Une pro­gres­sion aus­si ra­pide que sa balle

Premiere edition - - Sports - STÉ­PHANE FOR­TIER JOUR­NA­LISTE

Une ado­les­cente de Pin­court, Aby­gaëll Le­jeune, cham­pionne de soft-ball, lan­ceur et

1er but, connaît une pro­gres­sion en­core plus vive que sa belle ra­pide, si ce­la est pos­sible.

S’ali­gnant pour les Re­belles U-16 de ca­libre AAA, Aby­gaëll est ins­crite en Sport-Études à l’école se­con­daire du Chêne-Bleu. Âgée de 15 ans, elle en est ren­due au ni­veau du 4e se­con­daire, et a su ad­mi­ra­ble­ment conci­lier son sport et son tra­vail sco­laire, ses ex­cel­lents ré­sul­tats aca­dé­miques en fai­sant foi.

Aby­gaëll a dé­bu­té sa car­rière à 9 ans dans le ca­libre B et jouait pour l’équipe mai­son à Pin­court. Six ans plus tard, elle at­tei­gnait le ni­veau AAA et était à l’es­sai pour Équipe Ca­na­da, for­ma­tion qu’elle rêve d’in­té­grer un jour.

Mais pour­quoi la soft-ball plu­tôt que le soc­cer ou la na­ta­tion ou en­core la rin­guette au cours de la sai­son hi­ver­nale? « Ma soeur jouait à la soft-ball et j’ai tout de suite ai­mé ce jeu et dès ma deuxième an­née, j’ai com­men­cé à lan­cer », re­late Aby­gaëll.

Deux ans après son ac­ces­sion dans le U-12, elle se re­trouve dé­jà dans le AA en s’ali­gnant avec les Lions du Lac St-Louis. Dès l’an­née sui­vante, elle fait le saut dans le AAA. Son pre­mier cham­pion­nat ca­na­dien, elle le dis­pute à 13 ans dans le U-14. « Nous avions per­du, mais il faut dire que nous jouions contre des filles de 16 ans », rap­pelle-t-elle.

De­puis ce temps, elle a dis­pu­té plu­sieurs tour­nois au Qué­bec, en On­ta­rio et aux États-Unis. Elle a éga­le­ment pris part à un cham­pion­nat ca­na­dien à Van­cou­ver.

Aby­gaëll n’est pas du genre à se van­ter, est dis­crète et fort mo­deste. Elle laisse son en­tou­rage par­ler pour elle, comme sa mère par exemple. « Elle est cer­tai­ne­ment l’une des meilleures joueuses si­non la meilleure joueuse de son équipe. Elle est ré­gu­liè­re­ment nom­mée joueuse du match ou d’un tour­noi », nous dit-elle avec fier­té.

Cette an­née, Aby­gaëll et les Re­belles ont rem­por­té une com­pé­ti­tion in­ter­na­tio­nale en dé­fai­sant les Ath­le­tics de Ta­vis­toc (On­ta­rio) par la marque de 9-0. Aby­gaëll n’a don­né au­cune chance aux joueuses on­ta­riennes étant au monticule tout le long des sept manches ré­gle­men­taires.

F O R C E S E T FA I B L E S S E S

Si Aby­gaëll n’aime guère se van­ter, elle connaît bien ses qua­li­tés et ses dé­fauts. « Les balles à ef­fet comptent par­mi mes forces, mais j’ai­me­rais amé­lio­rer ma balle ra­pide. J’aime l’es­prit d’équipe et le thrill de la par­tie. Au monticule, je ne suis pas stres­sée, je suis très en contrôle », dit-elle.

Pour la suite des choses, en at­ten­dant d’in­té­grer dé­fi­ni­ti­ve­ment Équipe Ca­na­da, elle par­ti­ci­pe­ra aux cham­pion­nats ca­na­diens à Win­ni­peg en août et à trois tour­nois aux États-Unis soit à Buf­fa­lo, Hart­ford et Wo­burn dans le Maine.

Men­tion­nons en ter­mi­nant qu’elle s’est ré­cem­ment vu re­mettre une bourse de 1500 $ par la Fon­da­tion Pa­lestre Na­tio­nale.

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