Cette étoile garde pour­tant les pieds sur terre

Winnipeg Free Press - - COMMUNITY VOICES - Mber­ck­vens@la-lib­erte.mb.ca

soeurs se de­mandaient com­ment ça al­lait se passer. Comme je suis leur aînée, je leur di­s­ais: On va rester calme, ça va bien se passer. Comme mon père a dit: Si vous êtes de­vant l’au­di­toire et que vous êtes nerveuses, il faut juste re­garder les gens que vous con­nais­sez. Alors j’ai re­gardé mes par­ents, mes cousines, ceux avec qui j’étais plus famil­ière.”

Dans sa famille, de con­fes­sion chré­ti­enne, toute petite, Stella a rapi­de­ment dé­cou­vert le gospel et son idole Ma­halia Jack­son, con­sid­érée comme la reine de ce genre mu­si­cal. Plus tard, elle se sur­pre­nait à imiter les chanteurs et chanteuses d’opéra, ou encore la chan­son de Jo­hannes Brahms Guten Abend, gute Nacht. (Voir vidéo sur notre compte Face­book et In­sta­gram et sur notre site web www.la-lib­erte.ca.)

Alors, à 8 ans, sa dé­ci­sion était prise. Elle voulait de­venir chanteuse d’opéra. Un rêve qui l’en­traîne vers des ac­cents quasi mys­tiques: “J’ai juste un sen­ti­ment en moi qui me rend ex­trême­ment con­tente quand je chante. Je suis comme en train de voler ou de respirer l’air frais. Je chante pour le plaisir, mais aussi pour Dieu. Dieu nous donne les dons. Alors, on doit re­donner ce que Dieu nous a donné.”

Son père l’incite à se dé­passer et cherche un pro­fesseur de chant qui pour­rait amener sa fille à un niveau supérieur. Et Stella Ntambwe cul­tive ce même désir d’ex­i­gence. “Il faut que cela soit per­fecto.”

Étu­di­ante au Col­lège de Lorette, Stella, qui sig­ni­fie étoile en latin, garde pour­tant les pieds sur terre. “Si la musique ne fonc­tionne pas, je voudrais étudier la phys­io­thérapie. Dans un monde idéal, je veux juste avoir une bonne vie. Mon très grand rêve, c’est de don­ner un con­cert à la salle du Cen­te­naire de Winnipeg. Il faut tra­vailler très dur pour ça.”

Newspapers in English

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.