De la balle ra­pide de qua­li­té

Premiere edition - - LA UNE -

C'est le plus haut ni­veau avant les Jeux olym­piques. C'est de la balle ra­pide de qua­li­té. Et pour nous c'est un hon­neur, de re­ce­voir cette com­pé­ti­tion, parce que c'est la pre­mière fois que l'évé­ne­ment se dé­roule en sol qué­bé­cois. C'est une grosse pré­pa­ra­tion, avec plus de 300 bé­né­voles ac­tifs. Jus­qu'à pré­sent, tout se dé­roule bien », ex­plique l'une des res­pon­sables, Anne Knerr.

« Une quin­zaine d'équipes, dont quatre de l'On­ta­rio, deux de l'Al­ber­ta et la cham­pionne en titre, l'équipe de la Co­lom­bieB­ri­tan­nique, s'af­frontent sur le site na­tio­nal de Soft­ball Qué­bec. Équipe Qué­bec semble d'ailleurs fin prête pour ac­cé­der aux grands hon­neurs. Comme l'ac­tion se dé­roule à do­mi­cile, joueuses et en­traî­neuses s'ap­prêtent à en mettre plein la vue aux spec­ta­teurs. « Nous vi­sons le som­met. Ça fait des an­nées que nous tra­vaillons pour l'at­teindre. Cette fois, c'est dans notre cour; l'ob­jec­tif ul­time est l'or », dé­clare Guy­laine Char­bon­neau, en­traî­neuse-chef de l'équipe du Qué­bec, comp­tant des joueuses de 19 à 34 ans. Dans sa pré­pa­ra­tion, la for­ma­tion de la Belle Pro­vince a in­clus une meilleure of­fen­sive. « Nous avons mi­sé sur le bâ­ton.

Nous avons main­te­nant une grosse of­fen­sive ca­pable de pro­duire tôt dans le match et de prendre les de­vants ra­pi­de­ment. Nous de­vions al­ler en ce sens pour battre les grosses équipes de l'On­ta­rio et de la Co­lom­bie-Bri­tan­nique, entre autres », ex­plique Char­bon­neau. En le­vée de ri­deau, la mis­sion sem­blait réus­sie, les Re­belles con­nais­sant un dé­part sur les cha­peaux de roues, soit une vic­toire de 10-3 face à l'On­ta­rio 3, les Jar­vis Hus­kers. Plus tard mer­cre­di, elles n'ont fait qu'une bou­chée des cham­pionnes en titre, les Re­ne­gades de la Co­lom­bie-Bri­tan­nique, l'em­por­tant 11-1 dans un match à sens unique. Le len­de­main, elles ont su­bi deux re­vers, cette fois par des poin­tages de 3-2 et 9-4. Ven­dre­di, elles af­fron­taient une équipe de l'On­ta­rio et une autre de l'Al­ber­ta. Par­mi les ath­lètes du club fleur­de­li­sé, plu­sieurs sont is­sues du pro­gramme du Lac-Saint-Louis. Pa­tri­cia Séguin, de Ri­gaud, a rem­por­té le pre­mier match au mon­ti­cule. « Nous de­vons per­for­mer de­vant nos par­ti­sans. Cette vic­toire de 10-3 nous donne confiance. Nous avions un stress avant ce pre­mier af­fron­te­ment, mais c'est pas­sé. Nous avons une grosse équipe cette an­née et nous vi­sons la mé- daille d'or », sou­tient-elle, ap­puyée de ses co­équi­pières Ju­lie Knerr de Dol­larddes-Or­meaux, Tri­sha Bou­chard de Kirk­land et Ch­ris­tine La­treille de Co­teau-du­Lac. « Nous avons tout ce qu'il faut pour nous rendre sur la plus haute marche du po­dium. Chaque joueuse peut faire la dif­fé­rence » , ajoute la joueuse d'in­ter Ju­lie Knerr. De­puis jan­vier, les filles se ren­contrent plu­sieurs fois par se­maine pour l'en­traî­ne­ment au centre Claude-Ro­billard. Et de­puis le mois de mai, elles par­courent le pays et une par­tie des États-Unis pour dis­pu­ter des tour­nois de pré­pa­ra­tion. Seule ombre au ta­bleau, lors du plus ré­cent tour­noi dis­pu­té en On­ta­rio, il y a trois se­maines, la pro­li­fique vol­ti­geuse per­ro­toise Éve­lyne Pa­ré s'est frac­tu­ré les avant-bras. La sym­pa­thique jeune femme n'en re­vient d'ailleurs pas de ce coup du sort. « Je me suis cas­sé les deux bras dans un match pré­pa­ra­toire. En plon­geant pour cap­ter une balle dans le champ. Le plus triste, c'est que je connais­sais une bonne sai­son, que j'étais prête pour ce tour­noi dis­pu­té chez moi. Ma fa­mille est ici, et le cham­pion­nat ca­na­dien ne vien­dra pro­ba­ble­ment plus ici pen­dant ma car­rière ac­tive. C'était une chance unique » , dé­plore, ébran­lée, la jeune femme, les avant-bras plâ­trés pour en­core six à huit se­maines.

PHO­TO DA­NIEL CUILLERIER

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