Près de 55 ans de car­rière dans l’au­to­mo­bile

Vision (Canada) - - COLLECTIVITÉ • COMMUNITY - MAXIME MYRE maxime.myre@eap.on.ca

Marc, Luc et Mar­cel Bélanger, pro­prié­taires de la conces­sion Ch­rys­ler sur la route 17 à Ro­ck­land. Il y a 55 ans, Mar­cel Bélanger amor­çait sa car­rière dans le do­maine de l’au­to­mo­bile. Mais il ne se dou­tait certes pas que son pre­mier poste en tant que ven­deur de vé­hi­cules d’oc­ca­sion lui ou­vri­rait toutes grandes les portes d’une car­rière flo­ris- sante dans ce do­maine.

Dix mois plus tard, il est em­bau­ché par Be­lisle Che­vro­let Old­smo­bile. C’est dès ce mo­ment-là qu’il com­mence à ap­prendre les rouages de l’en­tre­prise et se rend compte ra­pi­de­ment qu’il pour­rait ac­qué­rir sa propre conces­sion au­to­mo­bile.

Sans un sou à son nom, il dé­cide de se lan­cer dans une aven­ture de 50 ans, ponc­tués de tem­pêtes et de bons mo­ments avec ses deux fils, Luc et Marc Bélanger. L’his­toire des Bélanger en est une de pros­pé­ri­té, d’in­no­va­tion, de tra­vail achar­né, mais sur­tout, de ré­si­lience.

L’his­toire com­mence lorsque Mar­cel Bélanger dé­cide de quit­ter son poste de ven­deur d’au­to­mo­biles usa­gées sur la rue Saint-Laurent. Un ami lui pro­pose alors de ve­nir tra­vailler pour le conces­sion­naire de son père, Be­lisle Che­vro­let Old­smo­bile (GM). C’est avec les Be­lisle d’Ot­ta­wa que Mar­cel Bélanger ap­prend vé­ri­ta­ble­ment les rouages de la vente et de l’ex­ploi­ta­tion d’une conces­sion au­to­mo­bile. À l’au­tomne 1971, les Be­lisle dé­cident d’ache­ter une conces­sion GM à Haw­kes­bu­ry. Ils tentent alors de convaincre M. Bélanger d’en de­ve­nir le gé­rant.

« Moi je suis un gars d’Ot­ta­wa. J’étais ha­bi­tué à la ville. Là ils me de­man­daient de dé­mé­na­ger en cam­pagne. Je n’étais pas cer­tain parce que je me di­sais que ce n’était pas pour du­rer. Être en af­faires en ré­gion ce n’est pas fa­cile. Fi­na­le­ment j’en ai par­lé avec ma femme et on a pris le risque. C’était sû­re­ment une de mes meilleures dé­ci­sions. Deux mois plus tard, soit en jan­vier 1972, on a pris nos ba­gages et on a dé­mé­na­gé à Haw­kes­bu­ry. »

C’est en tant que ges­tion­naire de la conces­sion de Haw­kes­bu­ry que Mar­cel Bélanger se rend compte qu’il pour­rait très bien ap­par­te­nir et ex­ploi­ter sa propre conces­sion. En 1976, les Be­lisle dé­cident de s’at­ta­quer au mar­ché qué­bé­cois et choi­sissent d’ou­vrir une conces­sion à Ri­gaud, ques­tion d’être plus près de Mon­tréal. C’est ain­si que s’offre à Mar­cel Bélanger la pos­si­bi­li­té d’ache­ter la conces­sion GM de Haw­kes­bu­ry.

Il en de­vient le pro­prié­taire en jan­vier 1976. Ses fils, Luc et Marc Bélanger, gran­di­ront à l’ombre de cette conces­sion et choi­si­ront éven­tuel­le­ment de faire car­rière dans l’au­to­mo­bile. Pen­dant quatre belles an­nées, les Bélanger battent des re­cords avec GM et doivent faire li­vrer les au­to­mo­biles dans un convoi de trans­port qui pou­vait comp­ter plus de 10 ca­mions. Une es­corte po­li­cière était né­ces­saire pour li­vrer les au­to­mo­biles.

La pre­mière tem­pête C’est en 1981 que les Bélanger doivent faire face à leur pre­mière tem­pête. L’éco­no­mie ne va plus, la cour est pleine d’au­to­mo­biles et per­sonne n’achète quoi que ce soit. La CIP, une des plus grandes in­dus­tries de la ré­gion, com­mence à abo­lir des postes.

« Quand le monde ne tra­vaille pas, la pre­mière chose qu’ils font c’est d’en­du­rer leur au­to et quand ils ont une pro­mo­tion ou un nou­veau job, la pre­mière chose qu’ils font c’est de s’ache­ter une au­to. De 1980 à 1982, on a pas­sé proche de tout perdre. On avait 39 em­ployés et on est tom­bé à 18. C’était vrai­ment tough. »

—pho­to Maxime Myre

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