13 CONSEILS DE MAÎTRES-NA­GEURS

Sélection - - La Une - PAR MI­CHELLE CROUCH, COM­PLÉ­MENTS D’AN­NA-KAISA WAL­KER ILLUS­TRA­TION DE CLAYTON HANMER

1

À moins d’ab­so­lue né­ces­si­té, évi­tez de par­ler aux maîtres na­geurs. Ils sont cen­sés vous écou­ter po­li­ment, mais le ba­var­dage les dis­trait. Lors­qu’ils sont en ser­vice, ils sur­veillent les lieux et comptent les bai­gneurs chaque mi­nute.

2

Ils sont hu­mains. Il peut ar­ri­ver que le per­son­nel de la pis­cine s’en­dorme au tra­vail. Fixer l’eau sous un so­leil de plomb peut être abru­tis­sant. La cha­leur et la déshy­dra­ta­tion en­traînent une grande fa­tigue.

3

Les maîtres na­geurs sont en pre­mière ligne, mais les pa­rents doivent être at­ten­tifs à leurs en­fants, sur­tout en l’ab­sence de per­son­nel for­mé. Se­lon la Société de sau­ve­tage du Qué­bec, plus d’un tiers des noyades d’en­fants de moins de cinq ans se pro­duisent en pré­sence de pa­rents dis­traits.

4

N’ima­gi­nez pas qu’avoir pied si­gni­fie être en sé­cu­ri­té. De nom­breux pa­rents laissent leur en­fant dans 50 cm d’eau parce qu’il touche le fond. Mais le haut du corps des tout-pe­tits est lourd et ils ne par­viennent pas for­cé­ment à se re­dres­ser en cas de chute. Res­tez tou­jours à por­tée de votre en­fant.

5

Une noyade ne res­semble pas aux ges­ti­cu­la­tions des films – c’est sou­vent ra­pide et si­len­cieux. Les maîtres na­geurs sont for­més à re­con­naître des in­dices sub­tils : une pos­ture ver­ti­cale, la bouche qui dis­pa­raît puis ré­ap­pa­raît à la sur­face ou un re­gard vi­treux.

6

Peu im­porte si per­sonne n’a vu d’éclair, on vous fe­ra sor­tir de la pis­cine au pre­mier coup de ton­nerre et on vous in­vi­te­ra à vous ré­fu­gier à l’in­té­rieur. En­vi­ron­ne­ment Ca­na­da re­com­mande que tout bai­gneur y reste au moins 30 mi­nutes après le der­nier gron­de­ment.

7

Cer­tains maîtres na­geurs sont très jeunes. Ils peuvent être ha­bi­li­tés pour les pis­cines pu­bliques et les plages à par­tir de 16 ans ; pour le pe­tit bas­sin, à par­tir de 14 ans.

8

Ce n’est pas un pe­tit bou­lot pour au­tant. Ils suivent jus­qu’à 100 heures de for­ma­tion avant de com­men­cer et par­ti­cipent plu­sieurs fois par an à des si­mu­la­tions d’ur­gence. Ils doivent re­nou­ve­ler leur ha­bi­li­ta­tion tous les deux ans.

9

Ce tra­vail ne se ré­sume pas au sau­ve­tage. Les maîtres na­geurs ad­mi­nistrent les soins pour des cou­pures et ec­chy­moses mi­neures. Ils en­tre­tiennent aus­si le sys­tème de fil­tra­tion de la pis­cine.

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N’allez ja­mais à la pis­cine pieds nus. Le vi­rus res­pon­sable des ver­rues plan­taires s’épa­nouit dans les mi­lieux hu­mides. D’autres in­fec­tions de la peau – comme le SARM (sta­phy­lo­coque do­ré ré­sis­tant à la mé­thi­cil­line) et le mol­lus­cum conta­gio­sum – rôdent aus­si dans les ves­tiaires et sur les ob­jets per­son­nels. As­seyez-vous tou­jours sur une ser­viette propre et ne mar­chez pas pieds nus – por­tez des chaus­sures ou des tongs.

11

Des cher­cheurs de l’Uni­ver­si­té d’Al­ber­ta es­timent qu’une pis­cine pu­blique de taille moyenne peut conte­nir jus­qu’à 75 litres d’urine – sou­ve­nez-vous-en avant de bar­bo­ter la bouche ou­verte.

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Autre rai­son d’évi­ter les gor­gées d’eau : une étude amé­ri­caine de 2017 a dé­cou­vert que 25 % des adultes vont na­ger dans l’heure sui­vant une diar­rhée, et que 52 % se douchent ra­re­ment ou ja­mais avant une bai­gnade.

13

Avec les ré­flexes ap­pro­priés, vous pou­vez sau­ver des vies. Si quel­qu’un a be­soin d’aide, ten­dez­lui un ob­jet flot­tant. Une per­sonne pa­ni­quée qui craint de se noyer vous agrip­pe­ra et cher­che­ra à grim­per sur vous pour sor­tir de l’eau – et ris­que­ra de vous faire cou­ler. En­voyez-lui plu­tôt une bouée.

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