DEATH VAL­LEY GIRLS

DARKNESS RAINS

VOIR (Québec) - - À ÉCOUTER -

(Sui­cide Squeeze)

Ce troi­sième al­bum du groupe de L.A. re­prend là où le pré­cé­dent Glow in the Dark s’était ar­rê­té deux ans plus tôt. Tou­jours mar­qué par les tré­mo­los vo­caux de la chan­teuse et mul­ti-ins­tru­men­tiste Bon­nie Bloom­gar­den et les riffs plom­bés du gui­ta­riste Lar­ry Sche­mel (ap­puyés par la bas­siste Ala­na Am­ram et la bat­teuse Lau­ra Har­ris), le witch rock de Death Val­ley Girls est sombre et lourd, mé­lan­co­lique dans le fond et vi­trio­lique dans la forme. Os­cil­lant entre hard rock à la Black Sab­bath, spleen sound­gar­de­nesque, 60’s ga­rage, post-psy­ché­dé­lique apo­ca­lyp­tique digne du MC5 et pro­to-punk stoo­gien époque Fun­house – la pièce Di­sas­ter (Is What We’re Af­ter), et son clip met­tant en ve­dette Ig­gy Pop, est plus qu’élo­quente –, le com­bo livre en 10 chan­sons une puis­sante charge rock tein­tée de ro­man­tisme noir. Il ne manque qu’un peu de fo­lie et de dan­ger pour qu’on y croit vrai­ment. (P. Baillar­geon)

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