L’AVE­NIR DU TRANS­PORT AÉ­RIEN

Sélection - - Sommaire - PAR PAUL SILLERS

Pré­pa­rez-vous à plus de confort.

Vous voya­gez en classe éco­no­mique ? Pré­pa­rez-vous à plus de confort.

NOUS SA­VONS COMME IL PEUT ÊTRE PÉ­NIBLE d’avoir à tra­ver­ser la sé­rie de files d’at­tente des grands aé­ro­ports : en­re­gis­tre­ment, contrôle des pas­se­ports, sé­cu­ri­té, em­bar­que­ment. Et même le sou­la­ge­ment éprou­vé quand on prend en­fin place dans son siège peut être gâ­ché par le manque d’es­pace, les com­par­ti­ments à ba­gages pleins à cra­quer ou l’ab­sence de re­pas ser­vis à bord. Pour plu­sieurs, prendre l’avion n’est plus une aven­ture ex­ci­tante mais une longue épreuve.

On pré­voit qu’au cours des 20 prochaines an­nées, le nombre de voya­geurs dou­ble­ra dans le monde pour at­teindre plus de six mil­liards. Faire face à cette réa­li­té est un dé­fi que les com­pa­gnies aé­riennes sont dé­jà en train de re­le­ver. Avec un cer­tain suc­cès.

Les Lon­do­niens Jill et Je­re­my Jo­seph ont no­té plu­sieurs amé­lio­ra­tions dans les ca­bines de la classe éco­no­mique de Bri­tish Air­ways, au cours d’un vol de Hea­throw à Nice qu’ils avaient em­prun­té pour as­sis­ter à une con­fé­rence mé­di­cale à Monaco : sièges en­ve­lop­pants en cuir, ap­puie-tête ajus­tables, porte-ma­ga­zines si­tué sur la par­tie su­pé­rieure ar­rière du siège afin d’of­frir plus d’es­pace pour les jambes, et porte-ta­blettes pour bran­cher un iPad. Par­mi les pe­tits chan­ge­ments ap­por­tés par la com­pa­gnie, on trouve aus­si un éclai­rage am­biant à DEL, plus éco­éner­gé­tique.

Les pro­grès ob­ser­vés re­lèvent d’une ten­dance mon­diale dans l’in­dus­trie du trans­port aé­rien : l’uti­li­sa­tion crois­sante de la tech­no­lo­gie pour amé­lio­rer le confort.

Bien sûr, ce­la ne tient pas seule­ment à des sièges er­go­no­miques. Il faut créer un sen­ti­ment de bien-être gé­né­ral grâce à un per­son­nel at­ten­tion­né, une am­biance agréable et un cadre spa­cieux. Sans né­gli­ger la res­tau­ra­tion et le di­ver­tis­se­ment.

«Je pense que Bri­tish Air­ways va au-de­là des normes », af­firme Je­re­my qui, en tant que chi­rur­gien oph­tal­mo­lo­giste, est par­ti­cu­liè­re­ment sen­sible à l’as­pect es­thé­tique des choses. Mais ses re­marques concernent éga­le­ment la qua­li­té du service et le per­son­nel ex­pé­ri­men­té qui l’as­sure. « Quand nous choi­sis­sons des com­pa­gnies aé­riennes, ajoute Jill, nous ai­mons nous sen­tir entre de bonnes mains. Les plus tra­di­tion­nelles nous pro­curent un sen­ti­ment de sa­voir-faire et de confiance. Ce­la contri­bue à notre confort. »

Le grand dé­fi est de maxi­mi­ser

l’es­pace phy­sique pour les pas­sa­gers

en classe éco­no­mique.

DE NOU­VEAUX CONCEPTS

Conci­lier le bien-être des pas­sa­gers avec les res­tric­tions en ca­bines est l’ob­jec­tif pre­mier de l’in­dus­trie du trans­port aé­rien. Si des fac­teurs psy­cho­lo­giques peuvent contri­buer à créer une im­pres­sion de confort, le prin­ci­pal dé­fi est de maxi­mi­ser l’es­pace des voya­geurs en classe éco­no­mique.

Chaque prin­temps se tient à Ham­bourg l’Air­craft In­te­riors Ex­po, où les fa­bri­cants pré­sentent leurs der­niers pro­duits pour ca­bines. Des pro­to­types et des concepts au­da­cieux sont pro­po­sés à d’en­thou­siastes di­ri­geants de com­pa­gnies aé­riennes.

Au cours des der­nières ex­po­si­tions, on a ain­si vu toutes sortes de sièges aux formes non conven­tion­nelles. En fé­vrier, Air­bus a fait sen­sa­tion en dé­po­sant un bre­vet pour une ban­quette « re­con­fi­gu­rable », ra­pi­de­ment adap­table aus­si bien aux fa­milles avec de jeunes en­fants qu’aux per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite.

Alors que les com­pa­gnies aé­riennes ri­va­lisent dans l’er­go­no­mie à l’ar­rière de l’avion, il n’est pas rare que des com­mo­di­tés au­pa­ra­vant ré­ser­vées à la pre­mière classe ou à la classe af­faire se re­trouvent au­jourd’hui en classe éco­no­mique. Ce­la s’est vu sur les vols long-cour­riers, où les fau­teuils-lits ho­ri­zon­taux de la pre­mière classe sont de­ve­nus la norme en classe af­faire dans toute l’Eu­rope.

Des lits com­mencent aus­si à faire leur ap­pa­ri­tion en classe éco­no­mique. Air New Zea­land a ou­vert la voie avec son Sky­couch, qui per­met de conver­tir trois sièges en lit double. La ten­dance s’ob­serve en Eu­rope, où Air As­ta­na a lan­cé sa classe Eco­no­my Slee­per sur les vols entre le Ka­za­khs­tan et Lon­dresHea­throw, Franc­fort, Paris et Hong Kong.

Si pour beau­coup de com­pa­gnies aé­riennes, on ne peut contourner la ques­tion de la re­con­fi­gu­ra­tion des sièges, il y a éga­le­ment d’autres moyens d’amé­lio­rer le confort en conser­vant les an­ciens. L’en­tre­prise de tex­tiles suisse Lan­tal a in­ven­té le « sys­tème de confort pneu­ma­tique » qui per­met aux pas­sa­gers d’ajus­ter la fer­me­té de l’as­sise.

Les cous­sins pneu­ma­tiques, qui ont été ins­tal­lés dans cer­tains avions Luf­than­sa, Swiss, Aus­trian, jetB­lue et Edel­weiss, sont plus lé­gers que les cous­sins or­di­naires, et cette éco­no­mie de poids pour­rait per­mettre d’ajou­ter d’autres équi­pe­ments.

PLUS DE BA­GAGES À POR­TÉE DE MAIN

Le confort exige aus­si un es­pace de ran­ge­ment suf­fi­sant pour l’at­ti­rail que les pas­sa­gers ap­portent au­jourd’hui en ca­bine.

Pre­drag Sa­sic est un né­go­ciant en pé­tro­chi­mie qui voyage chaque se­maine de Zurich vers une foule de des­ti­na­tions en Eu­rope et ailleurs, avec plu­sieurs com­pa­gnies aé­riennes, en classe af­faire ou éco­no­mique. « Mon ho­raire est va­riable et je dois sou­vent par­tir au der­nier mo­ment, par­fois avec des cor­res­pon­dances ser­rées, alors

je n’ai pas le temps d’en­re­gis­trer mes ba­gages entre les vols. Plus d’es­pace de ran­ge­ment en ca­bine se­rait ap­pré­cié. »

Boeing a dé­voi­lé sa so­lu­tion : les Space Bins, des com­par­ti­ments à ba­gages de nou­velle gé­né­ra­tion qui ont une ca­pa­ci­té de 48 % su­pé­rieure à ceux des 737, per­met­tant de ran­ger 194 va­lises à rou­lettes au lieu de 132. Alas­ka Air­lines a été la pre­mière à les ins­tal­ler en oc­tobre 2015, et les com­pa­gnies eu­ro­péennes Air Eu­rope et Jet2. com de­vraient bien­tôt suivre.

TOU­JOURS PLUS BRAN­CHÉ

Par­mi tous ces ob­jets que nous ap­por­tons à bord, on trouve les ap­pa­reils nu­mé­riques qui ont si ra­pi­de­ment pris place dans notre vie quo­ti­dienne. Cu­rieu­se­ment, les com­pa­gnies aé­riennes ac­cueillent avec plai­sir les gad­gets en ca­bine. Les té­lé­phones et ta­blettes évo­luent si ra­pi­de­ment qu’il est dif­fi­cile de mettre constam­ment à jour les sys­tèmes de di­ver­tis­se­ment in­té­grés aux sièges d’avions.

Les trans­por­teurs aé­riens hé­sitent à in­ves­tir dans des équi­pe­ments coû­teux qui ajoutent du poids, de­viennent vite ob­so­lètes et sont d’une qua­li­té in­fé­rieure aux ap­pa­reils des pas­sa­gers. Une étude ré­cente a dé­mon­tré que les deux tiers des voya­geurs pré­fèrent uti­li­ser leurs propres ap­pa­reils pour se di­ver­tir en vol.

Les com­pa­gnies aé­riennes n’ont pas per­du de temps : In­ter­na­tio­nal Air­lines Group a si­gné une en­tente avec Go­go, un four­nis­seur de ser­vices tech­no­lo­giques pour avions dont le siège so­cial est à Chi­ca­go, qui ins­tal­le­ra son sys­tème in­ter­net haut dé­bit par sa­tel­lite dans 118 avions long-cour­riers de Bri­tish Air­ways, quatre Boeing 757 d’Aer Lin­gus et une quin­zaine d’avions d’Ibe­ria. L’ins­tal­la­tion a com­men­cé au dé­but de l’an­née 2015 sur la flotte de Bri­tish Air­ways et de­vrait être ter­mi­née d’ici 2019.

Ain­si, la course à la « connec­ti­vi­té » s’ac­cé­lère — même si, ac­tuel­le­ment, il re­vient tou­jours à chaque com­pa­gnie de dé­ci­der quand et comment les pas­sa­gers au­ront ac­cès aux ré­seaux.

Les voya­geurs ap­pré­cient peut-être de pou­voir ac­cé­der à in­ter­net avec leurs propres ap­pa­reils, mais Pre­drag Sa­sic croit qu’il faut faire preuve de bon sens : « Sur les vols de courte du­rée, j’écoute de la mu­sique, mais sur les vols plus longs je re­garde des films.

J’ima­gine qu’il se­rait aus­si utile d’avoir ac­cès à ses cour­riels. Mais d’un autre cô­té, il est par­fois agréable de ne pas être joi­gnable. »

LA SÉ­DUC­TION DES SENS

Se connec­ter à nos ap­pa­reils est une chose, mais les com­pa­gnies aé­riennes es­saient aus­si de tou­cher la sen­si­bi­li­té des pas­sa­gers à tra­vers di­vers as­pects de l’ex­pé­rience de vol.

Ceux qui font de longs vols ont re­mar­qué une ten­dance à uti­li­ser un éclai­rage d’am­biance à DEL conçu pour re­pro­duire les tons du cou­cher et du le­ver de so­leil, ce qui, se­lon les fa­bri­cants, per­met­trait d’at­té­nuer les ef­fets du dé­ca­lage ho­raire. Vir­gin At­lan­tic et Emi­rates sont re­con­nues pour leur at­ten­tion à cet égard.

L’éclai­rage d’am­biance com­mence à se ré­pandre même dans les vols courts. L’an der­nier, Ice­lan­dair a ins­tal­lé dans un de ses 757 un sys­tème ap­pe­lé Hek­la Au­ro­ra qui uti­lise des DEL co­lo­rées cli­gno­tantes pour si­mu­ler une au­rore bo­réale dans la ca­bine.

Le sen­ti­ment de bien-être n’est pas le seul bien­fait. Les DEL durent 10 fois plus long­temps que les sources lu­mi­neuses clas­siques. Le sys­tème peut même être ajus­té pour four­nir une lu­mière chaude et oran­gée, qui donne une ap­pa­rence plus ap­pé­tis­sante aux re­pas.

La sé­duc­tion s’exerce aus­si sur l’odo­rat. Ibe­ria a créé son propre par­fum de ca­bine, bap­ti­sé Me­di­terrá­neo de Ibe­ria. La fra­grance aux ac­cents frui­tés, fleu­ris ou boi­sés, a été conçue pour pro­cu­rer aux pas­sa­gers un « sen­ti­ment de bien-être ».

QU’EST-CE QUI MIJOTE ?

Pour toute com­pa­gnie aé­rienne sé­rieuse, les re­pas consti­tuent une part dé­ter­mi­nante du vol. L’am­biance et les odeurs d’un bon res­tau­rant peuvent ou­vrir l’ap­pé­tit, mais les plats doivent aus­si être à la hau­teur. En al­ti­tude, la pres­su­ri­sa­tion de la ca­bine ré­duit de 30 % notre sen­si­bi­li­té aux goûts et aux odeurs. C’est pour­quoi les trans­por­teurs eu­ro­péens uti­lisent de nou­velles mé­thodes pour rendre les plats plus sa­vou­reux, tout en conser­vant une pré­sen­ta­tion tra­di­tion­nelle.

Les voya­geurs s’at­tendent de plus en plus à trou­ver, à plus de 9 000 m d’al­ti­tude, la même nour­ri­ture qu’on sert dans les res­tau­rants. Or, la ma­jo­ri­té de l’équipement de cui­sine est en gé­né­ral in­com­pa­tible avec les exi­gences de sé­cu­ri­té à bord. Une in­dus­trie

Ibe­ria a créé son propre par­fum de ca­bine, conçu pour pro­cu­rer aux voya­geurs un « sen­ti­ment de bien-être ».

spé­cia­li­sée a émer­gée de ce constat qui fa­brique main­te­nant des ca­fe­tières ex­press, fours à convec­tion, poê­lons ou étu­veuses à riz adap­tés aux avions.

Sur le vol en classe éco­no­mique de Zurich à Bel­grade sur Air Ser­bia, la femme de Pre­drag, Mi­ra, a re­mar­qué que la com­pa­gnie avait joué la carte de la nos­tal­gie : « Les hô­tesses étaient ha­billées comme celles de Pan Am, et elles ser­vaient des re­pas avec des us­ten­siles en mé­tal. J’ai eu l’im­pres­sion d’être re­ve­nue à l’époque du service tra­di­tion­nel. »

Ne soyez pas éton­né si, dans un proche ave­nir, les membres d’équi­page connaissen­t vos goûts mu­si­caux.

L’AVE­NIR EST AU CAR­BONE

Voi­là pour l’in­té­rieur. Mais qu’en est-il des avions eux-mêmes ? Leur ap­pa­rence a connu des trans­for­ma­tions sub­tiles. De plus en plus, ils sont équi­pés d’ai­lettes — ces petites ral­longes ver­ti­cales poin­tues au bout des ailes. Et si vous vo­lez dans un Boeing 787 Dream­li­ner, vous re­mar­que­rez la forme en zig­zag du bord de fuite des moteurs. Ces in­no­va­tions per­mettent d’éco­no­mi­ser du car­bu­rant, de ré­duire les émis­sions de CO2 au­tant que le prix des billets, et d’amé­lio­rer l’ex­pé­rience de vol en ré­dui­sant le bruit dans la ca­bine.

Tous ces chan­ge­ments ont été rendus pos­sibles grâce aux com­po­sites de car­bone. Ce sont des ma­té­riaux d’une du­re­té et d’une ré­sis­tance ex­tra­or­di­naires, com­po­sés de fibres de car­bone liées à des po­ly­mères, qui rem­placent les al­liages d’alu­mi­nium et l’acier.

Les der­niers Boeing et Air­bus, le Dream­li­ner et le A350XWB, sont fa­bri­qués à 50 % de ces com­po­sites, ce qui amé­liore leur so­li­di­té et ré­duit leur poids. Sur le plan es­thé­tique, ces ma­té­riaux per­mettent aus­si un de­si­gn de ca­bine plus fluide : un concept ap­pe­lé Airs­pace, dé­ve­lop­pé par Air­bus, équipe dé­jà le nou­veau A330­neo.

Le construc­teur af­firme que les nou­velles ca­bines Airs­pace se­ront « plus re­laxantes, inspirante­s, belles et fonc­tion­nelles ». Entre autres amé­lio­ra­tions, elles offrent des com­par­ti­ments à ba­gages et des toi­lettes plus spa­cieuses, des sièges et des al­lées moins étroites, et plus d’es­pace pour les jambes.

LE FAC­TEUR HU­MAIN

« Vous vous sou­ve­nez comment c’était avant Sou­th­west Air­lines ? Il n’y avait pas d’hô­tesses en com­bi-shorts », dé­cla­rait sug­ges­ti­ve­ment une hô­tesse de l’air blonde dans les pu­bli­ci­tés té­lé­vi­sées de la com­pa­gnie aé­rienne, en 1972. Cer­tains pas­sa­gers re­grettent sans doute la dis­pa­ri­tion des uni­formes lé­gers, mais l’image du per­son­nel de bord est au­jourd’hui plus sub­tile, fon­dée sur l’as-

sur­ance, un service per­son­na­li­sé et un dé­li­cat sens de l’hu­mour.

Je­re­my Jo­seph ra­conte : « Je ren­trais à Londres en pro­ve­nance de Na­mi­bie, en juin. Les ré­sul­tats du ré­fé­ren­dum sur l’Eu­rope com­men­çaient à sor­tir. D’un ton ma­li­cieux, le ca­pi­taine à lan­cé qu’il ne sa­vait pas s’il al­lait at­ter­rir en Union eu­ro­péenne ce soir-là. » Et Mi­ra ren­ché­rit : « C’est très agréable de voya­ger avec une com­pa­gnie de son propre pays et d’avoir tout de suite le sen­ti­ment d’être à la mai­son. » Elle re­marque que « les membres d’équi­page suisses savent tou­jours main­te­nir le juste équi­libre entre service et sou­rire ».

La pro­chaine ten­dance en ma­tière de service en ca­bine se­ra l’uti­li­sa­tion des bases de don­nées. Les com­pa­gnies aé­riennes re­cueillent de plus en plus de ren­sei­gne­ments sur leurs pas­sa­gers et les uti­lisent pour vous pro­po­ser votre bois­son fa­vo­rite ou vous ap­pe­ler par votre nom.

Cer­taines de ces don­nées viennent des pas­sa­gers qui s’ins­crivent à des pro­grammes de fi­dé­li­té, lais­sant ain­si une trace nu­mé­rique der­rière eux. Les pré­fé­rences sont éga­le­ment no­tées à par­tir de ques­tion­naires en ligne, ou en re­cueillant les com­men­taires des voya­geurs sur les ré­seaux so­ciaux. Ne soyez donc pas éton­né si, dans un proche ave­nir, les membres d’équi­page connaissen­t vos goûts mu­si­caux.

Il y a des choses que les tech­no­lo­gies de pointe ne rem­pla­ce­ront ja­mais. Dans l’avion qui ra­me­nait Jill et Je­re­my Jo­seph, le pi­lote an­non­çait de temps à autre le score du match Li­ver­pool-Sé­ville de la fi­nale de la ligue Eu­ro­pa. À une époque où les pi­lotes sont re­clus, hors de vue, der­rière les portes ver­rouillées du cockpit, « il est tou­jours agréable d’en­tendre par­ler le ca­pi­taine », dé­clare Jill, qui ap­pré­cie « cet art que semblent avoir les pi­lotes de dé­dra­ma­ti­ser les choses ».

Es­pé­rons que cet as­pect de l’ex­pé­rience de vol ne chan­ge­ra pas de si­tôt.

L’éclai­rage d’Ice­lan­dair si­mule une au­rore bo­réale ; c’est le mo­ment de faire la sieste en classe « Eco­no­my Slee­per » d’Air As­ta­na.

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