Le bou­tu­rage ex­pli­qué

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En ef­fet, il est pos­sible de prendre une par­tie d’une plante afin d’en créer d’autres. Le bou­tu­rage per­met ain­si de clo­ner, en quelque sorte, la plante qui vous plaît. Wi­ki­pé­dia dé­fi­nit le bou­tu­rage en ces termes : « Mode de mul­ti­pli­ca­tion vé­gé­ta­tive de cer­taines plantes consis­tant à don­ner nais­sance à un nou­vel in­di­vi­du à par­tir d’un or­gane ou d’un frag­ment d’or­gane iso­lé ». Com­ment s’y prendre? On sé­lec­tionne un frag­ment d’un jeune ra­meau li­gneux ou her­ba­cé de 10 à 15 cm de lon­gueur et com­por­tant au moins trois noeuds. Pour cer­taines es­pèces, on peut sim­ple­ment prendre une feuille ou une par­tie de la ra­cine. En­suite, on sec­tionne (avec un sé­ca­teur bien propre et bien ai­gui­sé) juste sous un noeud, ou avec un ta­lon. On taille toutes les feuilles du ra­meau, à l’ex­cep­tion de deux ou trois au som­met pour évi­ter une trop grande trans­pi­ra­tion du plant, qui n’a plus de ra­cines pour s’hy­dra­ter. On plante en­suite ra­pi­de­ment le ra­meau du cô­té cou­pé (pour lui évi­ter de sé­cher) dans un sub­strat fa­vo­rable à l’émis­sion de ra­cines : terre, ter­reau ou ré­ci­pient rem­pli d’eau. On uti­li­se­ra de pré­fé­rence des pots en terre cuite; on pla­ce­ra les bou­tures sur le bord, sa­chant que les pa­rois em­ma­ga­sinent et conservent la cha­leur, ce qui fa­vo­rise la créa­tion de ra­cines. On place le tout dans un en­vi­ron­ne­ment lu­mi­neux ( mais pas en plein so­leil), chaud, hu­mide et à l’abri du vent. La bou­ture a pris si, au bout de trois ou quatre se­maines, on constate des pousses.

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