Alex Bur­rows, ce hé­ros

Premiere edition - - LA UNE -

Au pas­sage, son équipe, les Ca­nucks de Van­cou­ver, a éli­mi­né les Black­hawks de Chi­ca­go à do­mi­cile dans le septième match du quart de fi­nale de l’As­so­cia­tion de l’Ouest. « J’étais heu­reux de prendre un tir en di­rec­tion du fi­let. Par chance, il y a pé­né­tré. C’est de loin le plus im­por­tant but de ma car­rière », a in­di­qué ce joueur de hockey ori­gi­naire de la ré­gion. Ce fut pour­tant un match en mon­tagnes russes pour l’agile pa­ti­neur. Alexandre Bur­rows a mar­qué le pre­mier but du match à 2mi­nutes 43 se­condes en pre­mière pé­riode. Van­cou­ver sem­blait être sur le point de l’em­por­ter lors­qu’un re­vi­re­ment créé par Bur­rows a me­né au but de Jo­na­than Toews, après un ar­rêt du gar­dien des Ca­nucks, Ro­ber­to Luon­go, face à Ma­rian Hos­sa avec moins de deux mi­nutes à dis­pu­ter à la ren­contre. Ce fi­let a for­cé la te­nue d’une pro­lon­ga­tion. Après 24 se­condes de jeu, Alex Bur­rows a éco­pé d’une pé­na­li­té. Heu­reu­se­ment, ses co­équi­piers ont pu s’en ti­rer mal­gré les ef­forts de la puis­sante at­taque des cham­pions en ti­trede lacou­peS­tan­ley. « Ça se ter­mine bien, mais je veux re­mer­cier mes co­équi­piers d’avoir tué le temps pen­dant ma pu­ni­tion en pro­lon­ga­tion. Le banc des pu­ni­tions est la der­nière place où tu veux être en sur­temps. J’ai été heu­reux de voir Luon­go faire un­gros ar­rêt face à Pa­trick Sharp. » En­fin, à 5 mi­nutes 22 se­condes, Bur­rows, qui ve­nait d’in­ter­cep­ter une passe du dé­fen­seur de Chi­ca­go Ch­ris Cam­po­li ten­tant de dé­ga­ger sa zone, a dé­co­ché un fou­droyant tir frap­pé qui a bat­tu le gar­dien des Black­hawks, Co­rey Craw­ford, à sa droite, dans la lu­carne. Ce match in­tense amis un terme à une sé­rie tout aus­si in­tense où lesCa­nucks ont pris les de­vants 3-0 avant de voir les Black­hawks rem­por­ter les trois matchs sui­vants. Ca­role Mé­nard, la mère d’Alexandre Bur­rows, par­lait avec émo­tion plu­sieurs heures après la vic­toire, mer­cre­di après-mi­di. « J’ai vu le match en di­rect et je l’ai re­gar­dé jus­qu’à la fin, même si c’était vrai­ment stres­sant. C’était un duel plein d’émo­tions. Pen­dant toute la ren­contre, nous avions peur que Chi­ca­go marque parce qu’Alex avait mar­qué le seul but. Nous étions dé­çus en fin de troi­sième, mais qu’Alex réus­sisse à mar­quer le but vain­queur en pro­lon­ga­tion, c’est in­des­crip­tible », a ex­pli­qué celle qui a tué le temps, de­bout dans sa mai­son, pen­dant la pé­na­li­té im­po­sée à son fils en pro­lon­ga­tion. « Jeme suis le­vée; je mar­chais en rond dans la mai­son. Mes deux filles, les soeurs d’Alex, qui re­gar­daient la ren­contre chez elles, en ont fait au­tant. À la fin de la pé­na­li­té, je me suis as­sise et j’ai vu ce ma­gni­fique but mar­qué grâce à beau­coup de dé­ter­mi­na­tion. C’est in­croyable! » a lan­cé la di­rec­trice d’une école pri­maire de L’Île-Per­rot. Ca­role Mé­nard a eu la chance de par­ler avec le hé­ros du Grand Van­cou­ver quelques mi­nutes après ce mo­ment exal­tant. « Il a té­lé­pho­né vers 1 h 30 et nous a avoué ne ja­mais avoir pas­sé par au­tant d’émo­tions. La joie, la peine, la co­lère, la tris­tesse et à nou­veau la joie. C’est un beau mo­ment », s’es­telle ré­jouie avant d’ajou­ter qu’il s’ap­prê­tait à vivre une autre vive émo­tion dans la jour­née. « La conjointe d’Alex ac­couche dans la jour­née (mer­cre­di) à Van­cou­ver de leur pre­mière pe­tite fille. C’est une belle jour­née », a conclu cette mère triom­phante et grand­mère com­blée.

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