EN­TRE­VUE MU­SI­CALE

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Par Jean-fran­çois Cyr – Fon­dé en 1992, le groupe américain de mé­tal al­ter­na­tif Stone Sour a pro­po­sé au dé­but de l’été l’al­bum in­ti­tu­lé Hydrograd. En­re­gis­tré en stu­dio avec une ap­proche très live, ce sixième long jeu mé­lange le thrash, le hard rock, le punk et même le blues. En gé­né­ral, les cri­tiques sont plus que po­si­tives. Le chan­teur de Stone Sour, Corey Tay­lor, qui est éga­le­ment lea­der de la populaire for­ma­tion Slipk­not, par­tage ici son conta­gieux en­thou­siasme.

DE­PUIS PLU­SIEURS SE­MAINES, VOUS SEMBLEZ PAR­TI­CU­LIÈ­RE­MENT EN­THOU­SIASTE À PROPOS DE L’AL­BUM HYDROGRAD. À VOTRE AVIS, LE BUZZ EST-IL PLUS GROS QUE JA­MAIS?

Oh oui! Je pense que l’équipe au­tour de Stone Sour est ra­vie des 15 nou­veaux mor­ceaux. Tous ceux qui ont écou­té l’al­bum, au­tour de nous, l’ont ai­mé. Leurs com­men­taires po­si­tifs s’ajoutent au plai­sir im­mense que j’ai eu à faire cet al­bum. C’est pro­ba­ble­ment pour ça que j’en parle avec au­tant de po­si­ti­visme!

SE­RAIT-CE LE MEILLEUR DES SIX AL­BUMS DU BAND?

Je pense que oui. Hydrograd ren­ferme à peu près tout ce qui est né­ces­saire dans un al­bum rock, à mon avis. Il est puis­sant, har­gneux (il a em­ployé le terme an­glais ba­dass), co­ol, éner­gique, bien joué mu­si­ca­le­ment et sans com­pro­mis. Et je suis spé­cia­le­ment sa­tis­fait de nos mé­lo­dies. En fait, c’est l’un des pro­jets dont je suis le plus fier de­puis le dé­but de ma car­rière.

EST-CE QUE CETTE AP­PROCHE LIVE A CONTRI­BUÉ À CRÉER CETTE BONNE AT­MO­SPHÈRE EN STU­DIO?

Ab­so­lu­ment. Nous sommes re­tour­nés à une ap­proche très old school. Nous avons joué les chan­sons tous en­semble et elles étaient en­re­gis­trées en di­rect. En­suite, nous avons ap­por­té un mi­ni­mum de re­touches. De cette ma­nière, on pou­vait se concen­trer sur chaque mor­ceau, en uti­li­sant notre in­tui­tion. J’ai ado­ré l’éner­gie qui s’est dé­ga­gée du groupe.

EST-CE QUE CETTE AP­PROCHE LIVE EN STU­DIO A NÉ­CES­SI­TÉ PLUS DE PRÉ­PA­RA­TION EN AMONT?

Oui. Nous avons pris le temps. Nous avons été ri­gou­reux quant aux ar­ran­ge­ments avant d’en­trer en stu­dio. Nous avons par­ta­gé des dé­mos entre nous. Nous avons bien pra­ti­qué chaque chan­son avant l’en­re­gis­tre­ment. Toute cette pré­pa­ra­tion a per­mis aux gars de vrai­ment se lais­ser al­ler en stu­dio. Je crois que Hydrograd res­pire le jam, la pas­sion, le par­ty!

C’EST CER­TAI­NE­MENT DIF­FÉ­RENT DU PRO­CES­SUS UTI­LI­SÉ POUR CRÉER VOS DEUX RESPECTÉS AL­BUMS CONCEPTS HOUSE OF GOLD & BONES (SOR­TIS EN OC­TOBRE 2012 ET EN AVRIL 2013)…

Oh! man… Je suis ex­trê­me­ment fier de ces deux disques. Nous avons vrai­ment ame­né nos fans ailleurs. En plus, les al­bums ont été très bien ac­cueillis. Mais la créa­tion de House of Gold & Bones a né­ces­si­té un tra­vail de fou. J’ai tel­le­ment bos­sé sur ces al­bums en pré­pro­duc­tion que j’ai ou­blié par mo­ments d’avoir du plai­sir. Ce n’est pas nor­mal, car c’est un tra­vail de rêve.

POUR­QUOI AVOIR MIS AU­TANT D’ÉNER­GIE DANS LA PRÉ­PA­RA­TION DE HOUSE OF GOLD & BONES ALORS?

Sim­ple­ment parce qu’au dé­part, c’était un pro­jet que nous vou­lions réa­li­ser. Nous avions tel­le­ment en­vie que le concept soit bien com­pris... Nous nous sommes fait hap­per dans le tour­billon de la créa­ti­vi­té. En tout cas, je ne pense pas re­faire d’al­bum concept! Voi­là, en gros, ce qui a motivé notre dé­sir de faire un al­bum spon­ta­né, di­rect et sans fla­fla.

STONE SOUR ET SLIPK­NOT SONT DEUX FOR­MA­TIONS PAS­SA­BLE­MENT DIF­FÉ­RENTES. SA­VEZ-VOUS TOU­JOURS POUR QUEL GROUPE VOUS AL­LEZ ÉCRIRE UNE PIÈCE?

Oui. Tou­jours. Quand j’ai une idée et que je com­mence à écrire les pa­roles d’une chan­son, je sais ins­tinc­ti­ve­ment qu’elle se­ra pour Stone Sour ou pour Slipk­not. Je ne me per­mets ja­mais de croi­ser les deux pro­jets.

HYDROGRAD EST EX­TRÊ­ME­MENT VA­RIÉ. ON PASSE DU THRASH MÉ­TAL À LA BALLADE ROCK. EST-CE QUE CETTE VERSATILITÉ EST TRÈS IM­POR­TANTE POUR STONE SOUR?

Oui. Stone Sour nous per­met jus­te­ment d’ex­plo­rer les dif­fé­rents genres mu­si­caux. Nous ai­mons bien mé­lan­ger les genres et pous­ser un peu plus loin leurs li­mites.

VOUS AVEZ PU­BLIÉ UN QUA­TRIÈME LIVRE EN AOÛT IN­TI­TU­LÉ AME­RI­CA­NA 51. DE QUOI EST-IL QUES­TION DANS CE­LUI-CI?

De politique. Des di­vi­sions qui af­fectent notre po­pu­la­tion aux États-unis. Je par­tage mes ré­flexions sur la né­ces­si­té de se re­trou­ver quelque part au centre […]. Quand Do­nald Trump a été élu, je n’y croyais pas. C’est tel­le­ment em­bar­ras­sant d’avoir ce pré­sident… J’ai donc je­té trois cha­pitres et re­com­men­cé une par­tie du livre.

EST-CE QU’IL EXISTE UNE AUTRE FORME AR­TIS­TIQUE QUI VOUS IN­TÉ­RESSE?

En fait, oui. Je veux vrai­ment écrire un scé­na­rio de film de fic­tion. (Rires) Je ne sais pas com­ment je vais trou­ver le temps, mais gé­né­ra­le­ment, quand j’ai en­vie de faire quelque chose, j’y ar­rive!

Hydrograd est dis­po­nible chez tous les bons dis­quaires.

Stone Sour

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