13 conseils de den­tiste

Sélection - - Sommaire - PAR AN­NA-KAISA WAL­KER ILLUS­TRA­TION DE CLAYTON HANMER

1

N’ou­bliez pas de pas­ser le fil den­taire si vous vou­lez gar­der votre sou­rire ! Ceux qui ne l’uti­lisent pas né­gligent un tiers de la sur­face de leurs dents.

2

Les den­tistes ne trouvent pas seule­ment des ca­ries. Se­lon la So­cié­té ca­na­dienne du cancer, en­vi­ron 4700 can­cers de la bouche ont été diag­nos­ti­qués l’an der­nier. Cette ma­la­die est dis­crète aux pre­miers stades ; par­lez au den­tiste des plaies per­sis­tantes, des zones dé­co­lo­rées ou d’une dif­fi­cul­té à mâ­cher ou à ava­ler.

3

En plus des bois­sons ga­zeuses, « les jus de fruits, bois­sons éner­gi­santes et spor­tives contiennent beau­coup de sucre et sont acides. Ce­la peut cau­ser d’im­por­tantes ca­ries », dit le Dr Mitch Taillon, pré­sident de l’As­so­cia­tion den­taire ca­na­dienne. Pour pro­té­ger l’émail, on ne lave les dents que 30 mi­nutes après en avoir consom­mé (mieux : on les évite com­plè­te­ment).

4

Le net­toyage den­taire est plus qu’un bros­sage amé­lio­ré. Seul un pro­fes­sion­nel peut dé­lo­ger le tartre (de la plaque dur­cie si­mi­laire au ci­ment).

5 6

La pa­ro­don­tite – aus­si ap­pe­lée gin­gi­vite – aug­mente le risque de ma­la­die car­diaque. Un exa­men an­nuel de la bouche s’im­pose.

At­ten­tion aux an­gois­sés : le per­son­nel sait com­ment rendre les vi­sites moins an­xio­gènes. « Lais­ser plus d’ini­tia­tive à mes pa­tients les rend plus confiants, af­firme le Dr Taillon. Peu im­porte ce que je fais, s’ils lèvent la main, je m’ar­rête. »

7

Les den­tistes ne jugent pas ; ils ont dé­jà vu pire. Re­tar­der ou sau­ter des ren­dez-vous ne fe­ra qu’ag­gra­ver le pro­blème et en­traî­ne­ra des trai­te­ments plus in­va­sifs et coû­teux.

8

Ils n’es­saient pas de vous es­cro­quer. « Les coûts dé­pendent de la com­plexi­té du trai­te­ment, de la technologie dis­po­nible et de la spé­cia­li­sa­tion du den­tiste », dit le Dr Taillon.

9

Les dents de lait peuvent avoir be­soin de plom­bage. On a tort de pen­ser que les ca­ries des en­fants sont in­of­fen­sives. Né­gli­ger leur san­té buc­co­den­taire peut en­traî­ner de sé­rieux pro­blèmes de dents adultes, de gen­cives ou d’élo­cu­tion.

10

Blan­chir les dents ne les fra­gi­lise pas. Se­lon l’As­so­cia­tion den­taire ca­na­dienne, le per­oxyde peut cau­ser une sen­si­bi­li­té tem­po­raire, mais un blan­chis­sage bien fait n’en­dom­mage pas l’émail.

11

Heu­reu­se­ment, 75 % des Ca­na­diens voient leur den­tiste tous les ans et, de­puis 40 ans, le nombre de ca­ries a di­mi­nué de deux tiers chez les en­fants.

12

Un tiers des Ca­na­diens n’ont pas d’as­su­rance den­taire ; mais pas be­soin d’at­tendre qu’un mal de dents mène aux ur­gences. Au Qué­bec, les en­fants de moins de 10 ans et les pres­ta­taires d’une aide fi­nan­cière bé­né­fi­cient de soins gra­tuits. Le Dr Taillon re­com­mande aus­si les ser­vices abor­dables des écoles den­taires, tels qu’un exa­men, un net­toyage et même un tra­vail de res­tau­ra­tion den­taire ; un plom­bage pour­rait coû­ter seule­ment 15 $.

13

La pro­fes­sion est phy­si­que­ment et psy­cho­lo­gi­que­ment éprou­vante. Comme d’autres spé­cia­listes de la san­té, les den­tistes sont per­fec­tion­nistes et at­ten­tifs aux be­soins du pa­tient – ils sont deux fois plus stres­sés que la po­pu­la­tion gé­né­rale. Mal­gré tout, se­lon le Dr Taillon, c’est un mé­tier gra­ti­fiant : « Nous jouons un rôle im­por­tant dans la vie des pa­tients. »

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.