Des ci­toyens se plaignent des odeurs pes­ti­len­tielles

Premiere edition - - Actualité - STÉ­PHANE FOR­TIER JOUR­NA­LISTE

De­puis quelques temps, des ci­toyens de Ri­gaud doivent com­po­ser avec des mau­vaises odeurs, les­quelles pro­viennent des champs d’épu­ra­tion.

Ces odeurs se font sen­tir par­ti­cu­liè­re­ment de­puis le re­tour de la belle sai­son. « De­puis bien­tôt deux ans, nous vi­vons avec un pro­blème de puan­teur pro­ve­nant de l’usine d’épu­ra­tion et des champs d’épu­ra­tion, une puan­teur qui en­va­hit une bonne par­tie du centre-ville, af­firme, Yvan Du­plan­tie, un ci­toyen de la rue Agnès. Tous les deux jours, par­ti­cu­liè­re­ment la nuit ou le ma­tin très tôt, il nous vient une odeur acre, très désa­gréable », dit-il. Le Crois­sant du Su­roît, la rue de la Co­opé­ra­tive, et même la rue Prin­ci­pale n’est pas épar­gnée. Des ré­si­dents de la rue St-Fran­çois et Jo­ly confirment éga­le­ment qu’ils ont sen­ti ces odeurs. « Plu­sieurs jeunes fa­milles achètent des mai­sons dans un rayon de 2 km au­tour de ce champ d’épu­ra­tion, et ignorent qu’ils ne pour­ront pas ou­vrirent leur fe­nêtre cet été, dû à cette puan­teur. »

Se­lon Yvan Du­plan­tie, après des di­zaines de plaintes à la ville, rien n’est en­tre­pris… ce que ré­fute la Ville de Ri­gaud.

En pas­sant, l’au­teur de ces lignes a fait le test. L’odeur, on la sent même de l’au­to­route 40 peu avant la sor­tie 12 et elle est dif­fi­cile à sup­por­ter. Étran­ge­ment, à proxi­mi­té des étangs, du champ d’épu­ra­tion, on ne re­marque au­cune odeur.

RÉ­SEAUX SO­CIAUX

Sur la page fa­ce­book de Com­mu­nau­té de Ri­gaud, plu­sieurs ci­toyens ont ré­agi au pro­blème des mau­vaises odeurs. Plu­sieurs y vont de com­men­taires plu­tôt sar­cas­tiques, d’autres plu­tôt amu­sants, iro­niques. Chose cer­taine, tous confirme que des odeurs désa­gréables se dé­gagent.

FAC T E U R S

INCONTRÔLABLES?

La Ville de Ri­gaud est cons­ciente du pro­blème et fait tout son pos­sible pour at­té­nuer la si­tua­tion. Se­lon le di­rec­teur des Tra­vaux pu­blics, Tom­my Thi­bault, ce phé­no­mène est dû à plu­sieurs fac­teurs dont cer­tains sont hors de contrôle. « À Ri­gaud, le trai­te­ment des eaux en est un qui se fait de fa­çon bio­lo­gique, par étangs aé­rés et avec le chan­ge­ment de sai­son, on voit une mo­di­fi­ca­tion de la tem­pé­ra­ture de l’eau, ce­la n’aide pas. C’est le taux d’oxy­gène dans les eaux qui chute et ce­la en­gendre des odeurs. De­puis plus d’une se­maine, on a dou­blé l’aé­ra­tion de sur­face pour que le trai­te­ment se com­porte mieux. Comme ce trai­te­ment est bio­lo­gique, ce­la prend donc plus de temps », ex­plique Tom­my Thi­bault.

Afin de pal­lier le manque d’aé­ra­tion des der­niers jours, les res­pon­sables ont dû dou­bler la quan­ti­té d’équi­pe­ments d’aé­ra­tion de sur­face et comptent bien ob­ser­ver des ré­sul­tats en­cou­ra­geants dans les pro­chains jours.

Comme il a été dit à des ré­si­dents, il y a eu ef­fec­ti­ve­ment des pro­blèmes tech­niques à sur­mon­ter. « Nous avons dû com­po­ser avec un bris d’équi­pe­ments. Et en­core là, avec le chan­ge­ment de tem­pé­ra­ture, ce­la a com­pli­qué les choses. On tra­vaille jour et nuit pour en­di­guer le pro­blème », men­tionne Tom­my Thi­bault.

La so­lu­tion? « Nous avons un pro­jet pour aug­men­ter la ca­pa­ci­té. L’usine d’épu­ra­tion est en fin de vie utile. Elle en est au bout de sa ca­pa­ci­té. Nous sommes pré­sen­te­ment en ap­pel d’offres pour mo­der­ni­ser les ins­tal­la­tions et ain­si, aug­men­ter la ca­pa­ci­té de trai­te­ment. Après avoir passé par toutes les étapes, le tout de­vrait être com­plé­té en 2019 », en­vi­sage le di­rec­teur des Tra­vaux pu­blics.

PHOTOTHÈQUE

Les champs d’épu­ra­tion sont res­pon­sables d’une pé­riode de mau­vaises odeurs à Ri­gaud de­puis l’ar­ri­vée du prin­temps.

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