Fê­ter avec Ke­vin Pa­rent au bar Chez Mau­rice

Premiere edition - - Actualité - CA­RO­LINE BONIN JOUR­NA­LISTE P R O G R A M M E VA R I É

« Chez Mau­rice, c’est une place où le monde aime prendre une couple de bières, donc on a des tounes qui brassent un peu plus. J’ai eu des belles soi­rées Chez Mau­rice. On ap­pelle ça une salle vi­vante, une salle qui ré­pond bien », lance Ke­vin Pa­rent qui nous a ac­cor­dé une en­tre­vue mal­gré son ho­raire ex­trê­me­ment char­gé.

En ce mo­ment, Ke­vin Pa­rent est très pris par le tour­nage de la sé­rie The Di­sap­pea­rance, dans la­quelle il in­ter­prète un dé­tec­tive fai­sant équipe avec le per­son­nage joué par Mi­che­line Lanc­tôt. Cette sé­rie dra­ma­tique en six épi­sodes, dont la fin du tour­nage est pré­vue le 15 dé­cembre, se­ra dif­fu­sée sur CTV et à Su­per Écran en ver­sion fran­çaise. De­puis cinq ans, les pro­jets ci­né­ma­to­gra­phiques et té­lé­vi­suels se sont ajou­tés au c.v. du chan­teur.

« Je suis dans une passe où je suis juste content d’être en san­té et de pou­voir m’ex­pri­mer. Quand je fais de la mu­sique, j’ai une grande li­ber­té, ce sont toutes des tounes que j’ai écrites. Quand j’ar­rive pour être co­mé­dien, c’est eux autres qui me disent quoi faire. Il y a de quoi qui est en­ca­dré et qui est su­per le fun aus­si. C’est un équi­libre », ex­plique Ke­vin Pa­rent qui n’au­rait ja­mais cru pou­voir ga­gner sa vie à faire ce­la.

UN HOMME LIBRE

Après plus de vingt ans de car­rière dans le mi­lieu ar­tis­tique, Ke­vin Pa­rent semble heu­reux. Il n’est plus la sa­veur du mois et l’on peut dire qu’il s’est bâti une so­lide car­rière. Ne pas avoir de grosse com­pa­gnie der­rière lui, lui donne aus­si plus de li­ber­té. Même s’il avoue que c’est plus dif­fi­cile de ga­gner sa vie.

« En dé­but de car­rière, on fait plus de com­pro­mis, on se fait plus in­fluen­cer. Plus ça va dans notre car­rière, plus on a une li­ber­té. Je fais en­core ça parce que j’aime ça. Quand j’em­barque sur le stage, je suis content d’être là. À SaintLa­zare, ça va faire un bout, parce que je suis plus en ac­ting, mais j’aime ça. Parce que tu t’en­nuies de quelque chose, tu l’ap­pré­cies », ex­plique ce­lui qui a col­la­bo­ré avec le bas­siste To­ny Le­vin, le bat­teur Ken­ny Ara­noff et les gui­ta­ristes Tim Pierce, Jeff Small­wood et Steve Hill sur son der­nier al­bum Kan­ji. Un al­bum ins­pi­ré d’un voyage au Ja­pon et sur le­quel l’ar­tiste in­ter­prète huit chan­sons en an­glais. Pour son spec­tacle au bar Chez Mau­rice, Ke­vin Pa­rent pré­pare un mé­lange des chan­sons de son der­nier al­bum, de Face à l’ouest, son al­bum pré­cé­dent pour le­quel il n’avait pas fait le tour du Qué­bec, ain­si que de ses grands suc­cès dont le pu­blic se ré­gale en­core et en­core. Rien n’est cou­lé dans le bé­ton, puisque d’un soir à l’autre l’ar­tiste, ac­com­pa­gné de son bat­teur et ami de­puis 22 ans Mi­chel Roy, adapte son spec­tacle à l’am­biance de la salle.

« J’aime va­rier ça. J’aime avoir des chan­sons qui touchent plus et des chan­sons plus lé­gères pour ne pas se prendre au sé­rieux. Des tounes qui dé­foulent. Pour que ça fasse du bien en de­dans. On est là pour ça », ajoute Ke­vin Pa­rent.

Sur ses al­bums, Ke­vin Pa­rent s’est don­né la li­ber­té d’ex­plo­rer di­verses ave­nues. Il a, ce­pen­dant, tou­jours gar­dé un pe­tit cô­té

Quelques jours avant son

44e an­ni­ver­saire, Ke­vin Pa­rent s’ar­rê­te­ra au bar Chez Mau­rice, le 3 dé­cembre, pour un spec­tacle et une soi­rée qu’il pro­met en­le­vante. « J’aime avoir des chan­sons qui touchent plus et des chan­sons plus lé­gères pour ne pas se prendre au sé­rieux. »

spi­ri­tuel dans sa mu­sique. Une spi­ri­tua­li­té qu’il a en lui de­puis qu’il est jeune et qui l’a tou­jours ai­dé à se re­trou­ver.

« C’est de quoi qui m’a ai­dé à me rac­cro­cher, à conti­nuer, à faire face à des deuils, à faire face à des peines, à faire face au stress de la vie et à ce qui se passe sur la pla­nète. Juste en mé­di­tant ça me per­met de gar­der une veilleuse en de­dans. Il y a tou­jours une par­tie de la mu­sique pour moi qui est spirituelle, mais il ne faut pas être juste là­de­dans parce que le monde, ça leur fait peur. On di­rait que c’est plus ta­bou de par­ler de spi­ri­tua­li­té que de cul », conclut Ke­vin Pa­rent en ré­in­vi­tant les gens à ve­nir le voir en spec­tacle à SaintLa­zare parce que le fun va être pris dans la place.

Billets : 450 455-3544

PHO­TO SA­BRI­NA REEVES

Ke­vin Pa­rent fait moins de com­pro­mis et bé­né­fi­cie d’une grande li­ber­té dans ses pro­jets mu­si­caux.

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