Un cas de trans­fert… sans pré­ci­pi­ta­tion

Prestige - - Affaires Dossier -

Co­pro­prié­taire — avec son père — du Ca­fé Sirocco et du res­tau­rant Le Louis-Hé­bert, Ian­ny Xe­no­pou­los a tou­jours su s’adap­ter. Après avoir com­bi­né la pra­tique du droit et la res­tau­ra­tion, il lui a un jour fal­lu faire un choix. En­tre­pre­neur dans l’âme, il vit main­te­nant au rythme d’un trans­fert qui s’ef­fec­tue sans pré­ci­pi­ta­tion. « Au­cune échéance n’a été fixée pour com­plé­ter le pro­ces­sus, confirme l’homme d’af­faires. On y va à la vi­tesse de mon père, An­toine, qui a la res­tau­ra­tion en lui. Il y a 35 ans, il fon­dait Le Louis-Hé­bert sur Grande Al­lée, puis, avec moi en 2003, le Ca­fé Sirocco sur Re­né-Lé­vesque. En­core pré­sent, il ré­duit tou­te­fois peu à peu ses heures et prend do­ré­na­vant des va­cances l’hi­ver. » S’il a tou­jours gé­ré seul le Ca­fé Sirocco, Ian­ny Xe­no­pou­los oc­cupe de plus en plus de place dans l’ad­mi­nis­tra­tion du Louis-Hé­bert. Il faut dire qu’au­tour de la table, à la mai­son, l’ex­ploi­ta­tion du res­tau­rant re­pré­sente un su­jet de dis­cus­sion de­puis son tout jeune âge. Très tôt, il s’ini­tie aux ac­ti­vi­tés de l’éta­blis­se­ment, ac­ti­vi­tés qu’il pour­suit pen­dant ses études uni­ver­si­taires. Di­plô­mé en droit d’abord, Ian­ny com­plète des études de 2e cycle en ges­tion. De­ve­nu avo­cat, il pra­tique dans un ca­bi­net pri­vé pen­dant six ans tout en gar­dant un pied dans la res­tau­ra­tion. « Je com­bi­nais les deux, mais à un mo­ment don­né, mon père était ren­du à l’étape où il se de­man­dait ce qu’il al­lait faire. C’est là que j’ai dé­ci­dé de me concen­trer sur la res­tau­ra­tion. » Par­ta­geant es­sen­tiel­le­ment la même phi­lo­so­phie en af­faires, père et fils se re­joignent gé­né­ra­le­ment dans la prise des dé­ci­sions im­por­tantes qui concernent leurs en­tre­prises. « Nos ap­proches se res­semblent, même s’il est né­ces­saire de s’adap­ter au contexte d’au­jourd’hui. En 35 ans, la réa­li­té de la res­tau­ra­tion a beau­coup chan­gé », confie Ian­ny Xe­no­pou­los. Ad­met­tant que des di­ver­gences d’opi­nion sur­viennent par­fois, le fils ap­pré­cie pou­voir bé­né­fi­cier de l’ex­pé­rience du père. « À la base, je di­rais que pour réus­sir un trans­fert fa­mi­lial, il faut en­tre­te­nir de bonnes re­la­tions, y al­ler au rythme de cha­cun, ne pas for­cer ce­lui qui est ap­pe­lé à quit­ter vers la sor­tie et faire preuve d’un res­pect mu­tuel », ter­mine le res­tau­ra­teur.

Ian­ny et An­toine Xé­no­po­lous, res­tau­ra­teurs de père en fils.

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