Rigaud in­ter­dit la te­nue du Mar­ché cham­pêtre

Premiere edition - - Actualité - STÉ­PHANE FORTIER JOUR­NA­LISTE

Ce­la im­plique que les 25 ex­po­sants qui de­vaient y mettre en va­leur et vendre leurs pro­duits au pu­blic se re­trouvent au­jourd’hui le bec à l’eau. Le mar­ché de­vait se te­nir au 430, che­min de la Grande-Ligne.

À l’ori­gine, tout sem­blait conve­nir à la Ville. « Le mar­ché était bien si­tué, l’en­droit conve­nait à la Ville, car, no­tam­ment, c’était as­sez éloi­gné du vil­lage », men­tionne Be­noît Bens­sous­sen, le pro­mo­teur du Mar­ché cham­pêtre de Rigaud. Il sou­tient même que le maire Hans Gruen­wald a ten­té de l’ai­der dans ce dos­sier. Be­noît Bens­sous­sen est ex­trê­me­ment dé­çu, il va sans dire, de la tour­nure des évé­ne­ments. « J’ai in­ves­ti pas moins de 3000 $ pour amé­na­ger le site. Ce­la au­rait pro­duit une belle vi­si­bi­li­té pour nos pro­duc­teurs, pour l’éco­no­mie de Rigaud et de Vau­dreuil-Sou­langes en gé­né­ral », dit-il. D’au­tant que, tou­jours se­lon lui, les pro­duc­teurs ex­po­sants étaient très heu­reux qu’un mar­ché cham­pêtre re­naisse à Rigaud et puisse pro­mou­voir les pro­duits de la ré­gion.

Be­noît Bens­sous­sen est pro­prié­taire de l’en­tre­prise Les Jar­dins de Chan­tal, mais la Com­mis­sion de pro­tec­tion du ter­ri­toire agri­cole du Qué­bec (CPTAQ ) ne le re­con­naît pas comme agri­cul­teurs. « Dans ce dos­sier, la MRC a ren­voyé la balle à Rigaud qui elle, l’a ren­voyé dans le camp de la CPTAQ », dit-il.

Be­noît Bens­sous­sen a pen­sé dé­fier la ville et te­nir tout de même le mar­ché mal­gré cette em­bûche. « On m’a me­na­cé de me don­ner 1000 $ d’amende à chaque fois que je le tien­drais », de ré­vé­ler le pro­mo­teur.

Le Mar­ché cham­pêtre de Rigaud, qui de­vait s’ou­vrir le 8 juin, ne pour­ra fi­na­le­ment pas se te­nir en 2018.

ZONE AGRI­COLE

L’ex­pli­ca­tion de cette in­ter­dic­tion est pour­tant simple aux yeux de la Ville. « À la mi-mai, nous avons ex­pli­qué à M. Bens­sous­sen que l’en­droit où il vou­lait te­nir le Mar­ché cham­pêtre était en zone agri­cole. Or, un tel mar­ché est consi­dé­ré comme un usage com­mer­cial, donc ne peut se ter­nir en cette zone », jus­ti­fie Ma­rie-An­drée Ga­gnon, di­rec­trice des com­mu­ni­ca­tions de la Ville de Rigaud. Cette der­nière rap­pelle ici qu’il s’agit d’une régle- men­ta­tion pro­vin­ciale et que les mu­ni­ci­pa­li­tés sont te­nues de s’y confor­mer. « Si un agri­cul­teur veut y vendre ses propres pro­duits, là c’est lé­gal », de pour­suivre Ma­rie-An­drée Ga­gnon.

La Ville de Rigaud ai­me­rait pour­tant qu’un Mar­ché cham­pêtre re­naisse de ses cendres. « On ne ferme pas la porte, au contraire. Si M. Bens­sous­sen pro­pose un autre site, il n’y a au­cun pro­blème, nous sommes dis­po­sés à l’écou­ter », de conclure la porte-pa­role de la Ville de Rigaud.

PHOTOTHÈQUE

La Ville de Rigaud ver­ra-t-elle re­naître un nou­veau Mar­ché cham­pêtre? Pas sur le site pro­po­sé ac­tuel­le­ment, en tous cas.

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