Peu de Mont­réa­lais pris en dé­faut pour avoir je­té aux or­dures des dé­chets de table

Bien que l’adop­tion du bac brun se fait len­te­ment

Progrès Saint-Leonard - - ACTUALITÉS - DO­MI­NIQUE CAMBRON-GOU­LET

Bien qu’une bonne pro­por­tion des 350 000 mé­nages qui pos­sèdent un bac brun ne par­ti­cipe pas en­tiè­re­ment à la col­lecte des dé­chets de table, seule­ment une cen­taine de per­sonnes ont dé­jà re­çu un constat d’in­frac­tion pour avoir en­voyé des dé­chets com­pos­tables à l’en­fouis­se­ment, a ap­pris Mé­tro Mé­dia.

En août 2016, la Ville de Mon­tréal a adop­té un rè­gle­ment pour in­ter­dire de je­ter ses dé­chets de table dans les sacs pou­belles de la col­lecte ré­gu­lière. Or, de­puis que ce rè­gle­ment est en vi­gueur, seules 103 per­sonnes ont re­çu un constat d’in­frac­tion, dont 97 dans l’ar­ron­dis­se­ment du Sud-Ouest, ré­vèlent les don­nées en­voyées par les 19 ar­ron­dis­se­ments mont­réa­lais.

Outre le Sud-Ouest, Ou­tre­mont a don­né cinq constats d’in­frac­tion et Saint-Laurent, un seul. Les 16 autres ar­ron­dis­se­ments n’ont quant à eux ja­mais émis de constat. Par­mi ceux-ci, il y a Mer­cier–Ho­che­la­ga-Mai­son­neuve, Ri­viè­redes-Prai­ries–Pointe-aux-Trembles, Ro­se­mont– La Pe­tite-Pa­trie et Ville­ray–Saint-Mi­chel–ParcEx­ten­sion, les quatre qui ont le plus d’uni­tés d’ha­bi­ta­tion ayant re­çu un bac brun.

Tous les ar­ron­dis­se­ments qui n’ont émis au­cun constat disent sur­tout mi­ser sur de la sen­si­bi­li­sa­tion au­près des ci­toyens.

Dans le Pla­teau Mont-Royal, on in­dique aus­si sé­vir prin­ci­pa­le­ment «dans le cas des ma­tières ré­si­duelles dé­po­sées au mau­vais mo­ment ou au mau­vais en­droit (dé­pôts sau­vage), et ce, pour des rai­sons de pro­pre­té et de sa­lu­bri­té».

Dans Ville-Ma­rie aus­si, des constats ont été émis pour d’autres ar­ticles du rè­gle­ment comme «pour le re­cy­clage dé­po­sé au­tre­ment que se­lon l’ho­raire dé­ter­mi­né et les conte­nants ou ma­tières ré­si­duelles mal or­don­nées».

Le chef de di­vi­sion aux tra­vaux pu­blics de l’ar­ron­dis­se­ment du Sud-Ouest, Pao­lo Fer­rei­ra, uti­lise jus­te­ment les plaintes for­mu­lées par des ci­toyens pour des or­dures dé­po­sées un mau­vais jour pour iden­ti­fier les per­sonnes qui ne par­ti­cipent pas à la col­lecte des ré­si­dus de table.

«Quand on trouve un citoyen qui ne sort pas son sac la bonne jour­née, on trouve sou­vent qu’il ne res­pecte pas le rè­gle­ment qui dit qu’il doit faire une col­lecte des ré­si­dus ali­men­taires», in­dique M. Fer­rei­ra.

Il pré­cise ne pas vou­loir «po­gner tous les ci­toyens dans l’ar­ron­dis­se­ment». «Quand on a des plaintes, on in­ter­vient. On est conscients que ce n’est pas tout le monde qui par­ti­cipe à la col­lecte des ré­si­dus ali­men­taires», dit-il.

Faire res­pec­ter cet ar­ticle pré­cis du rè­gle­ment sur les ser­vices de col­lecte re­pré­sente un «tra­vail ar­du» pour les em­ployés mu­ni­ci­paux. «Il faut ou­vrir les sacs, prendre des pho­tos de­vant l’adresse et ache­mi­ner un dos­sier com­plet à la cour mu­ni­ci­pale. C’est là qu’on dé­cide d’en­voyer ou non la contra­ven­tion au citoyen», ex­plique M. Fer­rei­ra.

Le res­pon­sable de l’en­vi­ron­ne­ment et des ser­vices aux ci­toyens au co­mi­té exé­cu­tif, JeanF­ran­çois Pa­ren­teau n’a pas don­né suite aux de­mandes ré­pé­tées d’en­tre­vue.

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