An­ge­la Bu­ca­ro, une ar­tiste am­bi­tieuse

Progrès Saint-Leonard - - ACTUALITÉS - QUEN­TIN PARISIS

Art An­ge­la Bu­ca­ro a dé­ci­dé sur le tard de se consa­crer à la pein­ture, mais de­puis plus d’un an, elle mul­ti­plie les ex­po­si­tions et les pro­jets.

An­ge­la Bu­ca­ro a connu plu­sieurs vies avant de se concen­trer ex­clu­si­ve­ment sur la pein­ture. D’abord créa­trice de mode, elle a en­suite sui­vi son ma­ri en Afrique entre 2001 et 2010 avec ses en­fants. C’est à son re­tour au Qué­bec qu’elle a fi­na­le­ment dé­ci­dé de vouer sa vie à sa grande pas­sion.

Sou­te­nue par la com­mu­nau­té italienne de Mon­tréal, elle a eu ces der­niers mois l’op­por­tu­ni­té d’ex­po­ser, entre autres, au Cen­tro Leo­nar­do Da Vin­ci à Saint-Léo­nard et à la Ca­sa d’Ita­lia.

« Mes ex­po­si­tions marchent très bien, je suis ra­vie des ré­ac­tions, c’est fa­bu­leux », s’exalte-t-elle.

Sa sa­tis­fac­tion est d’au­tant plus grande qu’elle se mon­trait as­sez fé­brile à l’idée de pré­sen­ter ses oeuvres et d’af­fron­ter le ju­ge­ment des spec­ta­teurs. Mal­gré trois dé­cen­nies de pra­tique et les huit der­nières an­nées consa­crées qua­si ex­clu­si­ve­ment à son tra­vail ar­tis­tique, ce n’est qu`à par­tir de fé­vrier 2017 qu’An­ge­la Bu­ca­ro a com­men­cé à réa­li­ser des ex­po­si­tions.

Je pense que je n’étais pas prête avant, ad­met-elle. C’est très dif­fi­cile d’ex­po­ser. Quand tu peins, ton oeuvre « sort de toi ». La pre­mière fois que j’ai ex­po­sé, trois se­maines avant, je n’ar­ri­vais plus à res­pi­rer. »

Pas ques­tion ce­pen­dant de faire ma­chine ar­rière, tant pour l’exemple qu’elle sou­hai­tait don­ner à ses deux en­fants, que pour être fi­dèle à son éducation, sa na­ture et ses ra­cines.

Née à Mon­tréal il y a 58 ans de pa­rents si­ci­liens, An­ge­la Bu­ca­ro es­time avoir hé­ri­té de la grande dé­ter­mi­na­tion qui ca­rac­té­rise la pre­mière gé­né­ra­tion d’im­mi­grants. « Quand ils sont ar­ri­vés, ils n’avaient rien, ils ne par­laient même pas la langue. Ils ont tra­vaillé fort, alors au­jourd’hui, je ne prends ja­mais « non » comme une ré­ponse. Quand on me dit que je ne peux pas, je veux sa­voir pour­quoi, sa­voir quoi faire pour y par­ve­nir. C’est ce que j’ai ap­pris d’eux », ré­vèle-t-elle.

Dé­sor­mais lan­cée to­ta­le­ment dans cette aven­ture ar­tis­tique, An­ge­la Bu­ca­ro ne manque pas de pro­jets. Après un pas­sage au mois de mai à la Ca­sa D’Ita­lia, elle y se­ra de re­tour au mois de juin du­rant deux jours, avant d’ex­po­ser à l’As­so­cia­tion des ar­tistes peintres af­fi­liés de la Rive-Sud de la mi-juillet à la mi-août. Une trans­po­si­tion de ses oeuvres sur des vê­te­ments est aus­si à l’étude. Une fa­çon de mê­ler deux de ses vies -la pre­mière dans la mode, la se­cond e dans la pein­ture – et de pour­suivre son tra­vail pic­tu­ral, qu’elle sou­haite ex­por­ter à l’international.

Quen­tin Parisis-TC Mé­dia

An­ge­la Bu­ca­ro se­ra de re­tour les 21 et 22 juin à la Ca­sa d’Ita­lia

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.