Baisse du poids re­latif du français en On­tario

The Glengarry News - - The Opinion Page -

La baisse du poids re­latif du français en On­tario et au Canada con­statée dans le re­cense­ment 2016 de Statis­tique Canada in­quiète grande- ment l’Assem­blée de la fran­co­phonie de l’On­tario (AFO).

La survie à long terme des mi­norités lin­guis­tiques fran­co­phones en On­tario et au Canada est com­pro­mise, selon l’AFO.

En 2011, l’On­tario dénom­brait 542 390 per­son­nes dont la pre­mière langue of­fi­cielle par­lée est le français pour un poids re­latif de 4,3 %. En 2016, cette pro­por­tion a baissé de 0,2 % pour s’établir à 4,1% (549 185 fran­co­phones sur une pop­u­la­tion to­tale de 13 448 494).

« L’avenir de la com­mu­nauté franco-on­tari­enne est men­acé en On­tario. Cette diminu­tion af­fecte notre ca­pac­ité de vivre en français, d’obtenir des ser­vices gou­verne­men­taux dans notre langue et d’être représen­tés auprès des ac­teurs poli­tiques. Cette diminu­tion me­nace l’avenir et la survie même de la fran­co­phonie on­tari­enne », a ex­pliqué le prési­dent de l’AFO, Carol Jolin.

« Le gou­verne­ment du Canada a le de­voir con­sti­tu­tion­nel et moral de s’at­ta­quer de front à la baisse sig­ni­fica­tive du poids re­latif des fran­co­phones vi­vant en mi­lieu mi­nori­taire. On ne peut plus ac­cepter que la prov­ince de l’On­tario n’ac­cueille que 2 % d’im­mi­grants fran­co­phones et perde du poids dé­mo­graphique à chaque an­née. Il faut freiner cette ten­dance et combler les re­tards des dernières an­nées », a ajouté M. Jolin.

Ap­pui aux com­mu­nautés de langues of­fi­cielles

« Au­jourd’hui, il est plus im­por­tant que ja­mais que le Premier min­istre du Canada af­firme haut et fort son ap­pui aux com­mu­nautés de langues of­fi­cielles en mi­lieu mi­nori­taire et qu’il aug­mente de façon très sig­ni­fica­tive le fi­nance­ment du Plan d’ac­tion pluri­an­nuel aux langues of­fi­cielles. La survie à long terme de notre com­mu­nauté, c’est au­jourd’hui que ça se joue. Il est plus que temps d’agir » a dit M. Jolin.

Mal­gré ce som­bre tableau, tout n’est pas en­tière­ment noir pour les fran­co­phones. Le nom­bre de fran­co­phones vi­vant en On­tario et de per­son­nes pou­vant s’ex­primer en français ont aug­menté. Comp­tant 6 795 Franco-On­tari­ennes et Franco-On­tariens de plus qu’en 2011, l’On­tario dénom­bre égale­ment 100 000 per­son­nes de plus pou­vant s’ex­primer en français (1 395 805 en 2011; 1 490 840 en 2016).

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