C'est par les ci­toyens de Ri­gaud que j'ai été élu et je n'ai pas peur de me re­pré­sen­ter aux élec­tions, même en pre­nant des dé­ci­sions dif­fi­ciles. Je suis très à l'aise avec ça. On se com­prend? »

Toute fosse sep­tique d'une ré­si­dence prin- ci­pale de­vra être vi­dan­gée tous les deux ans, alors que celle d'une ré­si­dence se­con­daire de­vra l'être tous les quatre ans. Le con­seil as­sure que sa dé­ci­sion est lé­gi­time, con­for­mé­ment au Rè­gle­ment sur l'éva­cua­tion et le trai­te­ment des eaux usées des ré­si­dences iso­lées (Q-2, r.8), du mi­nis­tère du Dé­ve­lop­pe­ment du­rable, de l'En­vi­ron­ne­ment et des Parcs. De­puis le 13 dé­cembre 2007, la Loi sur les com­pé­tences mu­ni­ci­pales ac­corde de nou­veaux pou­voirs aux mu­ni­ci­pa­li­tés. L'ar­ticle 25.1 de cette loi per­met à une mu­ni­ci­pa­li­té, aux frais du pro­prié­taire, d'ins­tal­ler, d'en­tre­te­nir ou de rendre conforme au rè­gle­ment Q-2, r.8 un sys­tème de trai­te­ment des eaux usées d'une ré­si­dence iso­lée. D'ailleurs, se­lon le rè­gle­ment de la­Mu­ni­ci­pa­li­té, l'en­tre­pre­neur de­vra, au moins 15 jours avant le dé­but des tra­vaux de vi­dange dans un sec­teur, trans­mettre un avis au pro­prié­taire par cour­rier or­di­naire. Ce der­nier de­vra en­suite pré­pa­rer son ter­rain et dé­ga­ger les cou­vercles de sa fosse. Et quant à la pos­si­bi­li­té que le pro­prié­taire se charge lui-même de la vi­dange ou de l'ins­pec­tion de sa fosse en échange d'une preuve fournie à la Mu­ni­ci­pa­li­té, celle-ci est ca­té­go­rique : la pro­cé­dure est trop lourde, trop com­pli­quée à gé­rer.

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