Claire Foy: son com­bat contre l’an­xié­té

Avant de de­ve­nir la cé­lé­bri­té qu’elle est au­jourd’hui, Claire Foy a dû ap­prendre à ap­pri­voi­ser son an­xié­té et à af­fron­ter sa peur du chan­ge­ment.

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En en­tre­vue avec The Guar­dian, la Bri­tan­nique s’est confiée sur son an­xié­té: «Quand tu as de l’an­xié­té, ce n’est pas re­lié à quoi que ce soit de lo­gique. C’est pu­re­ment à pro­pos du sen­ti­ment à l’in­té­rieur de toi et de l’im­pres­sion que tu ne peux pas re­le­ver un dé­fi parce que tu es ceci ou ce­la. C’est beau­coup de pen­sées dé­pré­cia­tives. Mais c’était pour moi un ou­til pour sur­vivre, es­sayer de te­nir le coup et me sen­tir en sé­cu­ri­té.» L’ac­trice est même al­lée plus loin en di­sant: «Si je sa­vais qu’une jour­née al­lait être rui­née par l’an­xié­té, c’était bien d’une cer­taine fa­çon, car ça vou­lait dire que je sa­vais ce qui al­lait ar­ri­ver.» Mais ses épi­sodes étaient par­fois très sé­vères. Elle a même ra­con­té au Dai­ly Mir­ror: «À 23 ans, j’ai fait une dé­pres­sion ner­veuse. Je n’ai pas dor­mi ni man­gé pen­dant un mois. C’était atroce. Ma vie avait pris un nou­veau tour­nant et j’étais dé­pas­sée par les évé­ne­ments. Je jouais au théâtre à l’époque et je ve­nais d’avoir un gros contrat. Je ne pou­vais pas gé­rer…»

HORS DE SA ZONE DE CONFORT

Au lieu d’être triste lors­qu’elle ne dé­cro­chait pas un rôle – ce qui est ar­ri­vé sou­vent, car elle a ré­gu­liè­re­ment été le se­cond choix –, Claire Foy se di­sait que c’était plus sé­cu­ri­sant ain­si puis­qu’elle n’avait pas à voir sa vie chan­ger du jour au len­de­main. L’ac­trice a même été ré­ti­cente lors­qu’on lui a pro­po­sé le rôle de la jeune Éli­sa­beth II dans The Crown, qui lui a par la suite per­mis de rem­por­ter un Em­my. «J’ai tou­jours eu peur des chan­ge­ments. Je ne sa­vais pas comment je se­rais après avoir en­fan­té. J’au­rais pu avoir une dé­pres­sion post­par­tum. Il y avait tel­le­ment de va­riables. Mais j’ai dit oui à ce rôle. Je sa­vais qu’il m’ap­por­te­rait une sta­bi­li­té fi­nan­cière et on de­vait ache­ter une mai­son» , a-telle ex­pli­qué.

TRANS­FOR­MÉE

Heu­reu­se­ment, avoir un en­fant l’a trans­for­mée: «Aus­si­tôt que j’ai eu le bé­bé, je n’avais plus le temps de pen­ser et de dou­ter.» Par contre, son rôle dans The Crown et la po­pu­la­ri­té qu’il lui a per­mis d’ac­qué­rir n’ont rien chan­gé dans sa vie. «Je n’au­rais ja­mais pen­sé jouer dans quelque chose d’aus­si po­pu­laire. Je croyais que si on avait du suc­cès, on était spé­cial. Mais ça ne m’a pas chan­gée» , a-t-elle af­fir­mé.

ÇA VA MIEUX

Son an­xié­té est main­te­nant mieux contrô­lée. «Tout le monde vit des choses dé­plai­santes. Mes pen­sées né­ga­tives sont en­core pré­sentes, mais je ne leur ac­corde plus au­tant d’im­por­tance. Je pen­sais que j’au­rais tou­jours à vivre avec cette an­xié­té et qu’elle me ren­drait mi­sé­rable, mais j’ar­rive à m’en dis­so­cier. Je sais que c’est juste quelque chose avec

quoi je dois vivre et que je peux prendre soin de moi­même» , a-t-elle ex­pri­mé. Claire Foy se­ra à l’af­fiche de

Millé­nium: Ce qui ne me tue pas, en salle le 9 no­vembre.

UNE PAUSE BIEN MÉ­RI­TÉE

Pour une femme qui craint les bou­le­ver­se­ments, Claire Foy a dû en af­fron­ter plu­sieurs dans les der­nières an­nées. De la ma­ter­ni­té à son di­vorce avec Ste­phen

Camp­bell, en pas­sant par son as­cen­sion ful­gu­rante

dans le show­biz, l’ac­trice est en paix avec son nou­veau sta­tut. Il n’em­pêche que la belle An­glaise a dé­ci­dé de

s’ac­cor­der une pause. «Je n’ai rien fait de l’été et je ne compte pas m’en­ga­ger dans un nou­veau pro­jet de si­tôt. Faire The Crown et trois films a été vrai­ment gra­ti­fiant et ex­tra­or­di­naire, mais épui­sant. De toute fa­çon, je crois que tu dois vivre ta vie pour être en me­sure de jouer, au­tre­ment, tu n’as rien à ra­con­ter» , confiait-elle ré­cem­ment à

NET-A-POR­TER. Elle pré­ci­sait éga­le­ment qu’elle se fe­ra plus sé­lec­tive lors­qu’elle dé­ci­de­ra de re­tour­ner de­vant la ca­mé­ra: «J’aime voya­ger, mais je ne veux pas m’éloi­gner de ma fille [Ivy

Rose, trois ans]. Lors­qu’elle va en­trer à l’école l’an pro­chain, ce­la vou­dra dire que je vais je­ter l’ancre à Londres.»

Se ré­ap­pro­prier sa pe­tite rou­tine lui fait le plus grand bien!

Être ac­trice n’est pas tou­jours aus­si gla­mour qu’on le croit… Ça im­plique aus­si de… Faire fi de ses bles­sures pour res­pec­ter l’échéan­cier de la pro­duc­tion…

Ré­pondre mille fois aux mêmes ques­tions alors qu’on a sim­ple­ment en­vie d’al­ler se re­po­ser.

Tour­ner à des heures im­pos­sibles et à toutes tem­pé­ra­tures…

Dans la der­nière an­née, sa fille a pas­sé beau­coup plus de temps avec son ex qu’avec elle. La ma­man compte re­mé­dier à la si­tua­tion.

Claire n’a pas choi­si le rôle le plus fa­cile avant de s’ac­cor­der une pause. En­trer dans la peau de la tor­due et tor­tu­rée n’a pas dû être fa­cile men­ta­le­ment!

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