Der­nier ap­pel pour Bond2

Premiere edition - - Actualité - MY­RIAM DELISLE JOUR­NA­LISTE

Fraî­che­ment ren­tré au ber­cail après des va­cances à Pa­ris, Phi­lippe Bond semble plus en forme que ja­mais. Re­po­sé mal­gré le dé­ca­lage ho­raire, l’hu­mo­riste avait gran­de­ment be­soin de va­cances. « Je n’ai pas pris beau­coup de va­cances de­puis sept ans. J’ai fait trois ans de tour­née avec mon pre­mier spec­tacle et là trois ans et de­mi avec mon deuxième, et je n’ai pas beau­coup ar­rê­té entre les deux », ex­plique Phi­lippe.

L’an­cien ani­ma­teur des Drôles de jeu­dis du Mau­rice a tou­te­fois pris une pause de son ho­raire char­gé pour re­ve­nir à SaintLa­zare ré­cem­ment, his­toire de tes­ter quelques nou­velles blagues. « Vous êtes un bon pu­blic, vous ai­mez ça rire, vous connais­sez ça l’hu­mour et vous êtes dis­ci­pli­nés. J’ai tou­jours ai­mé ça al­ler dans ce coin-là. Moi mon pre­mier spec­tacle s’est écrit à Saint-La­zare. »

D U N E U F AV E C D U V I E U X

Même si le spec­tacle roule de­puis 2014, Phi­lippe as­sure que son conte­nu a re­la­ti­ve­ment évo­lué : « si tu as vu mon spec­tacle en dé­but de tour­née et tu le re­vois, tu vas re­mar­quer qu’il y a au moins trente mi­nutes de nou­veau ma­té­riel. Moi j’im­pro­vise beau­coup et dans mes rap­pels j’aime ja­ser avec les gens et il y a sou­vent de bons gags qui sortent de ça... », ra­conte ce­lui qui a bo­ni­fié son spec­tacle.

Évi­dem­ment, après plus de trois ans à li­vrer un one-man-show, Phi­lippe se sent plus qu’à l’aise avec son ma­té­riel. Quoique l’hu­mo­riste confie être dans son élé­ment sur scène. Iro­nique, puisque plus jeune, Phi­lippe ap­pré­hen­dait les ex­po­sés oraux à l’école. « Au­jourd’hui ça va bien, je suis zé­ro ner­veux avant un spec­tacle. Et j’ai au­tant de fun à le faire qu’au dé­but. »

S P E C TAC L E P E R S O N N E L

Il ne reste qu’une quin­zaine de re­pré­sen­ta­tions de Phi­lippe Bond 2, et dé­jà la nos­tal­gie s’em­pare de l’hu­mo­riste. « Ce spec­tacle-là me res­semble beau­coup, je parle de mes amis, d’anec­dotes per­son­nelles... », ex­prime-t-il.

Le pu­blic pour­ra donc ap­prendre à connaître son ami Jean-Luc, à tra­vers ses yeux. « Il est un per­son­nage en soi. Il est très drôle, mais il ne le sait pas. » Si au dé­part, ce nu­mé­ro sem­blait le moins réus­si, il a tou­te­fois in­sis­té à le conser­ver, l’a peau­fi­né, et au­jourd’hui, il le consi­dère comme son meilleur nu­mé­ro.

« Quand j’entre dans ce nu­mé­ro-là, j’ai un fee­ling, je vois le monde se cla­quer sur les cuisses, c’est la fo­lie! »

Et Phi­lippe ajoute que tout ce qui est ra­con­té dans ce pas­sage s’est réel­le­ment pro­duit. Rien n’a été in­ven­té.

LE CENTRE BELL PRISE 2

Au terme de sa tour­née, Phi­lippe pré­sen­te­ra une der­nière fois son deuxième spec­tacle au Centre Bell, une ex­pé­rience qu’il a vé­cue en 2013 et qu’il sou­hai­tait ré­ci­di­ver. « Ça a été mon plus beau show à vie. Je ne sais pas pour­quoi, je suis un fan de ho­ckey j’ai joué toute ma vie alors ç’a été ma plus belle soi­rée», ra­conte ce­lui qui a sau­té sur l’oc­ca­sion lors­qu’Even­ko lui a pro­po­sé l’idée.

Mais après 325 re­pré­sen­ta­tions, où près de 200 000 per­sonnes au­ront vu son spec­tacle, il fal­lait ar­ri­ver avec de pe­tits ex­tras pour cette soi­rée du 2 fé­vrier.

Ain­si, tous les nu­mé­ros qu’il a ré­di­gés pour des ga­las de Qué­bec et de Mon­tréal se­ront donc in­té­grés au spec­tacle, et des in­vi­tés-sur­prises se join­dront à lui. « Ça va être sous forme de mi­ni­ga­la, et je vais fi­nir avec un nu­mé­ro in­édit que j’ai écrit avec deux autres hu­mo­ristes que j’aime beau­coup... » De plus, la tête d’af­fiche fe­ra vivre une soi­rée de rêve à son ne­veu de 17 ans, puis­qu’il l’a in­vi­té à as­su­rer la pre­mière par­tie. « Il tripe sur la mu­sique, il est DJ. Lui la pre­mière fois qu’il va sor­tir faire un vrai show comme DJ, ça va être au Centre Bell de­vant 5000 ou 6000 per­sonnes », dit-il avec en­thou­siasme. On en­tend d’ailleurs la fier­té qui l’anime lors­qu’il parle de sa fa­mille, qu’il ob­ser­ve­ra du coin de l’oeil lors de cette soi­rée.

JA­MAIS 2 SANS 3

Le troi­sième spec­tacle so­lo de l’hu­mo­riste se des­sine tran­quille­ment. « On a com­men­cé, on est à l’étape sans cen­sure, on écrit beau­coup. On a dé­jà une bonne idée de ligne di­rec­trice, qui se­ra dif­fé­rente des deux pre­miers shows », lance Phi­lippe.

Ce­lui qui a long­temps tra­vaillé comme ani­ma­teur ra­dio et té­lé a choi­si de prendre une pause de cet as­pect de sa car­rière. Une dé­ci­sion qui lui per­met de souf­fler un peu et de pro­fi­ter des pe­tites choses de la vie.

« J’en ai fait pen­dant 5 ans, mais je me suis brû­lé à me le­ver tous les ma­tins à 3 h 30, en­suite faire de la té­lé le jour et mes shows le soir. »

Il pro­fite donc de son temps libre pour prendre son ca­fé, écrire à la mai­son, voir ses amis, jouer au ho­ckey deux fois par se­maine, en plus de sa tour­née qui se pour­suit, et quelques contrats ici et là.

D’ailleurs, cette nou­velle li­ber­té lui per­met­tra de pas­ser du temps de qua­li­té avec ses proches du­rant les Fêtes, une pé­riode qu’il pas­se­ra as­su­ré­ment avec sa fa­mille et sa co­pine. « Chaque an­née on se ren­contre, on fait un échange de ca­deaux. Dans le jour on donne les ca­deaux aux en­fants... », conclut ce­lui qui re­vê­tait le cos­tume du père Noël les an­nées pré­cé­dentes.

Quelques an­nées après avoir ani­mé les Drôles de jeu­dis du Mau­rice, Phi­lippe Bond re­vient dans la ré­gion, cette fois pour pré­sen­ter son deuxième spec­tacle so­lo. Il se­ra à la salle Al­bert-Du­mou­chel le 17 no­vembre.

La ville qui t’a mar­qué en tour­née? Joliette, quand j’y vais on di­rait que le pla­fond va ar­ra­cher! Il y a quelque chose dans l’eau là-bas!

Le com­pli­ment le plus étrange que l’on t’ait fait? À l’épi­ce­rie, me faire dire

« toé t’es épais ».

Le der­nier film que tu as écou­té? Ba­by dri­ver, c’est ex­cellent, rem­pli d’ac­tion. Ce que tu vou­drais qu’on t’offre pour Noël? Rien, je dé­teste re­ce­voir des ca­deaux. J’adore faire des ca­deaux. J’aime ma­ga­si­ner pour les autres...

La chan­son qui te fait dan­ser à tout coup? Moi j’aime bien le mo­town, Mar­vin Gaye, The Su­premes, Ste­vie Won­der, etc.

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