Le Rap­port d’ac­ti­vi­té du gou­ver­ne­ment : la meilleure vi­trine de la Chine

China Today (French) - - SOMMAIRE - Hu An­gang*

L’an­née 2018 est l’an­née inau­gu­rale qui ver­ra se tra­duire dans les faits l’es­prit du XIXe Con­grès du Par­ti com­mu­niste chi­nois (PCC), le 40e an­ni­ver­saire du lan­ce­ment de la politique de ré­forme et d’ou­ver­ture, et éga­le­ment un mo­ment im­por­tant pour l’en­trée de l’économie chi­noise dans une pé­riode de dé­ve­lop­pe­ment cen­tré sur la qua­li­té. Dans un tel contexte, le pre­mier mi­nistre Li Ke­qiang a fait, dans le rap­port d’ac­ti­vi­té du gou­ver­ne­ment qu’il a pré­sen­té à la pre­mière ses­sion de la XIIIe As­sem­blée po­pu­laire na­tio­nale (APN), une ana­lyse com­plète du dé­ve­lop­pe­ment chi­nois, ce qui re­pré­sente la meilleure vi­trine pour connaître la Chine et l’orien­ta­tion de son dé­ve­lop­pe­ment.

Les brillants suc­cès des cinq der­nières an­nées

Le pre­mier mi­nistre Li Ke­qiang a fait le bi­lan du tra­vail ac­com­pli au cours des cinq der­nières an­nées, es­ti­mant que la Chine a ob­te­nu des suc­cès in­édits sur tous les plans. Pen­dant ces cinq ans, di­verses contra­dic­tions se sont en­che­vê­trées et ad­di­tion­nées dans un contexte glo­bal de crise fi­nan­cière in­ter­na­tio­nale et de cou­rants an­ti­mon­dia­listes. Ain­si, la crois­sance com­mer­ciale mon­diale est in­fé­rieure à la crois­sance éco­no­mique, la part du vo­lume du com­merce mon­dial dans le PIB n’a ces­sé de chu­ter après avoir at­teint un som­met en 2008. Et la part du vo­lume com­mer­cial dans le PIB en Chine est pas­sée à 33,1 % en 2016 après avoir at­teint le pic de 64,8 % en 2006. Sans nul doute, la Chine est la plus grande vic­time de la crise fi­nan­cière in­ter­na­tio­nale et de l’an­ti­mon­dia­li­sa­tion.

Ce qui est en­cou­ra­geant, c’est que le dé­ve­lop­pe­ment chi­nois sus­cite une ré­flexion mon­diale. Le pre­mier mi­nistre Li Ke­qiang a af­fir­mé que la puis­sance éco­no­mique de la Chine avait dé­pas­sé un nou­veau pa­lier. Le PIB a réa­li­sé une crois­sance an­nuelle moyenne de 7,1 % pour pas­ser de 54 000 mil­liards de yuans à 82 700 mil­liards de yuans ces cinq der­nières an­nées, oc­cu­pant une part de 15 % dans l’économie mon­diale, contre 11,4 % pré­cé­dem­ment, et por­tant à plus de 30 % la contri­bu­tion chi­noise à la crois­sance éco­no­mique mon­diale. La struc­ture éco­no­mique de la Chine a connu de grands chan­ge­ments. La contri­bu­tion de la consom­ma­tion est pas­sée de 54,9 % à 58,8 %, tan­dis que la part des services est pas­sée de 45,3 % à 51,6 %. Ce sont dé­sor­mais les prin­ci­paux mo­teurs de la crois­sance éco­no­mique. Le dé­ve­lop­pe­ment par l’in­no­va­tion a por­té ses fruits. Les in­ves­tis­se­ments dans la re­cherche et le dé­ve­lop­pe­ment, tous ac­teurs confon­dus, ont connu une aug­men­ta­tion en moyenne de 11 % par an, por­tant la Chine au deuxième rang mon­dial. La contri­bu­tion au pro­grès scien­ti­fique et tech­no­lo­gique est pas­sée de 52,2 % à 57,5 %. Il est ap­pa­ru un grand nombre d’in­no­va­tions d’im­por­tance ma­jeure, telles que les mis­sions spa­tiales ha­bi­tées, l’ex­plo­ra­tion des abysses en sub­mer­sible, la té­lé­por­ta­tion quan­tique et l’avion gros por­teur. De grands pas ont été faits dans la ré­forme et l’ou­ver­ture. Le rôle du gou­ver­ne­ment a connu une trans­for­ma­tion pro­fonde grâce à la dé­cen­tra­li­sa­tion et à la sim­pli­fi­ca­tion ad­mi­nis­tra­tive, à la com­bi­nai­son de la li­bé­ra­li­sa­tion et de la ré­gu­la­tion, et à l’op­ti­mi­sa­tion de son tra­vail. Le fonc­tion­ne­ment du mar­ché et la créa­ti­vi­té de la so­cié­té ont été ma­ni­fes­te­ment dy­na­mi­sés. La mise en oeuvre de l’ini­tia­tive « la Cein­ture et la Route » a por­té ses fruits. La Chine se classe par­mi les 1ers pays au monde en ce qui concerne le vo­lume du com­merce ex­té­rieur et l’uti­li­sa­tion des ca­pi­taux étran­gers, les­quels pré­sentent une meilleure struc­ture. Les condi­tions de vie de la po­pu­la­tion n’ont ces­sé de s’amé­lio­rer. Des pro­grès dé­ci­sifs ont été ob­te­nus dans la lutte contre la pau­vre­té, 68 mil­lions de per­sonnes sont sor­ties de la pau­vre­té, dont 8,3 mil­lions re­lo­gées dans des ré­gions plus pros­pères, et le taux de pau­vre­té a bais­sé de 10,2 % à 3,1 %. L’ac­crois­se­ment des re­ve­nus des ha­bi­tants a at­teint 7,4 % en moyenne par an ; la Chine compte dé­sor­mais la plus grande classe moyenne du monde. Une amé­lio­ra­tion conti­nue de la qua­li­té de l’en­vi­ron­ne­ment a été ob­ser­vée. Des ré­sul­tats re­mar­quables ont été ob­te­nus suite à l’éla­bo­ra­tion et à l’ap­pli­ca­tion de trois plans d’ac­tion en dix points con­cer­nant la pol­lu­tion de l’air, de l’eau et du sol.

La Chine a ob­te­nu de­puis cinq ans et dans tous les do­maines des suc­cès in­édits et a connu un dé­ve­lop­pe­ment ra­pide dit « Plan glo­bal en six axes » (édi­fi­ca­tion sur les plans éco­no­mique, politique, cultu­rel, social, éco­lo­gique et de la dé­fense na­tio­nale).

Au cours des cinq an­nées écou­lées, la Chine a ac­quis une po­si­tion sans pré­cé­dent sur la scène in­ter­na­tio­nale. Elle a fait glo­ba­le­ment pro­gres­ser la di­plo­ma­tie de grand pays à la chi­noise : elle a or­ga­ni­sé une sé­rie de ren­dez-vous di­plo­ma­tiques d’im­por­tance ma­jeure, tels que le Fo­rum « la Cein­ture et la Route » pour la co­opé­ra­tion in­ter­na­tio­nale, la réunion in­for­melle des di­ri­geants de l’APEC, le som­met du G20 à Hangz­hou et le Som­met des BRICS à Xia­men, ob­te­nant des suc­cès re­ten­tis­sants dans le monde. La Chine a pris l’ini­tia­tive de construire une com­mu­nau­té de des­tin pour l’hu­ma­ni­té, tout en contri­buant da­van­tage, par la sa­gesse chi­noise, à la ré­forme du sys­tème de la gou­ver­nance mon­diale. Le yuan a été ad­mis au pa­nier des DTS du Fonds mo­né­taire in­ter­na­tio­nal, ce qui montre que des pro­grès im­por­tants ont été réa­li­sés dans l’in­ter­na­tio­na­li­sa­tion du yuan. La Chine se classe aux pre­miers rangs mon­diaux en ma­tière de puis­sance éco­no­mique, tech­ni­co-scien­ti­fique, glo­bale et de dé­fense na­tio­nale, per­met­tant une aug­men­ta­tion in­édite de sa po­si­tion sur la scène in­ter­na­tio­nale, et of­frant de grandes op­por­tu­ni­tés de dé­ve­lop­pe­ment au monde.

Les ob­jec­tifs du ma­cro­con­trôle pour 2018

Le nou­veau gou­ver­ne­ment a pour mis­sion es­sen­tielle, en 2018, de ga­ran­tir la réa­li­sa­tion des ob­jec­tifs de l’édi­fi­ca­tion in­té­grale de la so­cié­té de moyenne ai­sance dans les dé­lais pré­vus. Plus pré­ci­sé­ment, il s’agit de mettre en oeuvre sur tous les plans dans de bonnes condi­tions les dif­fé­rents ob­jec­tifs et mis­sions pré­vus par le XIIIe Plan quin­quen­nal, soit les 7 ob­jec­tifs, les 25 prin­ci­paux cri­tères de qua­li­tés so­cio-éco­no­miques et les 18 mis­sions d’im­por­tance ma­jeure.

À ce su­jet, le pre­mier mi­nistre Li Ke­qiang a spé­cia­le­ment in­di­qué que la Chine, dis­po­sant des atouts que sont une base ma­té­rielle et tech­nique so­lide, un sys­tème in­dus­triel com­plet, un mar­ché im­mense, des res­sources hu­maines abon­dantes, et un re­gain de dy­na­misme dans l’in­no­va­tion et l’en­tre­pre­neu­riat, pos­sède un avan­tage glo­bal évident et qu’elle est ca­pable de réa­li­ser un dé­ve­lop­pe­ment qui soit non seule­ment de meilleure qua­li­té, mais aus­si ef­fi­cace, équi­table et ins­crit dans la du­rée. Nous pou­vons conclure que le rap­port d’ac­ti­vi­té du gou­ver­ne­ment est une vé­ri­table illus­tra­tion de la qua­druple confiance de la Chine en elle-même, soit la confiance dans sa voie, sa théo­rie, son ré­gime et sa culture du so­cia­lisme à la chi­noise.

Il est in­di­qué dans le rap­port d’ac­ti­vi­té du gou­ver­ne­ment que les ob­jec­tifs es­sen­tiels pré­vus pour 2018 sont les sui­vants : une crois­sance d’en­vi­ron 6,5 % du PIB, et une hausse d’en­vi­ron 3 % des prix à la consom­ma­tion des mé­nages ; la créa­tion de plus de 11 mil­lions d’em­plois dans les ag­glo­mé­ra­tions ur­baines, où le taux de chô­mage par rap­port à la po­pu­la­tion re­cen­sée et le taux de chô­mage en­re­gis­tré se­ront res­pec­ti­ve­ment main­te­nus in­fé­rieurs à 5,5 % et 4,5 % ; une syn­chro­ni­sa­tion de l’aug­men­ta­tion des re­ve­nus des ha­bi­tants et de la crois­sance éco­no­mique ; un flux d’im­port-ex­port sta­bi­li­sé mar­qué par une ten­dance à la hausse, et un équi­libre glo­bal de la ba­lance des paie­ments in­ter­na­tio­naux ; une baisse de plus de 3 % de la consom­ma­tion d’éner­gie par uni­té de PIB, et une nou­velle di­mi­nu­tion des émis­sions des prin­ci­paux pol­luants ; des pro­grès sub­stan­tiels dans la ré­forme struc­tu­relle du cô­té de l’offre, un ra­tio de le­vier ma­croé­co­no­mique sta­bi­li­sé dans son en­semble, une pré­ven­tion et un contrôle or­don­nés et ef­fi­caces des risques de toutes sortes.

Le taux de chô­mage par rap­port à la po­pu­la­tion re­cen­sée, un nou­vel in­dice ajou­té dans le pré­sent rap­port d’ac­ti­vi­té du gou­ver­ne­ment en com­pa­rai­son avec ce­lui de 2017, se­ra main­te­nu in­fé­rieur à 5,5 %. Il est à sou­li­gner que le taux concer­né couvre tous les agri­cul­teurs tra­vaillant en ville, ce­la montre que la ga­ran­tie et l’amé­lio­ra­tion du bien-être de la po­pu­la­tion, no­tam­ment la de­mande d’em­plois pour les ru­raux re­lo­gés en ville, fait par­tie in­té­grante du dé­ve­lop­pe­ment de grande qua­li­té. La dé­fi­ni­tion des prin­ci­paux ob­jec­tifs sus­men­tion­nés cor­res­pond pour l’es­sen­tiel au XIIIe Plan quin­quen­nal et au fait que l’économie chi­noise a réa­li­sé le pas­sage d’une crois­sance ra­pide à un dé­ve­lop­pe­ment cen­tré sur la qua­li­té. Compte te­nu des don­nées fon­da­men­tales de l’économie et des ca­pa­ci­tés qui sont les siennes dans la créa­tion d’em­plois, la Chine est ca­pable de réa­li­ser

une crois­sance d’en­vi­ron 6,5 % car elle est dé­jà en­trée dans l’étape dite « d’al­ler de l’avant à pas as­su­rés et de re­cher­cher la qua­li­té à tra­vers les pro­grès ». Ce­la prouve dans le même temps que la ré­gu­la­tion ma­croé­co­no­mique a don­né les ré­sul­tats at­ten­dus en Chine.

Con­cer­nant le taux de crois­sance du PIB de 6,5 %, ques­tion qui in­té­resse les Chi­nois aus­si bien que les étran­gers, je pense que les 40 ans de la ré­forme et de l’ou­ver­ture peuvent être di­vi­sés en deux pé­riodes : la pre­mière, celle d’une crois­sance ra­pide al­lant de 1978 à 2011, mar­quée par un taux de crois­sance du PIB de 9,9 % en moyenne en Chine ; la deuxième, celle d’une crois­sance moyen­ne­ment éle­vée, ca­rac­té­ri­sée par le pas­sage d’une crois­sance ra­pide à un dé­ve­lop­pe­ment cen­tré sur la qua­li­té à comp­ter de la convo­ca­tion du XVIIIe Con­grès du PCC en 2012.

Les don­nées sui­vantes nous per­mettent de sa­voir si l’économie chi­noise peut évi­ter un at­ter­ris­sage bru­tal ou non : le taux de crois­sance du PIB chi­nois est pas­sé de 8 % en 2011 à 7,5 % en 2012-2014, et d’en­vi­ron 7 % en 2015-2016 à 6,5 % à 2017-2018, ces chan­ge­ments per­mettent de consta­ter que l’économie chi­noise se dé­ve­loppe en avan­çant à pas as­su­rés et en re­cher­chant la qua­li­té à tra­vers les pro­grès, que ce­la est conforme aux lois du dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique et en rap­port avec l’étape du dé­ve­lop­pe­ment où se trouve la Chine.

D’un autre cô­té, la Chine est pas­sée de l’étape des bas re­ve­nus à celle des re­ve­nus in­fé­rieurs moyens à par­tir de la mise en oeuvre du Xe Plan quin­quen­nal en 2001, et de l’étape des re­ve­nus in­fé­rieurs moyens à celle des re­ve­nus su­pé­rieurs moyens à par­tir de la mise en oeuvre du XIIe Plan quin­quen­nal en 2011. Elle ar­ri­ve­ra en­suite à l’étape des re­ve­nus su­pé­rieurs, soit l’étape d’un dé­ve­lop­pe­ment cen­tré sur la qua­li­té. Même si à l’ave­nir, le taux de crois­sance va di­mi­nuer, l’économie chi­noise se­ra de plus en plus forte et re­pré­sen­te­ra une part en­core plus grande dans l’économie mon­diale, et le plus im­por­tant est que les in­dices re­flé­tant la qua­li­té de l’économie se­ront en­core plus convain­cants, les pro­grès tech­ni­co-scien­ti­fiques contri­bue­ront, par exemple, à plus de 60 % de la crois­sance éco­no­mique.

Il faut ad­mettre que l’économie chi­noise a « réa­li­sé avec suc­cès un at­ter­ris­sage en dou­ceur ».

Un tour d’ho­ri­zon des 40 ans par­cou­rus par la Chine dans la ré­forme et l’ou­ver­ture illustre bel et bien qu’on ne prend conscience des dif­fi­cul­tés qu’à tra­vers l’ex­pé­rience.

La Chine et le reste du monde ne font qu’un

Il est in­di­qué dans le rap­port d’ac­ti­vi­té du gou­ver­ne­ment que les prin­ci­paux ob­jec­tifs du dé­ve­lop­pe­ment so­cioé­co­no­mique ont été at­teints en 2017 et que les ré­sul­tats se sont ré­vé­lés meilleurs que pré­vu. Le PIB a pro­gres­sé de 6,9 %, et les re­ve­nus des ha­bi­tants ont aug­men­té de 7,3 %, soit une crois­sance plus ra­pide que l’an­née pré­cé­dente ; le taux de chô­mage se trouve au­jourd’hui à son plus bas ni­veau de­puis de nom­breuses an­nées grâce à la créa­tion de 13,51 mil­lions de nou­veaux em­plois. La crois­sance du sec­teur in­dus­triel a connu un re­cord, en­re­gis­trant une hausse de 21 % des bé­né­fices des en­tre­prises ; les re­cettes bud­gé­taires ont aug­men­té de 7,4 %, met­tant fin à un ra­len­tis­se­ment de la crois­sance ; l’im­port-ex­port s’est ac­cru de 14,2 %, tan­dis que le mon­tant réel­le­ment uti­li­sé des in­ves­tis­se­ments étran­gers a at­teint le chiffre re­cord de 136,3 mil­liards de dol­lars. Une conjonc­ture fa­vo­rable a

été créée, ca­rac­té­ri­sée par une bonne co­or­di­na­tion entre la crois­sance de l’économie, sa qua­li­té, sa struc­ture et sa ren­ta­bi­li­té.

La Chine est la plus grande source de forces mo­trices pour ti­rer la crois­sance de l’économie mon­diale. Le monde n’est stable que quand la Chine est stable, le monde ne pro­gresse que quand la Chine pro­gresse, le monde ne va bien que quand la Chine va bien. Ce­la se tra­duit plei­ne­ment dans la crois­sance de l’im­por­tex­port.

En 2017, le vo­lume de l’im­port-ex­port réa­li­sé par la Chine a connu une forte aug­men­ta­tion, at­tei­gnant 27 790 mil­liards de yuans, soit une aug­men­ta­tion de 14,2 % par rap­port à 2016. Le vo­lume de l’ex­port re­pré­sente 15 330 mil­liards de yuans, soit une crois­sance de 10,8 % par rap­port à l’an­née pré­cé­dente, et ce­lui de l’im­port re­pré­sente 12 460 mil­liards de yuans, soit une crois­sance de 18,7 %. La ba­lance fa­vo­rable du com­merce est ra­me­née à 2 870 mil­liards de yuans, avec une baisse de 14,2 %.

La crois­sance du com­merce ex­té­rieur de la Chine, no­tam­ment l’aug­men­ta­tion ra­pide de son vo­lume d’im­port, a des ef­fets di­rects de dé­bor­de­ments po­si­tifs sur le monde. Pre­miè­re­ment, l’im­por­ta­tion et l’ex­por­ta­tion chi­noises ont res­pec­ti­ve­ment aug­men­té de 22 % et de 17,3 % sur les mar­chés émer­gents en Amé­rique la­tine et en Afrique. Deuxiè­me­ment, l’im­port-ex­port chi­nois s’est ac­cru de 14,8 % sur les mar­chés des éco­no­mies dé­ve­lop­pées comme l’Eu­rope, les États-Unis et le Ja­pon. Troi­siè­me­ment, l’im­por­ta­tion du pé­trole brut et du gaz na­tu­rel par la Chine a res­pec­ti­ve­ment aug­men­té de 10,1 % et de 26,9 % sur le mar­ché de l’ex­por­ta­tion des res­sources, ce qui a en­traî­né une re­prise im­mé­diate du prix des ma­tières pre­mières. Qua­triè­me­ment, l’im­por­ta­tion par la Chine de voi­tures, d’or­di­na­teurs, d’équi­pe­ments et d’ap­pa­reils mé­di­caux a res­pec­ti­ve­ment aug­men­té de 27,2 %, de 16,6 % et de 10,3 % sur le mar­ché de l’im­por­ta­tion des tech­niques.

La Chine a sus­ci­té la re­prise de la crois­sance de l’im­port-ex­port mon­dial. Se­lon les sta­tis­tiques de l’Or­ga­ni­sa­tion mon­diale du com­merce (OMC), les 70 prin­ci­pales éco­no­mies du monde ont connu une aug­men­ta­tion de plus de 9 % pen­dant les trois pre­miers tri­mestres de 2017, créant un re­cord his­to­rique, ce qui per­met­tra au monde de sor­tir de la si­tua­tion dif­fi­cile de la crise fi­nan­cière in­ter­na­tio­nale qui dure de­puis dix ans.

Dans le contexte de la mon­dia­li­sa­tion éco­no­mique, la Chine et le monde par­tagent les pro­grès comme les re­culs. Les 40 ans de la ré­forme et de l’ou­ver­ture ont vu l’in­té­gra­tion d’une Chine ou­verte sur l’ex­té­rieur dans l’économie mon­diale. En ce qui concerne le vo­lume de l’im­port-ex­port des mar­chan­dises, la Chine se classe au­jourd’hui à la pre­mière place mon­diale alors qu’elle était 29e en 1978. Or, elle a connu trois fois la crois­sance né­ga­tive. Et la Chine a contri­bué à la re­prise de l’économie mon­diale peu après chaque crois­sance né­ga­tive.

À la pre­mière crois­sance né­ga­tive cau­sée par le choc de la crise fi­nan­cière asia­tique, la Chine a vu son vo­lume glo­bal d’im­port-ex­port di­mi­nuer de 0,4 % en 1998 par rap­port à l’an­née pré­cé­dente, le vo­lume de l’im­port à lui seul ayant bais­sé de 1,5 %. Pen­dant les an­nées sui­vantes, la Chine a connu une crois­sance conti­nue de son vo­lume glo­bal d’im­port-ex­port, ce qui a en­traî­né non seule­ment une crois­sance de l’im­port-ex­port asia­tique, mais éga­le­ment celle du com­merce mon­dial alors que la Chine n’oc­cu­pait que la 10e place mon­diale en termes de vo­lume com­mer­cial glo­bal.

À la deuxième crois­sance né­ga­tive cau­sée par le choc de la crise fi­nan­cière in­ter­na­tio­nale, la Chine a vu son vo­lume glo­bal d’im­port-ex­port di­mi­nuer de 16,3 % par rap­port à l’an­née pré­cé­dente, dont une di­mi­nu­tion de 13,7 % pour les im­por­ta­tions, et de 18,3 % pour les ex­por­ta­tions. Au cours des an­nées sui­vantes, la Chine a vu son vo­lume glo­bal d’im­port-ex­port aug­men­ter conti­nuel­le­ment, per­met­tant de ti­rer la crois­sance du com­merce mon­dial sur une plus grande échelle si bien que la Chine s’est his­sée au pre­mier rang mon­dial en 2013, à la place des États-Unis, en ma­tière de vo­lume glo­bal des échanges com­mer­ciaux. La Chine réa­lise ce que les États-Unis avaient fait il y a un siècle, rem­pla­çant alors le Royaume-Uni.

Et à la troi­sième crois­sance né­ga­tive cau­sée par une chute en flèche du vo­lume du com­merce mon­dial, le vo­lume de l’im­port- ex­port mon­dial cal­cu­lé en dol­lar est pas­sé à 32 180 mil­liards de dol­lars en 2016 contre 37 960 mil­liards en 2014, soit une di­mi­nu­tion de 15,2 %, et le vo­lume glo­bal de l’im­port- ex­port chi­nois est pas­sé à 24 340 mil­liards de yuans en 2016 contre 26 420 mil­liards en 2014. Au­jourd’hui, une nou­velle crois­sance consi­dé­rable de l’im­port- ex­port chi­nois a de nou­veau dy­na­mi­sé celle du monde en­tier.

À pré­sent, l’économie chi­noise est pas­sée de l’étape d’une crois­sance ra­pide à l’étape d’un dé­ve­lop­pe­ment cen­tré sur la qua­li­té. Le dé­ve­lop­pe­ment chi­nois, qui gé­nère sans cesse du dy­na­misme et du po­ten­tiel, qui ren­force sa ca­pa­ci­té de co­or­di­na­tion et qui s’ins­crit dans la longue du­rée, et qui re­pré­sente une part de plus en plus im­por­tante de l’économie chi­noise dans les agré­gats éco­no­miques mon­diaux, ser­vi­ra de source pour les mo­teurs de la crois­sance et joue­ra le rôle de sta­bi­li­sa­teur pour la ma­croé­co­no­mie.

Le 5 mars 2018, le pre­mier mi­nistre Li Ke­qiang pré­sente le Rap­port d’ac­ti­vi­té du gou­ver­ne­ment à la pre­mière ses­sion de la XIIIe APN au Grand Pa­lais du Peuple à Bei­jing.

Les prin­ci­paux tra­vaux dé­crits dans le Rap­port d’ac­ti­vi­té du gou­ver­ne­ment 2018

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