De grands pro­jets pour la «pe­tite UQO»

Seaway News - - CORNWALL & AREA COMMUNITY CALENDAR DEADLINE: FRIDA -

Après que le min­istre re­spon­s­able de l’Ou­taouais, Stéphane Berg­eron, ait avoué la se­maine dernière la sit­u­a­tion du déséquili­bre his­torique dans les dossiers de la santé et de l’éd­u­ca­tion, l’Univer­sité du Québec en Ou­taouais (UQO) s’at­tend dé­sor­mais à que le gou­verne­ment québé­cois passe de la pa­role aux actes.

Selon le doyen des études à l’UQO, Marc Landry, on est déjà dans la bonne voie. «Pas plus tard qu’hier, on a déjà pu voir des gestes con­crets avec l’an­nonce du min­istre (de l’Éd­u­ca­tion supérieure, de la Recherche, de la Sci­ence et de la Tech­nolo­gie) Pierre Duch­esne. On es­père main­tenant que ça va se pour­suivre avec l’UQO.»

L’ef­fet «417» a eu un im­pact né­gatif en Ou­taouais. Au fil des ans, l’UQO avait même hérité du nom de «pe­tite UQO» avec son nom­bre de pro­grammes of­ferts et d’étu­di­ants in­scrits. «Puisque c’était of­fert de l’autre côté de la rivière, on di­s­ait qu’on n’en avait pas be­soin ici. Main­tenant, il faut aller à l’Assem­blée na­tionale et rétablir l’équili­bre.»

Les pro­grammes de soins de santé sont at­ten­dus depuis des an­nées à l’étab­lisse­ment uni­ver­si­taire. M. Landry re­con­naît qu’il y a du pain sur la planche pour les prochaines an­nées. «Il y a un re­tard à rat­traper. Que ce soit en kiné­si­olo­gie, en sciences de la famille ou en phar­ma­ceu­tique. Il y a d’ailleurs un comité qui a été mis sur place pour struc­turer le vo­let du cam­pus de la santé», ad­met-il. For­ma­tion en phar­ma­cie à l’UQO La for­ma­tion en phar­ma­cie est un souhait que chérit l’UQO depuis quelques an­nées déjà. Au début de l’an­née sco­laire, une mau­vaise nou­velle a fait rage: l’Univer­sité d’Ottawa développe le même pro­jet. Ce qui sem­blait an­non­cer la fin d’un rêve n’aura peut-être été qu’un ob­sta­cle. La somme de 60 000$ amassée lors du tournoi or­gan­isé par Yves Audette de la Fon­da­tion de l’UQO en août a donné un sec­ond souf­fle à l’étab­lisse­ment uni­ver­si­taire. Avec un comité en place, la chance sem­ble avoir tourné. «Il y a des pro­fes­sion­nels de la santé qui tra­vaille là-dessus», af­firme M. Landry.

C’est donc dire que l’UQO pour­rait compter sur un pro­gramme en phar­ma­cie à court terme, si les astres sont alignés. Le doyen des études ajoute à la liste les pro­grammes de sciences in­fir­mières et de médecines, qui sont présen­te­ment of­ferts à l’Univer­sité de McGill. «On veut es­sayer de ravoir nos étu­di­ants de 1ère et 2e an­née.» Avec une grande pénurie de pro­fes­sion­nels de la santé, la créa­tion des pro­grammes cités plus haut per­me­t­trait de pou­voir garder les étu­di­ants et qu’ils étab­lis­sent leur vie en Ou­taouais, es­time M. Landry.

L’UQO souhaite égale­ment dévelop­per son pavil­lon des arts et of­frir aux étu­di­ants un mi­lieu cul­turel unique où les arts vi­suels et le Con­ser­va­toire de musique, en­tre autres, seraient réu­nis sous le même toit. Des plans sont déjà en place pour qu’il y ait un pro­longe­ment au cours des prochaines an­nées.

Newspapers in English

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.