Pour­quoi les ta­lents étran­gers pré­fèrent-ils Pu­dong ?

China Today (French) - - SOMMAIRE -

«J’ha­bite à Shan­ghai de­puis 6 ans, mais j’avoue être un Shan­ghaïen de­puis bien plus long­temps. De­puis cette an­née, j’ai une ‘‘mai­son’’ à Shan­ghai au sens vé­ri­table du terme. » Le 16 juin 2017, Zhou Hong, di­rec­trice du Groupe Roche (Shan­ghai) et de na­tio­na­li­té al­le­mande, a re­çu la pre­mière carte de ré­sident per­ma­nent de Shan­ghai. Dans la même jour­née, la nou­velle zone de Pu­dong a an­non­cé l’éta­blis­se­ment du pre­mier Bu­reau des ta­lents étran­gers de Chine, et le lan­ce­ment de neuf nou­velles me­sures pour fa­ci­li­ter l’en­trée et l’em­ploi des ex­perts étran­gers, afin de les in­ci­ter à par­ti­ci­per au pro­ces­sus de mo­der­ni­sa­tion et d’in­ter­na­tio­na­li­sa­tion de Pu­dong.

La pre­mière carte de ré­sident per­ma­nent

En tant que chef d’en­tre­prise, Zhou Hong voyage beau­coup entre Shan­ghai et des villes du monde en­tier. La carte de ré­sident per­ma­nent en Chine fa­ci­lite non seule­ment les pro­ces­sus de vi­sa, mais donne aus­si un sen­ti­ment d’ap­par­te­nance à la Chine.

En avril 2017, après le lan­ce­ment de la nou­velle me­sure d’in­tro­duc­tion des ta­lents étran­gers à Shan­ghai, Zhou Hong a im­mé­dia­te­ment de­man­dé au Co­mi­té d’ad­mi­nis­tra­tion de la zone de libre-échange de Shan­ghai une carte de ré­sident per­ma­nent. Elle a été la pre­mière à l’ob­te­nir à Shan­ghai.

Zhou Hong est née à Wenz­hou dans la pro­vince du Zhe­jiang. À l’âge de 12 ans, sa fa­mille a émi­gré en Al­le­magne. En 1996, Zhou a ob­te­nu le di­plôme de Mas­ter de com­merce de la Ber­lin School of Eco­no­mics and Law. Sept ans plus tard, elle se re­trouve à Pu­dong et non à Ber­lin comme on au­rait pu s’y at­tendre.

Se­lon Zhou, la rai­son de ce choix tient à la ville même de Shan­ghai : une ville in­ter­na­tio­nale qui fait tout pour at­ti­rer les ta­lents du monde. Shan­ghai pos­sède non seule­ment une vie cultu­relle foi­son­nante, mais se trouve aus­si à la pointe de la mo­der­ni­té. Aux yeux des Chi­nois d’outre-mer comme elle, la nou­velle zone de Pu­dong est sy­no­nyme de dé­ve­lop­pe­ment, d’in­no­va­tion et de créa­tion d’en­tre­prise. Ces der­nières an­nées, le site est de plus en plus cé­lèbre grâce à sa zone de libre-échange.

Le Groupe Roche est ar­ri­vé à Shan­ghai en 1994. Pre­mière en­tre­prise mul­ti­na­tio­nale phar­ma­ceu­tique, le groupe a été té­moin du dé­ve­lop­pe­ment de Pu­dong. Cette an­cienne terre agri­cole a su­bi une grande trans­for­ma­tion. « Beau­coup d’en­tre­prises et centres de re­cherches s’y sont ins­tal­lés, ce qui a ac­cé­lé­ré la construc­tion d’in­fra­struc­tures pour le sport, la fi­nance, l’édu­ca­tion et la cul­ture. En outre, la vie est de­ve­nue de plus en plus fa­cile et confor­table. » De fait, Zhou Hong et sa fa­mille adorent la vie à Pu­dong.

Son en­tre­prise se dé­ve­loppe fa­ci­le­ment grâce aux me­sures de la zone pi­lote de libre-échange et au centre d’in­no­va­tion scien­ti­fique de Pu­dong. Par exemple, les pro­cé­dures pour at­ti­rer les in­ves­tis­se­ments étran­gers et le ser­vice de dé­pôt trans­fron­ta­lier fa­ci­litent beau­coup l’im­plan­ta­tion des en­tre­prises mul­ti­na­tio­nales. En juillet 2017, le Groupe Roche (Shan­ghai) a lan­cé un nou­veau mé­di­ca­ment contre le mé­la­nome. Grâce au centre d’éva­lua­tion des mé­di­ca­ments de la zone de libre-échange de Pu­dong, le pro­ces­sus d’éva­lua­tion a été consi­dé­ra­ble­ment ac­cé­lé­ré et le mé­di­ca­ment a

pu être in­tro­duit sur le mar­ché deux ans plus tôt que pré­vu. Pour l’en­tre­prise, ce­la per­met d’en­gran­ger un plus grand pro­fit, mais c’est aus­si une bonne nou­velle pour les pa­tients.

En fait, la nou­velle zone de Pu­dong a adop­té deux stra­té­gies na­tio­nales : la zone pi­lote de libre-échange et le centre d’in­no­va­tion scien­ti­fique. Mais ce­la dépend de la par­ti­ci­pa­tion et du sou­tien des en­tre­prises. Zhou Hong ex­plique : « J’ai pré­ci­sé­ment ob­te­nu cette carte de ré­sident per­ma­nent grâce au sou­tien du gou­ver­ne­ment pour le Groupe Roche (Shan­ghai). » Il y a 24 ans, le Groupe Roche a beau­coup in­ves­ti à Shan­ghai. Cette en­tre­prise est main­te­nant la plus im­por­tante du parc phar­ma­ceu­tique de Zhang­jiang. Elle est à l’ori­gine d’une chaîne phar­ma­ceu­tique com­plète qui in­clut la re­cherche, l’ex­ploi­ta­tion, la fa­bri­ca­tion et la mise en vente sur le mar­ché. Au­jourd’hui, l’en­tre­prise a le pro­jet de construire un centre d’in­no­va­tion dans le parc phar­ma­ceu­tique de Zhang­jiang d’un mon­tant de 863 mil­lions yuans qui de­vrait voir le jour en 2019. Pour ré­pondre à la de­mande des pa­tients du monde en­tier, ce centre concen­tre­ra ses re­cherches sur l’ex­plo­ra­tion de nou­veaux mé­di­ca­ments contre les ma­la­dies au­to-im­munes, in­fec­tieuses et inflammatoires.

Le rêve de Rho­rick à Pu­dong

« Avant d’ar­ri­ver en Chine, j’avais dé­jà une bonne image de Shan­ghai. Puis une fois ar­ri­vé à Pu­dong, j’ai été de plus en plus sé­duit par cette ville. Je me sou­viens, lors de ma pre­mière jour­née, j’ai tout de suite res­sen­ti l’en­vie d’y res­ter plus long­temps. » Ty­ler Rho­rick, est un an­cien étu­diant amé­ri­cain de la NYU Shan­ghai (New York Uni­ver­si­ty Shan­ghai). À la fin de mai 2017, il a ob­te­nu sa li­cence. Avant ce­la, il avait dé­jà ob­te­nu un pre­mier per­mis de tra­vail en Chine. « J’ai bien vu l’in­ter­na­tio­na­li­sa­tion et la to­lé­rance de cette ville lorsque j’ai com­men­cé à y tra­vailler. Chaque étran­ger trou­ve­ra ce qui lui convient tant sur le plan pro­fes­sion­nel que per­son­nel. Pen­dant le wee­kend, je vais jouer au bas­ket­ball, je vais dî­ner dans de bons res­tau­rants et écou­ter de la mu­sique avec mes amis chi­nois. » De­puis un an, Rho­rick tra­vaille comme as­sis­tant di­rec­teur du pro­jet de re­cru­te­ment de nou­veaux étu­diants pour la NYU Shan­ghai. Son nou­veau tra­vail lui convient bien et il pro­fite plei­ne­ment de sa vie à Shan­ghai.

Au­pa­ra­vant, pour les ta­lents étran­gers, il fal­lait au moins deux ans d’ex­pé­riences à l’étran­ger et au mi­ni­mum un di­plôme de mas­ter. Mais avec les neuf nou­velles me­sures pour fa­ci­li­ter l’en­trée et l’em­ploi des ta­lents étran­gers à Pu­dong, les jeunes comme Rho­rick

ob­tiennent plus fa­ci­le­ment un em­ploi en Chine.

« Les étu­diant étran­gers de la NYU Shan­ghai peuvent ob­te­nir le per­mis de tra­vail en Chine, à condi­tion qu’ils trouvent un em­ploi dans un dé­lai d’un an après l’ob­ten­tion du di­plôme, et que leur si­tua­tion sa­tis­fasse aux lois et rè­gle­ments en Chine. Ce n’est pas la peine d’avoir deux ans d’ex­pé­riences de tra­vail à l’étran­ger. » Se­lon Rho­rick, ces me­sures at­tirent les ta­lents du monde en­tier et sti­mulent éga­le­ment le dé­ve­lop­pe­ment de l’in­no­va­tion et de l’in­ter­na­tio­na­li­sa­tion de Shan­ghai.

« J’aime Shan­ghai, chaque fois que je voyage dans les autres pays, Shan­ghai me manque. Cette ville est un foyer stable pour moi en tant qu’adulte loin de mes pa­rents. » Rho­rick a si­gné un contrat de trois ans avec la NYU Shan­ghai. Il es­père aus­si pou­voir faire dé­cou­vrir la Chine à sa fa­mille et ses amis.

Zhou Hong

Le 28 avril 2017, le Cham­pion­nat d’Équi­ta­tion de Shan­ghai et l’Ex­po­si­tion sur l’Équi­ta­tion sont inau­gu­rés à Shan­ghai.

Ty­ler Rho­rick

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