Tech­ni­que­ment, est-ce pos­sible ?

Québec Science - - AÉRONAUTIQUE -

Il faut sa­voir que, ac­tuel­le­ment, pour les vols de plus de deux heures et de­mie, au moins 95 % du tra­jet est dé­jà au­to­ma­ti­sé. Une étude ré­cente me­née au­près de pi­lotes d’Air­bus et de Boeing a dé­mon­tré que ceux-ci ne passent en fait que quelques mi­nutes (de trois à sept) à pi­lo­ter ma­nuel­le­ment l’avion au cours d’un vol com­mer­cial clas­sique.

Le reste du temps, c’est l’au­to­pi­lote qui est aux com­mandes. Cet or­di­na­teur suit à la lettre le plan de vol (l’al­ti­tude, la vi­tesse, le cap à suivre) pro­gram­mé par le pi­lote avant le tra­jet. Une sé­rie de cap­teurs sur l’ap­pa­reil en­re­gistrent en per­ma­nence la vi­tesse, l’al­ti­tude, l’in­cli­nai­son et ajuste les com­mandes en consé­quence pour main­te­nir les consignes de vol.

Si cer­tains au­to­pi­lotes peuvent être en­clen­chés jus­qu’à l’at­ter­ris­sage, le dé­col­lage reste en­core à la charge des pi­lotes, car il né­ces­site une grande ré­ac­ti­vi­té en cas de pro­blème.

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