LLG veut al­ler de l’avant avec son projet de gratte-ciel

Vision (Canada) - - News - MAR­TIN BRUNETTE mar­tin.brunette@eap.on.ca

La com­pa­gnie LLG De­ve­lop­ment In­cor­po­ra­ted tente de faire in­va­li­der l’in­jonc­tion de­man­dée par Yvon Si­mo­neau, vi­sant à em­pê­cher la construc­tion d’un édi­fice de 16 étages à Ro­ck­land. La com­pa­gnie dé­po­se­ra une re­quête à la Com­mis­sion des af­faires mu­ni­ci­pales pour que le projet d’édi­fice puisse al­ler de l’avant.

Dans sa dé­marche, le nou­veau conseiller du quar­tier 4, Yvon Si­mo­neau, dé­plo­rait le fait que les ci­toyens n’avaient pas eu am­ple­ment le temps de s’ex­pri­mer sur le projet qui au­ra un im­pact sur, no­tam­ment, le pay­sage de Ro­ck­land. « Le projet pro­po­sé […] n’est pas com­pa­tible avec les pro­prié­tés ad­ja­centes», pou­vait-on lire dans l’in­jonc­tion. Celle-ci es­time que le projet n’est pas conforme avec cer­tains rè­gle­ments du Plan of­fi­ciel des Com­tés unis de Pres­cott et Rus­sell.

L’édi­fice de 16 étages se­rait construit le long de la route 17, près de l’in­ter­sec­tion de la rue Cham­ber­land sur une sur­face de 14 560 pieds car­rés. Le projet se­rait éva­lué à près de 60 mil­lions de dol­lars. Il contien­drait 112 uni­tés ré­si­den­tielles.

Projet contro­ver­sé

Le projet avait d’abord été sou­le­vé à la table de l’an­cien conseil le 3 sep­tembre 2014. Par la suite, une réunion pu­blique avait eu lieu tout juste avant la réunion ré­gu­lière du conseil, le 15 sep­tembre. Cer­taines per­sonnes, dont Yvon Si­mo­neau, n’avaient pu as­sis­ter à la pré­sen­ta­tion du projet puisque la salle du conseil avait at­teint la ca­pa­ci­té maxi­male de 67 per­sonnes.

De son cô­té, la com­pa­gnie LLG De­ve­lop­ment In­cor­po­ra­ted pré­cise dans sa re­quête que le de­man­deur, Yvon Si­mo­neau, au­rait pu as­sis­ter à la séance d’in­for­ma­tion s’il avait de­man­dé l’ac­cès puisque des sièges avaient été ré­ser­vés à ce mo­ment pour les can­di­dats à l’élec­tion mu­ni­ci­pale.

La com­pa­gnie LLG De­ve­lop­ment In­cor­po­ra­ted énonce, dans la re­quête, qu’elle a uti­li­sé la salle du conseil no­tam­ment parce que l’équi­pe­ment né­ces­saire à la pré­sen­ta­tion était dis­po­nible.

Des ci­toyens avaient dé­po­sé des plaintes en ce sens à l’Om­buds­man de l’On­ta­rio. Un rap­port pu­blié ré­cem­ment par le chien de garde de l’On­ta­rio avait conclu que la réunion pu­blique était lé­gi­time. « La réunion du 15 sep­tembre 2014 qui a pré­cé­dé la réunion du conseil était une réunion pri­vée, or­ga­ni­sée par un pro­mo­teur. Ce n’était pas une réunion du conseil as­su­jet­tie aux exi­gences des réunions pu­bliques en ver­tu de la Loi sur les mu­ni­ci­pa­li­tés. »

Cer­tains ci­toyens ont cri­ti­qué le projet en rai­son du fait qu’un des pro­prié­taires de LLG De­ve­lop­ment In­cor­po­ra­ted est Stéphane J. Lalonde. Ce der­nier est un des quatre co­ac­cu­sés dans un cas d’abus de confiance avec les an­ciens conseillers Guy Fé­lio et Diane Choi­nière et l’an­cien maire Mar­cel Gui­bord.

Yvon Si­mo­neau

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.