Da­ko­ta John­son passe aux choses sé­rieuses

Ayant vu sa cote de po­pu­la­ri­té lit­té­ra­le­ment ex­plo­ser grâce à son per­son­nage d’Anas­ta­sia Steele dans la tri­lo­gie Cin­quante nuances de Grey, l’ac­trice compte bien se ser­vir de sa no­to­rié­té pour ac­cé­der à des pro­jets ins­pi­rants.

Riches et Célèbres - - Sommaire -

Man­ne­quin et ac­trice, la fille des cé­lèbres Don John­son et Me­la­nie Grif­fith était pré­des­ti­née à oeu­vrer dans l’in­dus­trie hol­ly­woo­dienne. À 29 ans, Da­ko­ta John­son pro­fite du trem­plin qu’a été pour elle Cin­quante nuances de Grey pour pé­né­trer dans les eaux tu­mul­tueuses de son der­nier film, Sus­pi­ria, un re­make du clas­sique de l’hor­reur des an­nées 1970.

EN TER­RAIN CONNU

Quand Lu­ca Gua­da­gni­no – qui l’a di­ri­gée dans Au bord de la pis­cine et avec qui elle est en pour­par­lers à sa­voir si elle se­ra de la dis­tri­bu­tion de la suite du film Ap­pelle-moi par ton nom – lui a of­fert le rôle prin­ci­pal de son plus ré­cent pro­jet ( Sus­pi­ria), Da­ko­ta n’a pas hé­si­té une se­conde et a ac­cep­té. «J’étais évi­dem­ment vrai­ment in­ves­tie. Tu veux juste vivre n’im­porte quelle aven­ture avec lui» , a-t-elle in­di­qué du­rant un en­tre­tien pour le ma­ga­zine W.

UN FILM QUI DÉ­RANGE

Dans Sus­pi­ria, John­son in­carne Su­sie Ban­nion, une étu­diante en bal­let en­rô­lée dans une com­pa­gnie de danse de Ber­lin re­con­nue mon­dia­le­ment qui contrôle le corps d’une autre femme par la danse. Une chose est sûre: le film ne

laisse per­sonne in­dif­fé­rent. «C’est un film fou, to­ta­le­ment trou­blant, et c’est in­croyable à quel point il te fait sen­tir in­con­for­table, a ex­pli­qué la star. Je suis vrai­ment fas­ci­née par les his­toires hal­lu­ci­nantes, et Lu­ca, spé­cia­le­ment, crée une es­thé­tique tel­le­ment com­plexe où le plus pe­tit dé­tail va faire en sorte que tu éprouves la plus grande sen­sa­tion» , a-t-elle pour­sui­vi.

UN TOUR­NAGE ÉPROU­VANT

Comme son per­son­nage, Da­ko­ta a dé­jà sui­vi des le­çons de bal­let. «J’ai ar­rê­té quand j’avais 14 ans» , a-t-elle pré­ci­sé. Son ex­pé­rience lui a gran­de­ment ser­vi pour in­ter­pré­ter Su­sie Ban­nion, mais ça ne l’a pas em­pê­chée de mettre le pa­quet en ce qui a trait à sa pré­pa­ra­tion phy­sique. «Un an avant le tour­nage, j’ai com­men­cé tran­quille­ment à

tra­vailler sur mon corps avec des en­traî­neurs, pour es­sayer de l’ame­ner à un point où j’avais l’air de dan­ser de­puis long­temps. Puis, quatre ou cinq mois avant de tour­ner, j’ai com­men­cé à tra­vailler avec un cho­ré­graphe. Deux ou trois mois avant, je suis al­lée en Ita­lie pour tra­vailler avec un cho­ré­graphe dif­fé­rent et m’en­traî­ner avec les dan­seuses» , a-t-elle ra­con­té.

LES RISQUES DU MÉ­TIER

Le lieu du tour­nage – un hô­tel aban­don­né si­tué dans les Alpes ita­liennes – n’a cer­tai­ne­ment pas contri­bué à al­lé­ger l’am­biance qui ré­gnait sur le pla­teau de Sus­pi­ria. «J’avais des cau­che­mars, des cau­che­mars fous» , a confié l’ac­trice.

«Ce n’était pas un tour­nage fa­cile. C’était froid et sombre, et les gens se bles­saient, a-t-elle dit. Je me suis bles­sée. Je me suis fait mal au dos, puis mes spasmes mus­cu­laires se sont ren­dus à un point tel où je ne pou­vais plus bou­ger. C’était un pla­teau dan­ge­reux» , a ajou­té la jeune femme.

SOR­TIR DE SA ZONE DE CONFORT

Outre sa car­rière d’ac­trice, Da­ko­ta John­son mise dé­sor­mais sur le dé­ve­lop­pe­ment de sa propre com­pa­gnie de pro­duc

tion. «Main­te­nant que j’ai fi­na­le­ment le temps de faire des choses, je mets de l’éner­gie et du temps dans la réa­li­sa­tion de cer­tains pro­jets, a-t-elle af­fir­mé. J’aime les pro­jets qui sortent un peu des sen­tiers bat­tus» , a-t-elle spé­ci­fié. On a bien hâte de voir ça!

Lu­ca Gua­da­gni­no a trou­vé en elle une nou­velle muse, et ce n’est pas sans lui dé­plaire.

Si Da­ko­ta est re­con­nais­sante de l’ex­pé­rience et de la vi­si­bi­li­té que lui a don­nées le rôle d’Anas­ta­sia Steele, elle est sou­la­gée d’avoir plus de temps pour elle… et son homme, Ch­ris Mar­tin, de­puis que l’aven­ture a pris fin!

Au bord de la pis­cine.En en­tre­vue avec Tat­ler, la jeune femme ad­met: «J’adore jouer des per­son­nages sexuels. Je les trouve puis­sants. J’ai tou­jours été fas­ci­née par les femmes qui sont en sym­biose avec leur sexua­li­té, en sont fières et non pas­sives.»

Sale temps à l’hô­tel El Royale.

Quelques images suf­fisent pour nous convaincre que «dé­sta­bi­li­sant» est un ex­cellent terme pour qua­li­fier Sus­pi­ria…

La sa­ga Cin­quante nuances de Grey.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.