La France à l’Ex­po cultu­relle de Dun­huang

China Today (French) - - BIENVENUE À - LU RUCAI, membre de la rédaction

Com­ment la culture et l’art fran­çais se sont-ils ins­pi­rés de la Chine à tra­vers les temps ?

qui lui vau­drait bien le titre de « reine de la montagne ». Mais bien­tôt, les pre­miers flo­cons de l’hi­ver com­mencent à tom­ber et souf­frant d’une bles­sure à la patte, elle n’a pas pu rap­por­ter de nour­ri­ture de­puis un cer­tain temps. Elle conduit alors ses pe­tits dans une ca­chette sous des ro­chers pour qu’en­semble ils puissent ré­sis­ter au bliz­zard.

À un mo­ment don­né, elle re­père un trou­peau de yaks, les­quels font bien dix fois son poids. Elle dé­cide, dans un ef­fort ul­time, de ris­quer le tout pour le tout pour nour­rir ses pe­tits. Leur der­nière chance de sur­vie se joue là. Alors, elle se ta­pit et des­cend pe­tit à pe­tit la fa­laise avec agi­li­té. À l’ins­tant où elle mord le cou d’un pe­tit yak, la mère de ce der­nier fonce sur Da­wa et lui as­sène un violent coup de corne dans les flancs… La mère yak et son bé­bé s’éloignent len­te­ment, tan­dis que les deux pe­tits de Da­wa poussent des cris de déses­poir du haut des roches de la montagne. Da­wa est morte ; la neige sous son corps n’a pas eu le temps de fondre com­plè­te­ment.

Peu de temps après, le prin­temps s’ins­talle et la na­ture re­prend vie. Le jeune pan­da géant Mei­mei est dé­jà ca­pable de grim­per aux arbres, signe qu’elle est dé­sor­mais en me­sure de lut­ter contre les at­taques des pré­da­teurs car­ni­vores. Il est temps pour elle de quit­ter sa mère pour vivre en toute in­dé­pen­dance.

« Dans l’es­prit des Chi­nois, la mort ne marque pas la fin d’une vie, mais le dé­but d’une autre. La na­ture est un cycle d’exis­tences in­fi­ni », ex­plique Lu Chuan.

Ce film trans­met une pro­fonde philosophie orien­tale : l’« uni­té du ciel et des êtres vi­vants ». Les animaux sau­vages suivent le cours de la na­ture et des sai­sons, main­tiennent un équi­libre na­tu­rel, se re­pro­duisent et se suc­cèdent. Mais cha­cun d’entre eux re­pré­sente une vie au­then­tique. Cette philosophie orien­tale an­ces­trale fait écho avec une prise de conscience en­vi­ron­ne­men­tale plus ré­cente.

Le mes­sage sur le gé­né­rique de fin per­siste et signe : « La mort n’est pas une fin en soi. Ce n’est qu’une borne dans le cycle de re­nais­sance. Dans cette sym­pho­nie que com­pose le cycle des vies, chaque créa­ture pro­duit sa propre note et suit son propre mou­ve­ment. Dans cette mé­lo­die bou­le­ver­sante, chaque vie bat sa propre me­sure. »

Udu pré­sent ; la par­tie « Les pays de la Route de la Soie » évoque les aven­tures créa­tives gé­né­rées par les ins­pi­ra­tions de la Route de la Soie, consti­tuant le lien re­liant la France à la Chine ; la par­tie « Ren­contre en France » pré­sente des tech­niques di­verses dans des do­maines tels que la gas­tro­no­mie, les ma­thé­ma­tiques et la mé­de­cine fran­çaise ; la par­tie « Le charme ré­gio­nal » pré­sente des chefs-d’oeuvre de créa­tions ve­nus de la ré­gion Oc­ci­ta­nie (Py­ré­nées-Mé­di­ter­ra­née), de Lyon et de Pa­ris.

Dans la par­tie « La France mil­lé­naire », sont ex­po­sés des meubles an­ciens en Mar­que­te­rie Boulle ve­nus de la cour fran­çaise

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