L’AL­COO­LISME NUAN­CÉ

Québec Science - - MOTS CROISÉS -

Votre dos­sier « 50 ques­tions de san­té qui pré­oc­cupent les Qué­bé­cois » (juin 2018) a pi­qué ma cu­rio­si­té. Tou­te­fois, je me per­mets d’émettre les com­men­taires sui­vants au su­jet de la ques­tion «Com­ment ar­rê­ter de boire?»

Dans votre ré­ponse, vous oc­cul­tez les di­men­sions so­ciales, psy­cho­lo­giques et spi­ri­tuelles du trai­te­ment du trouble d’uti­li­sa­tion de sub­stances, et donc de la com­pré­hen­sion de ce trouble. La lit­té­ra­ture scien­ti­fique s’ac­corde pour dé­fi­nir l’étio­lo­gie de ce trouble comme mul­ti­fac­to­rielle […]

Vous faites éga­le­ment ré­fé­rence à une dif­fi­cul­té d’ac­ces­si­bi­li­té aux ser­vices spé­cia­li­sés en dé­pen­dance. Tou­te­fois, le pour­cen­tage que vous uti­li­sez ren­voie à une prise en charge mé­di­cale. Cette sta­tis­tique peut lais­ser sous-en­tendre que ces ser­vices sont in­ac­ces­sibles pour les per­sonnes ayant des pro­blèmes de consom­ma­tion. Or, au Qué­bec, chaque ré­gion a un centre de ré­adap­ta­tion en dé­pen­dance qui com­prend une équipe mul­ti­dis­ci­pli­naire où l’équipe mé­di­cale est mi­no­ri­taire. Je crois que cette sec­tion de votre ar­ticle contri­bue à la mé­di­ca­li­sa­tion des pro­blèmes so­ciaux, ce qui m’in­ter­pelle gran­de­ment.

− Ju­lien Blan­chette, tra­vailleur so­cial et étu­diant à la maî­trise en in­ter­ven­tion en toxi­co­ma­nie

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