La Fon­da­tion Jas­min Roy sou­ligne l’ou­ver­ture à la di­ver­si­té sexuelle de la Ci­té-des-Jeunes

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Jas­min Roy y était dans le but de re­mettre le Ru­ban mauve à l’École se­con­daire de la Ci­té-des-Jeunes; une marque de re­con­nais­sance unique re­mise an­nuel­le­ment à une école qui se dé­marque par le tra­vail ef­fec­tué par l’équipe pour contrer l’ho­mo­pho­bie, la trans­pho­bie, la vio­lence et l’in­ti­mi­da­tion. « Il y a plu­sieurs co­mi­tés étu­diants à la Ci­té-des-Jeunes, qui tra­vaillent sur dif­fé­rents en­jeux, dont ceux de la di­ver­si­té de sexes et de genres. C’est ce qui nous a em­bal­lés de la Ci­té-des-Jeunes. On sent qu’il y a dans le cur­ri­cu­lum une in­ten­tion pour l’in­té­gra­tion de toute la di­ver­si­té. Ce­la nous a beau­coup tou­chés », a par­ta­gé Jas­min Roy.

Le prix de re­con­nais­sance était ac­com­pa­gné d’une bourse de 2500 $, re­mise en col­la­bo­ra­tion avec le Groupe Banque TD.

FIER­TÉ DES ÉTU­DIANTS

Le prix a été re­mis à l’École se­con­daire Ci­tédes-Jeunes en rai­son du tra­vail de trois co­mi­tés qui ont tra­vaillé à sen­si­bi­li­ser et à bâ­tir des ac­tions per­met­tant de contrer toute forme d’in­ti­mi­da­tion et de vio­lence, en plus de fa­vo­ri­ser la di­ver­si­té cultu­relle, sexuelle et de genre. Il s’agit du Co­mi­té Stop, du Co­mi­té Em­preintes et du Co­mi­té So­li­da­ri­té.

Le Co­mi­té Stop oeuvre sur­tout sur l’in­ti­mi­da­tion et la vio­lence à l’école. « J’ai été in­ti­mi­dé à mon an­cienne école. Quand je suis ar­ri­vé à la Ci­té, j’ai joint le Co­mi­té Stop. Ici, c’est dif­fé­rent. Le Ru­ban mauve, ça re­pré­sente que l’on a at­teint notre ob­jec­tif », ex­plique Maxime For­tier, membre du co­mi­té.

Pour sa part, le Co­mi­té Em­preintes a tra­vaillé sur la vio­lence sexuelle et le har­cè­le­ment. Ce co­mi­té s’ins­pire de tout ce qui se passe dans le monde; les sté­réo­types de genre, les causes LGBTQ+, et autres. « Je fais par­tie de cette com­mu­nau­té et j’ai en­vie de dé­fendre ces droits-là. Le Ru­ban mauve re­pré­sente beau­coup, parce qu’on met tel­le­ment de temps et d’ef­forts dans nos ac­ti­vi­tés. Le fait d’être re­con­nu, ça fait chaud au coeur », a ex­pri­mé Ge­ne­viève Ro­zon, par­tie pre­nante du co­mi­té.

Le Co­mi­té So­li­da­ri­té s’en­gage à dé­non­cer des si­tua­tions et des pro­blé­ma­tiques qui briment les droits de la per­sonne ici et ailleurs dans le monde, entre autres, les droits des com­mu­nau­tés LGBT. « Par nos ac­ti­vi­tés, on montre que tout n’est pas rose dans le monde et que nous sommes chan­ceux ici au Ca­na­da », ex­plique Ma­rianne Bon­neau. « C’est gra­ti­fiant de se faire fé­li­ci­ter pour les ef­forts que l’on met dans ces pro­jets », ajoute Pas­cale Ché­nier.

AC­TI­VI­TÉ COL­LEC­TIVE

Bien qu’ils ont cha­cun leur champ d’in­ter­ven­tion, les trois co­mi­tés ont tra­vaillé de concert dans le cadre de la Jour­née du Chan­dail Rose.

Cette ini­tia­tive est née en 2007, dans une école se­con­daire de la Nou­velle-Écosse. Après qu’un jeune gar­çon ait été vic­time d’in­ti­mi­da­tion parce qu’il por­tait un chan­dail rose, des étu­diants et étu­diantes ont en­cou­ra­gé leurs col­lègues à por­ter un chan­dail rose, pour dé­mon­trer que l’in­ti­mi­da­tion ne se­rait pas to­lé­rée. Cette dé­mons­tra­tion de so­li­da­ri­té a eu des échos par­tout dans le pays.

Les élèves de la Ci­té-des-Jeunes ont donc vou­lu se joindre à ce mou­ve­ment pour contri­buer à stop­per l’in­ti­mi­da­tion. Ain­si, le 12 avril der­nier, les élèves ont été in­vi­tés à por­ter un chan­dail rose, en plus de si­gner une pé­ti­tion d’Am­nis­tie in­ter­na­tio­nale pour la dé­fense des droits des per­sonnes trans en lien avec le cas de Sa­kris Ku­pi­la, un jeune fin­lan­dais trans op­pri­mé. Ils ont éga­le­ment créé une oeuvre col­lec­tive fai­sant la pro­mo­tion de la di­ver­si­té. La jour­née a été un grand suc­cès pour la com­mu­nau­té étu­diante.

Jas­min Roy était de pas­sage à l’École se­con­daire de la Ci­té-des-Jeunes le 17 mai, dans le cadre de la Jour­née in­ter­na­tio­nale de la lutte contre l’ho­mo­pho­bie et la trans­pho­bie.

N O U V E L L E G É N É R AT I O N , N O U V E L L E M E N TA L I T É

Dans son al­lo­cu­tion aux jeunes, Jas­min Roy a par­ta­gé une ré­flexion sur l’évo­lu­tion de la men­ta­li­té des jeunes.

« Ce qu’on a fait ici au­jourd’hui, ce­la au­rait été im­pen­sable à mon époque. Au­jourd’hui, ce que je re­marque, c’est cette in­ten­tion qui vient di­rec­te­ment des jeunes pour in­té­grer la di­ver­si­té. La nou­velle gé­né­ra­tion ne veut pas d’éti­quettes. Ils misent sur le fait qu’ils sont des êtres hu­mains avant tout », a-t-il dit.

« Plus il y au­ra de ce type d’ini­tia­tives dans les écoles, plus les écoles vont être en san­té et plus on va créer des mi­lieux po­si­tifs et bien­veillants », a-t-il conclu. S.L.

PHOTO VI­VA MÉ­DIA

Jas­min Roy est con­vain­cu que de telles ini­tia­tives contri­buent à contrer le dé­cro­chage sco­laire et à faire de nos écoles des mi­lieux plus po­si­tifs et bien­veillants pour les jeunes.

PHOTO VI­VA MÉ­DIA

Les élèves ont réa­li­sé dif­fé­rentes ac­ti­vi­tés en lien avec l’in­clu­sion de tous.

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