Moins de miel cette an­née chez les api­cul­teurs ?

Premiere edition - - Actualité - STÉ­PHANE FOR­TIER JOUR­NA­LISTE

Le pro­blème, c’est que si les abeilles ne sortent pas, elles ne vont pas bu­ti­ner, ne se re­gorgent pas de nec­tar ni de pol­len et donc, ne peuvent pro­duire du nou­veau miel. Les abeilles doivent quand même se nour­rir et pigent dans les ré­serves de la ruche. « Cette si­tua­tion est gé­né­ra­li­sée dans l’en­semble du Qué­bec, men­tionne d’en­trée de jeu Éric Bé­lan­ger, api­cul­teur à la ferme Les Pe­tites Écores de Pointe-For­tune. Dans les ruches, on le voit, les abeilles consomment une par­tie de leur ré­serve. Nous ici, on ar­rive à com­pen­ser une moindre quan­ti­té de miel à cause du nombre plus im­por­tant de ruches que la ferme dis­pose par rap­port aux an­nées an­té­rieures, mais il est clair que nous en ré­col­te­rons moins », croit-il.

Dé­jà, Éric Bé­lan­ger a pro­cé­dé à une pre­mière ré­colte. « Celle du mois d’août va dé­pendre de la tem­pé­ra­ture que l’on au­ra. S’il ne fait pas beau, les abeilles ne sor­ti­ront pas », nous dit l’api­cul­teur. La re­cherche du pol­len est im­por­tante pour les abeilles puis­qu’il consti­tue leur pro­téine, né­ces­saire pou­run­dé­ve­lop­pe­ment­maxi­mal­de­la­ruche.

Se­lon lui, il est pos­sible que Pointe-For­tune soit si­tuée dans un mi­cro­cli­mat fa­vo­ri­sant de plus belles tem­pé­ra­tures et que le mont Ri­gaud joue un rôle im­por­tant dans le dé­pla­ce­ment des pré­ci­pi­ta­tions.

Chose cer­taine, c’est que moins de miel im­plique que les prix sont sus­cep­tibles d’aug­men­ter. Reste à sa­voir si le mois d’août se­ra plus clé­ment.

On ne peut pas dire que l’été est à son meilleur de­puis quelques se­maines et si les gens ont ten­dance à li­mi­ter leurs dé­pla­ce­ments, les abeilles ont éga­le­ment ten­dance à être plu­tôt ca­sa­nières.

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