Zhu Pin­pin veut don­ner un cer­veau aux ro­bots

China Today (French) - - SOMMAIRE - XIE FEIJUN*

voir la R&D de nos propres lo­gi­ciels clés d’opé­ra­tions pa­ral­lèles et de les mettre à la dis­po­si­tion de l’in­dus­trie ma­nu­fac­tu­rière.

À l’heure ac­tuelle, 167 su­per­cal­cu­la­teurs chi­nois ayant fi­gu­ré sur le pal­ma­rès du TOP500, leur nombre a dé­pas­sé, pour la pre­mière fois, ce­lui des États-Unis. « Nous sommes en tête du clas­se­ment mon­dial par le nombre de nos su­per­cal­cu­la­teurs, mais au ni­veau de la mise en ap­pli­ca­tion, il existe en­core un écart entre notre pays et les pays dé­ve­lop­pés. Ré­duire ce fos­sé né­ces­si­te­ra une longue pé­riode de tra­vail sur la so­lu­tion des pro­blèmes clés et il est aus­si né­ces­saire de pro­mou­voir l’uti­li­sa­tion des su­per­cal­cu­la­teurs dans les en­tre­prises qui en ont be­soin », a ana­ly­sé M. Yang. À en ju­ger par les ex­pé­riences étran­gères, deux tiers des scien­ti­fiques se consacrent à l’ap­pli­ca­tion du HPC, mais en Chine, la plu­part sont com­po­sés de scien­ti­fiques spé­cia­li­sés en or­di­na­teur. En tant que l’un des six centres du HPC, le NSCC de Wuxi en­vi­sage de fon­der un la­bo­ra­toire avec des en­tre­prises qui uti­lisent des su­per­cal­cu­la­teurs afin de ré­soudre la pé­nu­rie de per­son­nels dans ce do­maine. Le NSCC de Wuxi ac­cor­de­ra des res­sources, telles que des pro­grammes et des mo­dèles, afin d’élar­gir l’ap­pli­ca­tion du HPC.

« Les in­ves­tis­se­ments dans la re­cherche scien­ti­fique en Chine ont même dé­pas­sé les États-Unis sur cer­tains vo­lets, ce qui ex­plique le fait que beau­coup de cher­cheurs tra­vaillant à l’étran­ger sou­haitent re­ve­nir en Chine. En ef­fet, grâce aux res­sources, ils peuvent y concré­ti­ser beau­coup de leurs pro­jets de re­cherche im­pos­sibles à ma­té­ria­li­ser à l’étran­ger », a sou­li­gné M. Fu. Le gou­ver­ne­ment chi­nois es­père que la re­cherche scien­ti­fique ap­puie­ra da­van­tage la crois­sance éco­no­mique, il s’agit là d’une grande pro­mo­tion du dé­ve­lop­pe­ment de la re­cherche scien­ti­fique.

« Nous pou­vons fa­bri­quer des TGV de très bonne qua­li­té, mais la plu­part des lo­gi­ciels en ma­tière de concep­tion et si­mu­la­tion de la mé­ca­nique des fluides sont im­por­tés de l’étran­ger. Ain­si le su­per­cal­cu­la­teur le plus ra­pide du monde nous offre une bonne op­por­tu­ni­té de réa­li­ser la R&D de lo­gi­ciels in­dé­pen­dants, n’est-il pas ? », a in­ter­ro­gé M. Fu. Ce cri du coeur qui illustre ce­lui de nom­breux scien­ti­fiques est la force mo­trice qui les en­cou­ra­ge­ra à pour­suivre leurs re­cherches.

Au mois de juillet, la 25e In­ter­na­tio­nal Joint Confe­rence on Ar­ti­fi­cial In­tel­li­gence (IJCAI16) a ras­sem­blé plus de 1 700 ex­perts de l’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle (IA) à New York. L’IJCAI est un ren­dez-vous gran­diose des cher­cheurs et des pro­fes­sion­nels de l’IA, ain­si que l’un des plus im­por­tants colloques pro­fes­sion­nels dans le do­maine de l’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle. Cette an­née, par­mi les in­ter­ve­nants se trou­vait un Chi­nois, Zhu Pin­pin, créa­teur du ro­bot « Xiao i ». Il a par­ta­gé ses opi­nions sur le dé­ve­lop­pe­ment de l’éco­no­mie ro­bo­ti­sée et sur l’évo­lu­tion de son in­ven­tion.

Après une di­zaine d’an­nées de dé­ve­lop­pe­ment sous la di­rec­tion de Zhu Pin­pin, l’équipe de Xiao i est de­ve­nue le pre­mier four­nis­seur du monde de ro­bots à in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle en Chine. Ses cher­cheurs ont dé­ve­lop­pé plu­sieurs so­lu­tions IA, y com­pris un ro­bot de ser­vice, un ro­bot de mar­ke­ting, une base de sa­voir in­tel­li­gent, ain­si que des ro­bots sem­blables à des êtres hu­mains. Ces so­lu­tions sont ap­pli­quées dans les do­maines de la com­mu­ni­ca­tion, de la fi­nance, de l’avia­tion, de l’au­to­mo­bile, du gou­ver­ne­ment en ligne, de l’e-com­merce et de l’ha­bi­ta­tion do­mo­tique.

Le ro­bot Xiao i a fê­té ses pre­miers 50 mil­lions d’uti­li­sa­teurs.

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