OGM, LE FAUX PRO­CÈS

Quelques grains de vé­ri­té dans la po­lé­mique ab­surde au­tour du riz do­ré

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DANS UNE SERRE de Fri­bourg-en-Bris­gau, en Al­le­magne, pousse une plante à la no­to­rié­té mon­diale. L’an­cien pré­sident Bill Clin­ton en a par­lé lors d’une confé­rence de presse, es­ti­mant qu’elle pour­rait sau­ver 40 000 vies par jour. Le pape a bé­ni ses grains et elle a fait la cou­ver­ture de Time Ma­ga­zine. Green­peace l’a en hor­reur, ce qui vaut à l’ONG le cour­roux de nom­breux scien­ti­fiques. Ré­cem­ment, 123 Prix No­bel ont si­gné une lettre ou­verte contre Green­peace et en fa­veur de cette plante, le riz do­ré.

Le riz do­ré est un OGM, un or­ga­nisme gé­né­ti­que­ment mo­di­fié. Ses grains contiennent du bê­ta-ca­ro­tène, qui est un pré­cur­seur de la vi­ta­mine A. Ce riz pour­rait per­mettre de lut­ter contre les ca­rences en vi­ta­mine A, un pro­blème de san­té ma­jeur dans les pays pauvres.

Ce­pen­dant, les termes « gé­né­ti­que­ment mo­di­fié » font sou­vent peur et la po­pu­la­tion est plu­tôt dé­fa­vo­rable au gé­nie gé­né­tique vé­gé­tal – dé­crié au même titre que le nu­cléaire. Les gens es­timent qu’on pour­rait s’en pas­ser.

Dans leur lettre adres­sée à Green­peace et aux Na­tions unies, les lau­réats du prix No­bel si­gna­taires de l’ap­pel parlent sans dé­tour de « crime contre l’hu­ma­ni­té ».

La peur du gé­nie gé­né­tique re­po­set-elle sur de fausses in­for­ma­tions? Les an­ti-OGM au­raient-ils men­ti, voyant que leurs ar­gu­ments ne mo­bi­li­saient pas ?

Les deux scien­ti­fiques à l’ori­gine du pro­jet, Pe­ter Beyer et In­go Po­try­kus,

sont au­jourd’hui déses­pé­rés. Le riz do­ré est l’oeuvre de leur vie. Pe­ter Beyer a tra­vaillé sur ce pro­jet à Fri­bourg, en Al­le­magne, In­go Po­try­kus à Zu­rich. Leurs in­ten­tions sont louables: ils veulent que leur riz puisse être culti­vé sans li­cence, à des fins hu­ma­ni­taires.

Les agri­cul­teurs au re­ve­nu an­nuel in­fé­rieur à 10 000 dol­lars de­vraient pou­voir re­se­mer une par­tie de leur ré­colte et aus­si la re­vendre, ce qui les ren­drait plus in­dé­pen­dants des groupes se­men­ciers.

UNE LI­CORNE IN­VI­SIBLE GRA­VITE-T-ELLE AU­TOUR DE LA TERRE?

In­go Po­try­kus es­time que Green­peace com­met un crime contre l’hu­ma­ni­té. Se­lon les es­ti­ma­tions de l’Or­ga­ni­sa­tion mon­diale de la san­té (OMS), de 125 000 à 250 000 en­fants meurent chaque an­née en rai­son de ca­rences en vi­ta­mine A.

Pour l’OMS, une amé­lio­ra­tion des ap­ports en vi­ta­mine A pour­rait ré­duire

d’un quart la mor­ta­li­té in­fan­tile. Se­lon Green­peace, ce­la pour­rait se faire par des com­plé­ments en vi­ta­mine A et des lé­gumes bios. « Ou par du riz do­ré, ajoute In­go Po­try­kus. Je vois tom­ber à l’eau une per­sonne qui ne sait pas na­ger et Green­peace m’em­pêche de plon­ger à son se­cours. »

La grande ma­jo­ri­té des scien­ti­fiques es­time que la consom­ma­tion d’ali­ments trans­gé­niques ne re­pré­sente au­cun dan­ger pour la san­té, dès lors que leur mise en mar­ché a été au­to­ri­sée. Un point de vue par­ta­gé par l’OMS. L’opi­nion pu­blique, elle, voit les choses au­tre­ment. De l’avis de Pe­ter Beyer et In­go Po­try­kus, les Eu­ro­péens portent sur les OGM un re­gard aus­si post­fac­tuel que Do­nald Trump sur le chan­ge­ment cli­ma­tique.

Dans ce type de dé­bat, la science ne peut prou­ver avec cer­ti­tude qu’une chose n’existe pas ou qu’elle n’est pas no­cive. Une li­corne in­vi­sible gra­vite-t-elle au­tour de notre pla­nète ? D’après les connais­sances ac­tuelles de la science, il sem­ble­rait que non. Mais on ne peut l’ex­clure à 100 %.

Cette in­cer­ti­tude per­met aux dé­trac­teurs de tout re­mettre en ques­tion, sou­vent avec l’aide de contre-ex­perts.

Le re­jet que sus­cite le gé­nie gé­né­tique vé­gé­tal est in­ex­tri­ca­ble­ment lié aux dé­buts de cette tech­no­lo­gie. En 1987, des scien­ti­fiques amé­ri­cains ont pul­vé­ri­sé sur un champ de fraises ca­li­for­nien des bac­té­ries gé­né­ti­que­ment mo­di­fiées des­ti­nées à pro­té­ger les plantes du gel. Ces cher­cheurs por­taient des com­bi­nai­sons de pro­tec­tion blanches et des masques.

Dis­po­ser de faits pour étayer ses po­si­tions est une bonne chose. Avoir des images est en­core mieux. Des scien­ti­fiques en com­bi­nai­sons de cos­mo­nautes dans un champ de fraises, voi­là des pho­tos qui ont cau­sé du tort aux OGM.

C’est à cette époque que les deux scien­ti­fiques que nous avons ren­con­trés à Fri­bourg ont en­ta­mé leurs tra­vaux sur le riz. Green­peace n’avait pas en­core pris po­si­tion sur le su­jet. L’ONG mi­li­tait contre le mas­sacre des phoques, le tran­sport de dé­chets nu­cléaires et l’in­dus­trie chi­mique, mais pas en­core contre les OGM.

L’homme qui a per­sua­dé Green­peace de s’en­ga­ger dans ce com­bat s’ap­pelle Be­ne­dikt « Ben­ny » Här­lin. Cet an­cien squat­teur ber­li­nois était

ré­dac­teur du jour­nal Taz avant de de­ve­nir dé­pu­té eu­ro­péen éco­lo­giste puis de se joindre à Green­peace en 1990. Il a re­joint le camp des an­tiOGM lors d’un voyage aux États-Unis, ins­pi­ré par l’in­tel­lec­tuel Je­re­my Rif­kin. Mais chez Green­peace, on reste scep­tique. Quelles images y au­rait-il à mon­trer ?

Le 10 oc­tobre 1996, 40 mi­li­tants ha­billés en la­pins ma­ni­festent de­vant le siège d’Uni­le­ver : « Nous ne sommes pas des ani­maux de la­bo­ra­toire. » Six jours plus tard, ils dé­ploient une ban­de­role sur le siège d’Uni­le­ver : « Qui a en­vie de consom­mer des ali­ments gé­né­ti­que­ment mo­di­fiés ? » Le 5 no­vembre, des ba­teaux de Green­peace ac­cueillent sur l’Elbe un na­vire trans­por­tant 65 000 tonnes de so­ja ori­gi­naire des États-Unis : « Pas de so­ja trans­gé­nique dans nos as­siettes ! »

Dé­sor­mais, Green­peace a des images. Et Ben­ny Här­lin sa cam­pagne. Il peut pas­ser à l’of­fen­sive. Pour ce­la, il lui faut des spé­cia­listes du gé­nie gé­né­tique.

Lud­ger Wess vit et tra­vaille au­jourd’hui à Ham­bourg. Il conseille des en­tre­prises de bio­tech­no­lo­gie. Dans son temps libre, il écrit des thril­lers bio­tech­no­lo­giques. L’homme a fait des études de chi­mie et de bio­lo­gie à la fin des an­nées 1970, avant de sou­te­nir une thèse sur les liens entre la science et la théo­rie ra­ciale des na­zis.

En 1998, Lud­ger Wess se rend à Wa­shing­ton comme re­pré­sen­tant de Green­peace pour être en­ten­du par l’Agence de pro­tec­tion de l’en­vi­ron­ne­ment, qui veut connaître les risques du gé­nie gé­né­tique vé­gé­tal pour l’être hu­main et l’en­vi­ron­ne­ment. Lud­ger Wess pré­sente la po­si­tion de Green­peace : les gènes étran­gers dans les ali­ments pour­raient pro­vo­quer des al­ler­gies chez l’hu­main, ex­plique-t-il, et peut-être des ré­sis­tances aux an­ti­bio­tiques. Lud­ger Wess plaide donc pour le prin­cipe de pré­cau­tion : évi­ter tout risque.

Les scien­ti­fiques l’écoutent, puis re­mettent leurs études. À l’époque, plu­sieurs plantes gé­né­ti­que­ment mo­di­fiées sont dé­jà au­to­ri­sées à être consom­mées aux États-Unis : to­mates, maïs, so­ja et pommes de terre.

Dif­fé­rentes études en la­bo­ra­toire sur des al­ler­gènes et des toxines ont convain­cu les scien­ti­fiques de ces ad­mi­nis­tra­tions que ces plantes ne re­pré­sentent pas de dan­ger pour la san­té hu­maine.

Quelques se­maines plus tard, Lud­ger Wess ren­contre Ben­ny Här­lin. Il

DÈS 1998, DES OGM SONT PRÊTS À ÊTRE CONSOM­MÉS AUX ÉTATS-UNIS: TO­MATES, MAÏS, POMMES DE TERRE.

lui ex­plique que de nom­breux ar­gu­ments plaident contre les OGM, mais qu’il n’y a pas de preuves scien­ti­fiques qu’ils se­raient dan­ge­reux. Ben­ny Här­lin au­rait ré­pon­du : notre po­si­tion reste in­chan­gée. Les do­na­teurs ne ver­se­ront pas un sou s’ils ne craignent pas pour leur san­té. Tout le reste est trop com­pli­qué et ne se prête pas à une cam­pagne.

Ben­ny Här­lin, au­jourd’hui, à la tête de l’ONG Save Our Seeds (SOS), qui mi­lite pour la « dé­fense d’une agri­cul­ture sans OGM », dé­ment avoir te­nu de tels pro­pos. « Je n’ai ja­mais dit que les OGM al­laient nous tuer, dit-il. C’est ce que les jour­na­listes vou­laient en­tendre. À l’époque, j’ai sim­ple­ment dit que les risques n’avaient pas fait l’ob­jet d’études suf­fi­santes. »

Lorsque, en 1996, Green­peace ma­ni­feste contre l’ar­ri­vée du na­vire char­gé de so­ja dans le port de Ham­bourg, une porte-pa­role dé­clare : « Per­sonne ne peut ex­clure avec cer­ti­tude un risque d’al­ler­gie dû à l’huile is­sue du so­ja trans­gé­nique. »

En 2000, l’équipe de Ben­ny Här­lin dif­fuse un com­mu­ni­qué de presse contre le maïs trans­gé­nique dans l’ali­men­ta­tion du bé­tail: «Les risques pour l’être hu­main et pour l’ani­mal n’ont pas fait l’ob­jet d’études suf­fi­santes. » Une li­corne in­vi­sible gra­vi­tet-elle au­tour de la Terre ? Ce­la n’a pas fait l’ob­jet d’études suf­fi­santes.

C’est à cette époque que les cher­cheurs In­go Po­try­kus et Pe­ter Beyer font leur pre­mière ré­colte de riz jaune. Du riz conte­nant du bê­ta-ca­ro­tène, eu­rê­ka ! Un an plus tard, In­go Po­try­kus fait la cou­ver­ture de Time Ma­ga­zine.

Ce­lui-ci ren­contre Ben­ny Här­lin lors d’une confé­rence à Lyon. Green­peace s’adresse aux mé­dias et se moque des cher­cheurs. Ben­ny Här­lin ex­plique aux jour­na­listes qu’il fau­drait consom­mer neuf ki­los de riz cuit par jour pour cou­vrir ses ap­ports en vi­ta­mine A. Les jour­na­listes font alors ve­nir In­go Po­try­kus, qui par­ti­cipe à la confé­rence, cer­tains que les deux hommes vont s’échar­per. Mais l’in­at­ten­du se pro­duit et le dé­bat s’apaise lorsque Ben­ny Här­lin pro­nonce ces quelques phrases qui font le tour du monde: «Le riz do­ré re­pré­sente un dé­fi mo­ral pour notre po­si­tion. » Car il ré­pond à une bonne cause. Et Green­peace ne dé­trui­ra pas de par­celles ex­pé­ri­men­tales.

Trois jours plus tard, une por­te­pa­role de l’ONG à Londres rec­ti­fie le tir : « Green­peace se ré­serve le droit d’agir contre les OGM. Le riz trans­gé-

LES RISQUES SA­NI­TAIRES LIÉS AUX OGM NE SONT PAS PLUS ÉLE­VÉS QUE CEUX DES PLANTES IS­SUES DES CULTURES CLAS­SIQUES.

nique ne va pas ré­soudre le pro­blème de la mal­nu­tri­tion. »

QUAND LA PO­LÉ­MIQUE CONFINE À L’AB­SURDE

Dans les an­nées 2000, la po­lé­mique tourne à l’ab­surde. Les uns mettent au point une nou­velle va­rié­té de riz conte­nant plus de bê­ta-ca­ro­tène. Aus­si­tôt, les autres crient au risque de sur­do­sage. Il est vrai que, chez les femmes ayant ab­sor­bé trop de vi­ta­mine A du­rant leur gros­sesse, le risque de mettre au monde un en­fant pré­sen­tant des mal­for­ma­tions est ac­cru. Mais ce­la n’a rien à voir avec le riz do­ré. Les études ont mon­tré que le bê­ta-ca­ro­tène, trans­for­mé en vi­ta­mine A par l’or­ga­nisme, ne pré­sente pas de dan­ger pour l’em­bryon.

Il n’existe pas de par­le­ment mon­dial de la science. En re­vanche, il y a des aca­dé­mies des sciences, qui re­cherchent le consen­sus sur des ques­tions qui font po­lé­mique. Du­rant ces an­nées, nombre d’aca­dé­mies pu­blient leurs rap­ports. Et leurs conclu­sions sont tou­jours les mêmes : les risques sa­ni­taires liés aux ali­ments trans­gé­niques ne sont pas plus éle­vés que ceux des plantes is­sues des cultures clas­siques.

In­go Po­try­kus a ap­pris une chose : la science, elle aus­si, a be­soin d’images. Par­ti ren­con­trer le pape à Rome, il lui de­mande de bé­nir les grains. Ce n’est pas une bé­né­dic­tion of­fi­cielle, mais il existe dé­sor­mais une pho­to du pape et du riz. Une image pré­cieuse pour qui veut tou­cher les ri­zi­cul­teurs ca­tho­liques des Phi­lip­pines. Dans ce pays, des mi­li­tants ont dé­truit une par­celle ex­pé­ri­men­tale, un mois plus tôt. La science cherche dé­sor­mais l’aide de l’Église.

Le rap­port le plus ré­cent sur le gé­nie gé­né­tique en agri­cul­ture a été pu­blié en 2016 par l’Aca­dé­mie na­tio­nale des sciences amé­ri­caine. Les spé­cia­listes ont pas­sé en re­vue plus de 1000 pu­bli­ca­tions. Et les épi­dé­mio­lo­gistes ont éva­lué les risques en com­pa­rant les Amé­ri­cains aux Eu­ro­péens de l’Ouest. Les uns consomment des OGM, les autres non. Rien n’in­dique un dé­ve­lop­pe­ment plus ra­pide du can­cer, du dia­bète, de l’au­tisme ou des al­ler­gies ali­men­taires en Amé­rique qu’en Eu­rope de­puis l’in­tro­duc­tion des OGM.

Un tel cli­vage entre la vé­ri­té scien­ti­fique et la vé­ri­té per­çue in­ter­pelle les so­cio­logues. Wolf­gang van den Daele, pro­fes­seur émé­rite, est un grand so­cio­logue al­le­mand spé­cia­liste du

AUX PHI­LIP­PINES, DES MI­LI­TANTS ONT DÉ­TRUIT UNE PAR­CELLE D’OGM. LA SCIENCE CHERCHE DÉ­SOR­MAIS L’AIDE DE L’ÉGLISE.

gé­nie gé­né­tique vé­gé­tal. Au dé­but des an­nées 1990, il a presque sé­ques­tré dans la même pièce dé­trac­teurs et par­ti­sans des OGM pen­dant 12 jours, jus­qu’à ce que chaque ar­gu­ment soit dis­cu­té jus­qu’au bout.

«Le gé­nie gé­né­tique agri­cole fait par­tie d’un sys­tème qu’on peut cri­ti­quer, consi­dère Wolf­gang van den Daele, en par­lant de l’agri­cul­ture in­dus­trielle. Mais au­cune plante is­sue de l’agri­cul­ture tra­di­tion­nelle ne se­rait au­to­ri­sée si on la sou­met­tait aux mêmes prin­cipes de pré­cau­tion qu’au gé­nie gé­né­tique vé­gé­tal. »

Tan­dis que les Amé­ri­cains s’in­té­ressent aux pers­pec­tives qu’offrent les nou­velles tech­no­lo­gies, les Eu­ro­péens s’in­ter­rogent sur les risques. C’est le prin­cipe de pré­cau­tion. Dans bien des cas, ce prin­cipe est rai­son­nable.

Ce­pen­dant, dans le do­maine des ali­ments trans­gé­niques, es­time Wolf­gang van den Daele, « Green­peace et les Verts al­le­mands ont dé­voyé le prin­cipe de pré­cau­tion. »

Loin de ces­ser, la po­lé­mique au­tour du riz do­ré s’est fi­gée, au point de s’éri­ger en ri­tuel. En Aus­tra­lie, au Ca­na­da et aux Phi­lip­pines, les au­to­ri­tés vont dé­battre de son au­to­ri­sa­tion dans les mois à ve­nir. Les mi­li­tants ma­ni­festent dé­jà. Et les scien­ti­fiques ont sor­ti leur carte maî­tresse : les lau­réats du prix No­bel.

À Fri­bourg, les deux cher­cheurs constatent avec in­di­gna­tion que l’ap­pel des Prix No­bel ne sus­cite que peu d’in­té­rêt. Chez Green­peace, les suc­ces­seurs de Ben­ny Här­lin ont pu­blié une prise de po­si­tion : « Les éven­tuels risques pour la san­té de­meurent à ce jour in­suf­fi­sam­ment ex­plo­rés et les OGM res­tent contes­tés, même au sein de la com­mu­nau­té scien­ti­fique. »

AU­CUNE PLANTE NE SE­RAIT AU­TO­RI­SÉE SI ON LA SOU­MET­TAIT AUX MÊMES PRIN­CIPES DE PRÉ­CAU­TION QUE LES OGM.

L’agri­cul­ture tra­di­tion­nelle re­court elle aus­sià des plantes au pa­tri­moine gé­né­tique mo­di­fié.

Les par­ti­sans du riz do­ré es­timent qu’il pour­rait sau­ver des vies d’en­fants en Asie.

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