À BOUT DE RES­SOURCES

Progrès Saint-Leonard - - LA UNE - AU­DREY GAU­THIER au­drey.gau­thier@tc.tc

Le ma­ga­sin de la So­cié­té Saint-Vincent-de-Paul de Saint-Léo­nard a un urgent be­soin de nou­veaux clients. Avec l’ar­ri­vée mas­sive de de­man­deurs d’asile en 2017, l’or­ga­nisme peine à ré­pondre à la de­mande d’aide des per­sonnes dé­mu­nies.

COM­MU­NAU­TAIRE. La Bou­tique d’Amé­lie, le ma­ga­sin de la So­cié­té Saint-Vincent-de-Paul (SSVP) de Saint-Léo­nard, a un urgent be­soin de nou­veaux clients. Avec l’ar­ri­vée mas­sive de de­man­deurs d’asile en 2017, l’or­ga­nisme peine à ré­pondre à la de­mande d’aide des per­sonnes dé­mu­nies.

En ef­fet, l’or­ga­nis me a presque vi­dé son compte en banque afin de ve­nir en aide aux fa­milles et ci­toyens en­voyés par son par­te­naire, la Mis­sion OId Bre­we­ry, ain­si que d’autres or­ga­nismes lo­caux.

« Beau­coup de ré­fu­giés ont été di­ri­gés chez nous afin que nous les ai­dions à meu­bler leur lo­ge­ment. Nous ne four­nis­sons que la table de cui­sine avec les chaises et un lit, car nous ne pou­vons pas don­ner plus. Si­non, nous fe­rions faillite », in­dique El­len Schry­burt, res­pon­sable de la SSVP de Saint-Léo­nard ain­si que de la Bou­tique d’Amé­lie.

La Bou­tique d’Amé­lie n’est « ni un comp­toir ou un ves­tiaire de la SSVP ». C’est un ma­ga­sin où l’on re­trouve des vê­te­ments, des jeux, de la vais­selle, de la li­te­rie, etc. à un prix mo­dique. L’ar­gent amas­sé par la vente d’ar­ticles per­met d’ai­der des ci­toyens dans le be­soin ain­si que d’ache­ter des den­rées pour la banque ali­men­taire de la So­cié­té Saint-Vincent-de-Paul de Saint-Léo­nard.

« Nous ne sommes pas un ma­ga­sin pour les pauvres, mais au pro­fit des pauvres. Tout le monde peut ve­nir ache­ter des pro­duits. Nous avons de beaux ar­ticles neufs ou presque neufs. Il n’y a rien de ma­ga­né ou de dé­cou­su. Il n’y a pas de cri­tères pour ve­nir dans notre ma­ga­sin. Il faut seule­ment avoir de l’ar­gent », sou­ligne Mme Schry­burt.

AT­TI­RER DES CLIENTS

Alors que le compte en banque di­mi­nue dan­ge­reu­se­ment, l’or­ga­nisme avait be­soin d’aug­men­ter ses re­ve­nus afin de conti­nuer à ré­pondre à la de­mande.

« Nous fai­sons en­vi­ron 5000 $ par mois de re­ve­nus, mais en sous­trayant le loyer, le chauf­fage ain­si que le mon­tant ré­ser­vé à la banque ali­men­taire, il ne reste plus grand-chose pour of­frir des dé­pan­nages aux ci­toyens », fait sa­voir Mme Schry­burt.

Afin d’at­ti­rer de nou­veaux clients dans son éta­blis­se­ment, l’or­ga­ni­sa­tion a dé­ci­dé d’ou­vrir les pre­miers sa­me­dis du mois, et ce dès le 3 fé­vrier.

« Les gens tra­vaillent ou vont à l’école et ne peuvent pas tous ve­nir sur nos heures ré­gu­lières. Ou en­core, ils n’ont pas en­vie de sor­tir de la mai­son après le tra­vail, sur­tout en hi­ver », fait va­loir la res­pon­sable de la SSVP de Saint-Léo­nard, qui es­père dou­bler son chiffre d’af­faires en ou­vrant da­van­tage les fins de se­maine.

Pour le mo­ment, l’or­ga­nisme n’ou­vri­ra que le pre­mier sa­me­di du mois, mais se­lon l’af­fluence, la Bou­tique d’Amé­lie pour­rait ou­vrir da­van­tage la fin de se­maine.

Nous ou­vrons les sa­me­dis, car nous avons be­soin d’ar­gent. Nous n’en avons pas as­sez pour ré­pondre à toutes les de­mandes d’aide que nous re­ce­vons »

El­len Schry­burt

(Pho­to TC Me­dia — Au­drey Gau­thier)

Ja­nette, El­len et Lise font par­tie de la dou­zaine de bé­né­voles qui oeuvrent à la Bou­tique d’Amé­lie.

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