Agir pour nos en­fants

Premiere edition - - Actualité - STÉ­PHANE FORTIER JOUR­NA­LISTE FA I R E R E S P E C T E R L A V I T E S S E

On le sait, plu­sieurs mu­ni­ci­pa­li­tés de Vau­dreuil-Sou­langes sont tra­ver­sées par des routes dont la res­pon­sa­bi­li­té re­lève du mi­nis­tère des Trans­ports et il est dif­fi­cile, voire im­pos­sible d’y im­po­ser des règles de sé­cu­ri­té adap­tées.

À Saint-Té­les­phore, comme à SaintPo­ly­carpe ou Saint-Clet, on re­trouve des écoles si­tuées sur ces routes nu­mé­ro­tées où la li­mite de vi­tesse et de 50 km/h. L’école Im­ma­cu­lée-Concep­tion ne donne pas di­rec­te­ment sur la route 340, mais les au­to­bus doivent y cir­cu­ler et des en­fants doivent l’em­prun­ter pour s’y rendre. « On fait des de­mandes au mi­nis­tère pour ré­duire la li­mite de vi­tesse dans ce sec­teur, mais il est dif­fi­cile d’avoir un re­tour po­si­tif. On es­saye donc de contrô­ler ce que l’on peut contrô­ler, de men­tion­ner Yvon Bé­riault, maire de Saint-Té­les­phore. Sur le che­min de SaintTé­les­phore, on peut agir. Ain­si, des pan­neaux de li­mi­ta­tion de vi­tesse y se­ront ins­tal­lés. Est-ce qu’ils in­di­que­ront 30 ou 40 km/m, c’est en­core à dé­ter­mi­ner. Des pan­neaux de 30 km/h créent un sen­ti­ment de fausse sé­cu­ri­té aux gens, alors que je crois qu’une li­mi­ta­tion à 40 se­rait plus adé­quate dans ce cas-ci », confie le maire de Saint Té­les­phore.

Ce der­nier parle du che­min de SaintTé­les­phore, mais les nou­velles règles s’ap­pli­que­ront vrai­sem­bla­ble­ment à tout le qua­dri­la­tère re­grou­pant la rue des Ormes, des Peu­pliers, du Cen­te­naire, des Frênes et le parc An­dré-Le­blanc, sans ou­blier l’école, évi­dem­ment. « On y re­trouve beau­coup de fa­milles dans ce sec­teur et donc, beau­coup d’en­fants, rap­pelle Yvon Bé­riault. Ce n’est pas tant la li­mite de vi­tesse de 50 km/h sur le che­min Sainte-Ca­the­rine qui agace le maire de Saint-Té­les­phore que le res­pect des li­mites de vi­tesse. « On sait que les gens roulent tou­jours plus vite que la vi­tesse per­mise, alors il fau­drait la faire res­pec­ter », af­firme le maire qui ai­me­rait, sans le dire ou­ver­te­ment lors de cette en­tre­vue, voir des pa­trouilleurs de la Sû­re­té du Qué­bec plus sou­vent dans les pa­rages.

Yvon Bé­riault sait bien que les gens sont im­pa­tients de voir ces me­sures adop­tées. « Les ci­toyens trouvent que ce­la ne va pas as­sez vite, mais il faut éga­le­ment s’as­su­rer que tout soit conforme avec les règles éta­blies. Et il y a une ho­mo­gé­néi­sa­tion avec les autres mu­ni­ci­pa­li­tés voi­sines dont il faut te­nir compte. J’in­vite les gens à être pa­tient, on tra­vaille fort là-des­sus, mais au cours de l’été, tout de­vrait être mis en place », pro­met-il.

PHO­TO GOOGLE SA­TEL­LITE

Ce sec­teur de Saint-Té­les­phore gagne à être sé­cu­ri­sé.

PHO­TO­THÈQUE

Le maire de Saint-Té­les­phore, Yvon Bé­riault.

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