DE­MI MOORE RE­VIENT DE LOIN

L’ac­trice re­vient peu à peu sur nos écrans, et c’est un sou­la­ge­ment de consta­ter qu’elle a pris du mieux parce qu’on se fai­sait du sou­ci pour elle de­puis un sa­cré mo­ment!

Riches et Célèbres - - Sommaire -

Nom­mée femme de l’an­née aux Peg­gy Al­brecht Friend­ly House Awards, De­mi Moore en a pro­fi­té pour par­ler de son ex­pé­rience avec l’or­ga­ni­sa­tion d’en­ca­dre­ment et de sou­tien pour les femmes souf­frant de pro­blèmes de consom­ma­tion ou étant vic­times de vio­lence, les ai­dant à re­trou­ver une struc­ture saine et sé­cu­ri­taire dans leur vie. «J’ai l’im­pres­sion qu’il y a des mo­ments char­nières dans nos vies qui fa­çonnent qui nous sommes et la di­rec­tion que nous al­lons prendre. Tôt dans ma car­rière, j’ai été prise dans une spi­rale d’au­to­des­truc­tion. Peu im­porte les suc­cès que j’ob­te­nais, je ne me sen­tais ja­mais à la hau­teur. Je n’avais ab­so­lu­ment au­cune es­time de moi. Et cette ten­dance à l’au­to­des­truc­tion m’a vite me­née à un point cri­tique. Et ce n’était pas clair à l’époque, la rai­son (peu­têtre était-ce une in­ter­ven­tion di­vine?), mais deux per­sonnes que je connais­sais à peine se sont le­vées, m’ont sou­te­nue et m’ont of­fert leur aide. En réa­li­té, c’était da­van­tage un ul­ti­ma­tum… À moins d’être morte, j’avais in­té­rêt à me pré­sen­ter. Elles m’ont don­né la chance de don­ner une di­rec­tion nou­velle à ma vie avant que je ne dé­truise tout. De toute évi­dence, elles ont vu da­van­tage en moi que moi-même, et je suis ex­ces­si­ve­ment re­con­nais­sante parce que sans leur sou­tien et leur confiance en moi, je ne se­rais pas ici au­jourd’hui» , a-t-elle ra­con­té.

UN LONG HIS­TO­RIQUE DE DÉ­PEN­DANCES…

Ce poi­gnant dis­cours nous fait im­mé­dia­te­ment pen­ser à la pé­riode qui a sui­vi son di­vorce avec Ash­ton Kut­cher, alors qu’elle fai­sait piètre fi­gure en se mon­trant beau­coup trop exu­bé­rante dans les soi­rées mon­daines. Une pé­riode qui s’était d’ailleurs sol­dée par son hos­pi­ta­li­sa­tion en 2012… On se rap­pelle que l’ac­trice était tom­bée sans connais­sance dans sa ré­si­dence en rai­son de la mal­nu­tri­tion, ain­si que de ses abus de drogues et d’al­cool. Or, c’est bien avant ce triste épi­sode que le cau­che­mar avait com­men­cé pour la star.

Dans les an­nées 1980, peu de temps après son ar­ri­vée dans le show­biz, De­mi en­trait pour une pre­mière fois en cure de dés­in­toxi­ca­tion. Sa mère, Vir­gi­nia Guynes, qui voyait sa fille de 22 ans trans­for­mée par les nou­velles fré­quen­ta­tions qu’elle s’était faites sur le pla­teau du film St. El­mo’s

Fire (1985), avait dé­crit ain­si la des­cente aux en­fers de sa fille: «De­mi ve­nait de com­men­cer à tra­vailler sur le pla­teau

et, un jour, elle a dis­pa­ru. Le troi­sième jour, j’ai re­çu un mes­sage m’an­non­çant qu’elle avait été trans­por­tée à

South Bay Hos­pi­tal de Re­don­do Beach.» La jeune femme ve­nait en ef­fet de faire une over­dose de co­caïne, et les mé­de­cins ont confié à Vir­gi­nia qu’elle au­rait très bien pu y pas­ser. Les pro­duc­teurs de St. El­mo’s Fire lui ont don­né l’ul­ti­ma­tum dont elle a par­lé ré­cem­ment: ou bien elle se re­met­tait sur le droit che­min ou bien elle était vi­rée.

Le temps nous ap­pren­dra que Moore a alors choi­si la pre­mière op­tion, mais il ne faut pas croire que la star a été un ange dans les an­nées qui ont sui­vi. Bruce Willis en sait quelque chose, lui qui a ré­vé­lé que son ma­riage de 13 an­nées avec De­mi a drô­le­ment souf­fert de leur consom­ma­tion ex­ces­sive de drogues et d’al­cool. En­fin, sa ré­ha­bi­li­ta­tion lui au­ra au moins ap­pris à mieux se contrô­ler, et l’âge d’or de l’ac­trice ico­nique des an­nées 1990 s’est dé­rou­lé sans ac­croc ma­jeur.

JA­MAIS À LA HAU­TEUR

Un di­vorce mé­dia­ti­sé en 2000 n’a pas eu rai­son de son pa­nache: De­mi était tou­jours au top de sa po­pu­la­ri­té, et Bruce et elle ont conve­na­ble­ment gé­ré leurs dif­fé­rends pour le bien de leurs trois filles. Mais voi­là que la qua­ran­taine ap­pro­chait pour la belle brune et, avec elle, moins de rôles de femme sexy et pé­tu­lante. Peu sûre d’elle et avide d’at­ten­tion, De­mi avait be­soin de s’as­su­rer que son pou­voir de sé­duc­tion était in­tact: quelle jouis­sance ce fut pour elle de réus­sir à mettre le grap­pin sur un des jeu­nots les plus convoi­tés d’Hol­ly­wood, Ash­ton Kut­cher! Elle a alors vé­cu une pé­riode d’ef­fer­ves­cence et d’extase qui a bien vite lais­sé place aux doutes. Et s’il lui pré­fé­rait une femme plus jeune? Qu’est-ce que les gens di­saient sur leur couple? De­mi était-elle trop vieille pour lui? Le dé­fi­lé des in­jec­tions et lif­tings qui a sui­vi n’a pas été le choix le plus glo­rieux de Moore, qui porte en­core mal­heu­reu­se­ment les tra­ces de ce manque de confiance au­jourd’hui.

Tou­jours est-il que la ja­lou­sie dou­blée des ho­raires de fou et des ten­ta­tions mul­tiples qui se pré­sentent dans le show­biz ont fi­ni par lui don­ner rai­son: Ash­ton l’a trom­pée avec une femme beau­coup plus jeune… On connaît la suite: De­mi s’est mise à fes­toyer plus que de rai­son, à abu­ser des gaz hi­la­rants, des an­ti­dé­pres­seurs et de l’al­cool, le tout en né­gli­geant son ali­men­ta­tion (elle ne pe­sait que 100 livres à l’époque!). Puis, ce qui de­vait ar­ri­ver ar­ri­va: en fé­vrier 2012, son corps a fi­ni par flan­cher, et l’ac­trice se re­trou­vait à son ré­veil dans un hô­pi­tal du­quel elle est al­lée di­rec­te­ment en cure de dés­in­toxi­ca­tion.

LE MO­MENT DÉ­CI­SIF

On ai­me­rait bien vous an­non­cer que c’était là la der­nière fois qu’elle a consom­mé, mais ce se­rait men­tir. Si la drogue ne fai­sait plus par­tie de son quo­ti­dien, on ne peut en dire au­tant de l’al­cool, parce que plus d’un an plus tard, il était en­core fré­quent de voir l’ac­trice vi­si­ble­ment émé­chée dans des soi­rées. Il sem­ble­rait qu’outre l’aide ex­terne qu’elle a re­çue, ce sont les pro­blèmes de consom­ma­tion de sa ca­dette,

Tal­lu­lah Belle Willis, qui ont fi­ni par la convaincre de ces­ser de faire le par­ty. En 2014, Tal­lu­lah (24 ans) était ad­mise à son tour en cure de dés­in­toxi­ca­tion pour ses dé­pen­dances à la drogue et à l’al­cool, ain­si que pour des troubles de dys­mor­phie cor­po­relle.

Cet évé­ne­ment a été une bonne claque dans la fi­gure de la mère alar­mée, qui voyait sa fille tom­ber dans le même écueil qu’elle, mais en­core plus jeune! De­puis, si ce n’est de quelques mal­adresses ves­ti­men­taires, De­mi Moore ne nous a plus don­né l’oc­ca­sion de dou­ter d’elle. Et au plus grand bon­heur de ses ad­mi­ra­teurs, la star a même don­né un nou­veau souffle à sa car­rière d’ac­trice, qu’elle sem­blait vou­loir aban­don­ner.

Il n’y a pas que sur le pla­teau que De­mi et ses cos­tars fai­saient la fête.

Ré­sul­tat: lors­qu’elle ne porte pas de ma­quillage, elle fait 10 ans de plus que l’âge qu’elle a réel­le­ment.

Bruce et elle étaient beau­coup plus fê­tards qu’ils ne le lais­saient pa­raître…

Im­plants, lif­tings, in­jec­tions, De­mi a tout es­sayé pour trom­per les signes du vieillis­se­ment.

Après sa rup­ture avec Ash­ton… De­mi abu­sait de tout, sauf de la nour­ri­ture.

Au­jourd’hui, De­mi passe un maxi­mum de temps avec ses filles, s’en­toure de gens qui l’aiment et ne semble plus cher­cher de va­li­da­tion dans le re­gard des autres.

Sa der­nière hos­pi­ta­li­sa­tion ne lui a pas fait suf­fi­sam­ment peur, il faut croire, car la fête a conti­nué pour la star…

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