Da­vid Whis­sell prêt à un com­pro­mis.

Tribune Express - - LA UNE - FRÉ­DÉ­RIC HOUNTONDJI fre­de­ric.hountondji@eap.on.ca

Le pro­prié­taire de l’en­tre­prise Uni­roc, Da­vid Whis­sell, se dit prêt à un com­pro­mis re­la­ti­ve­ment à sa pour­suite de près de 10 M$ contre la mu­ni­ci­pa­li­té de Gren­vil­le­sur-la-Rouge pour « ex­pro­pria­tion dé­gui­sée » de sa sa­blière.

Il a dé­cla­ré à notre jour­nal qu’il avait fait part de sa dis­po­ni­bi­li­té à trou­ver un ter­rain d’en­tente, au nou­veau maire Tom Ar­nold, dont il a sa­lué l’élec­tion et celle de son équipe. « Je sou­haite qu’ils fassent preuve d’ou­ver­ture et cherchent plu­tôt le com­pro­mis que la confron­ta­tion, comme l’an­cienne ad­mi­nis­tra­tion l’a fait, a dé­cla­ré M. Whis­sell. Il fau­dra que la mu­ni­ci­pa­li­té prenne une po­si­tion. Nous on est prêt à les ren­con­trer. On est ou­vert à trou­ver une so­lu­tion de com­pro­mis. »

Même s’il est dis­po­sé à trou­ver une so­lu­tion, il n’en­tend pas ac­cep­ter un com­pro­mis à n’im­porte quel prix. « On a tou­jours dit à la mu­ni­ci­pa­li­té que nous avons des droits et la mu­ni­ci­pa­li­té se doit de les res­pec­ter. C’est un mi­ni­mum de né­go­cia­tion que la mu­ni­ci­pa­li­té re­con­naisse nos droits », a in­sis­té M. Whis­sell, l’an­cien dé­pu­té d’Ar­gen­teuil et mi­nistre sous le gou­ver­ne­ment Cha­rest.

Uni­roc sou­tient que la Ville a pris des dis­po­si­tions illé­gales et pré­ju­di­ciables pour l’em­pê­cher d’ex­ploi­ter sa sa­blière. « On a un per­mis en bonne et due forme qui a été émis par la mu­ni­ci­pa­li­té. On a deux im­menses pro­prié­tés. La Ville nous a don­né un per­mis pour faire une sa­blière. On est al­lé cher­cher nos per­mis aux autres ins­tances. Au­jourd’hui, on de­mande à la Ville de re­con­naître nos droits et ils ne veulent pas », s’est dé­so­lé M. Whis­sell.

Tout à perdre

Pour le pa­tron d’Uni­roc, Gren­ville-sur­la-Rouge n’a pas à jouer les plus forts dans ce dos­sier où il au­rait tout à perdre. « Dans ce dos­sier, c’est vrai­ment la mu­ni­ci­pa­li­té qui est à risque, pas mon en­tre­prise. On a un dos­sier so­lide, on sait qu’on a des droits. Si la mu­ni­ci­pa­li­té ne les re­con­naît pas, ce sont cer­tains prin­cipes qui s’ap­pliquent, et il va fal­loir que la mu­ni­ci­pa­li­té nous dé­dom­mage », a aver­ti M. Whis­sell.

Comme dé­dom­ma­ge­ment, il es­père re­ce­voir 5 à 9 mil­lions, mais compte sur le juge pour pré­ci­ser le mon­tant. Quand on de­mande à M. Whis­sell si le mon­tant n’est pas trop éle­vé pour Gren­ville-sur-la-Rouge, il ré­pond qu’il avait ache­té sa pro­prié­té pour près d’un mil­lion de dol­lars, il y a une dou­zaine d’an­nées.

« On a du ca­pi­tal in­ves­ti là. On a ache­té un ter­rain. On est al­lé cher­cher des per­mis avec les consul­tants. Il y a la perte de pro­fits sur le sable qu’on peut ex­traire », a-t-il énu­mé­ré.

Pour le mo­ment, l’af­faire suit son cours de­vant les tri­bu­naux et les deux par­ties

As­sem­bly web­site. —pho­to Na­tio­nal

Uni­roc bu­si­ness ow­ner Da­vid Whis­sell says he is willing to find a com­pro­mise re­gar­ding his $ 10 mil­lion law­suit against Gren­ville-sur-la-Rouge for «dis­gui­sed ex­pro­pria­tion» of his sand­pit.

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