Une in­ter­sec­tion dan­ge­reuse?

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Les ac­ci­dents ont ef­fec­ti­ve­ment été nom­breux route 338. Cer­tains plus dra­ma­tiques que d’autres, comme ce­lui du 24 juin der­nier. Deux per­sonnes ont per­du la vie et une autre a su­bi de graves bles­sures. Une ci­toyenne des Cèdres qui de­meure non loin de cette in­ter­sec­tion n’a pas à se rendre sur les lieux pour consta­ter qu’un ac­ci­dent s’y est pro­duit. En ef­fet, elle n’a pas be­soin de voir les ac­ci­dents : elle les en­tend de chez elle. Cette si­tua­tion lui fait craindre le pire, no­tam­ment pour la sé­cu­ri­té de ses en­fants. « Je suis ma­man de jeunes conduc­teurs. Cette in­ter­sec­tion me rend très sou­cieuse. Je songe à tous ces ac­ci­dents et je pense à mes en­fants et aus­si à ceux des voi­sins, éga­le­ment de jeunes conduc­teurs. C’est vrai­ment une in­ter­sec­tion dan­ge­reuse », dé­plore cette ré­si­dente. Le 12 juillet der­nier, cette ci­toyenne a fait par­ve­nir à la Mu­ni­ci­pa­li­té une lettre dans la­quelle elle dé­nonce la si­tua­tion. Se­lon elle, ses voi­sins au­raient d’ailleurs dé­po­sé des de­mandes à la Mu­ni­ci­pa­li­té. Pour­tant, au­cun chan­ge­ment n’est sur­ve­nu à l’in­ter­sec­tion de la route 338 et du che­min SaintDo­mi­nique. Non seule­ment peut-on lire dans cette lettre que l’in­ter­sec­tion est dan­ge­reuse, mais éga­le­ment y ap­prend-on que la vi­si­bi­li­té est ré­duite et que « les au­to­mo­bi­listes y roulent à très grande vi­tesse, dé­pas­sant sou­vent la li­mite de 90 km/h ». Une pé­ti­tion a même été si­gnée par 79 per­sonnes en ap­pui à la de­mande de cette ré­si­dente. Et la de­mande, elle est claire : « qu’un ar­rêt obli­ga­toire aux quatre coins soit ins­tal­lé afin de sé­cu­ri­ser l’in­ter­sec­tion, mais éga­le­ment pour ré­duire la vi­tesse des au­to­mo­bi­listes ». Un re­pré­sen­tant du mi­nis­tère des Trans­ports du Qué­bec a ren­con­tré la ré­si­dente en ques­tion; tou­te­fois, il n’a pas été en me­sure d’in­ter­ve­nir. Pour quelle rai­son? Parce que la Mu­ni­ci­pa­li­té doit elle-même en faire la de­mande au Mi­nis­tère. Dans sa lettre, la ci­toyenne a donc de­man­dé à son ad­mi­nis­tra­tion mu­ni­ci­pale de dé­po­ser une de­mande au­près du Mi­nis­tère afin que soit im­plan­té un ar­rêt obli­ga­toire. Une ré­so­lu­tion a fi­na­le­ment été adop­tée lors de la séance du con­seil mu­ni­ci­pal de juillet et ache­mi­née au mi­nis­tère des Trans­ports afin que soit ins­tal­lés cli­gno- tants et ar­rêt obli­ga­toire. La Mu­ni­ci­pa­li­té a d’ailleurs re­çu, le 27 juillet der­nier, un ac­cu­sé de ré­cep­tion du Mi­nis­tère. Le dos­sier est en cours d’ana­lyse. Clau­dia Gou­let, conseillère en com­mu­ni­ca­tion au mi­nis­tère des Trans­ports, a été brève au cours de son en­tre­tien avec les Heb­dos du Su­roît : « Le Mi­nis­tère ne peut ab­so­lu­ment rien dire pour le mo­ment. Le dos­sier est en cours d’ana­lyse. On va donc étu­dier la de­mande et l’on don­ne­ra suite à la Mu­ni­ci­pa­li­té le­mo­ment ve­nu. »

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