Quand se­ra pro­cla­mé l’Etat pa­les­ti­nien ?

Al Ahram Hebdo - - Opinion - L’un des plus im­por­tants in­dices d’ali­gne­ment et de la po­li­tique de deux poids, deux me­sures dans la ma­nière de trai­ter avec les Arabes est ce qui ar­rive ac­tuel­le­ment au ni­veau de l’éta­blis­se­ment de l’Etat pa­les­ti­nien et l’en­tê­te­ment is­raé­lo-amé­ri­cain qu’

L’ ÉTA­BLIS­SE­MENT de l’Etat pa­les­ti­nien et l’Etat juif a pour ré­fé­rence à l’ap­pui une même ré­so­lu­tion onu­sienne, celle du par­tage pro­mul­guée en 1947, sti­pu­lant la créa­tion de deux Etats, juif et pa­les­ti­nien, et que Jé­ru­sa­lem pré­serve son sta­tut in­ter­na­tio­nal entre les deux Etats.

Par­tant, dif­fé­rents pays se sont em­pres­sés à l’époque pour re­con­naître le nou­vel Etat juif, es­ti­mant que la ré­fé­rence lé­gi­time de l’éta­blis­se­ment de l’Etat juif était cette ré­so­lu­tion pro­mul­guée par l’or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nale. Le pre­mier pays à re­con­naître l’Etat juif fut l’Union so­vié­tique, en­suite, les Etats-Unis. Ce­pen­dant, ils n’avaient pas in­sis­té que cette re­con­nais­sance soit étayée par la te­nue de né­go­cia­tions entre les deux par­ties dé­ter­mi

Il est temps que les pays arabes in­ves­tissent la re­con­nais­sance la­ti­no-amé­ri­caine nant la na­ture de cet

d’un Etat pa­les­ti­nien. Etat et ses fron­tières, etc.

Il est vrai que la par­tie arabe pays du monde dans leur re­co­na­vait à l’époque re­fu­sé la re­con­nais­sance de l’Etat juif mal­gré nais­sance de l’Etat hé­breu. Elle le re­fus arabe, au­rait dû les y avait vu une vio­la­tion d’une ame­ner à adop­ter la même po­si­terre arabe ha­bi­tée par ses tion de re­con­nais­sance de l’Etat ci­toyens ori­gi­naux et donc la pa­les­ti­nien sti­pu­lé par la ré­so­te­nue de né­go­cia­tions était lu­tion même, et ce, en dé­pit du im­pos­sible. Au­jourd’hui, le re­jet is­raé­lien. re­jet est tou­jours de mise, mais La re­con­nais­sance par le seule­ment la si­tua­tion s’est Bré­sil et l’Ar­gen­tine de l’Etat in­ver­sée et le re­fus est pas­sé du pa­les­ti­nien a été consi­dé­rée cô­té arabe au cô­té is­raé­lien. comme étant l’unique en­ga­geNous avons ima­gi­né que l’en­ga­ment ma­ni­fes­té par la com­mu­ge­ment de la com­mu­nau­té nau­té in­ter­na­tio­nale et, mal­in­ter­na­tio­nale à la lé­gi­ti­mi­té heu­reu­se­ment arabe, vis-à-vis in­ter­na­tio­nale in­car­née dans la de cette lé­gi­ti­mi­té in­ter­na­tio­na­ré­so­lu­tion onu­sienne sur le in­cluse dans la ré­so­lu­tion la­quelle se sont ap­puyés les onu­sienne pré­ci­tée.

Cette po­si­tion ju­ri­dique cor­recte éma­nant des deux pays la­ti­noa­mé­ri­cains est ce qui a in­ci­té les op­po­sants à l’éta­blis­se­ment de l’Etat pa­les­ti­nien à po­ser comme condi­tion la né­ces­si­té de te­nir des né­go­cia­tions préa­lables sur ses dé­tails. Ce que les mêmes pays n’ont pas po­sé comme condi­tion pour ce qui est de l’Etat hé­breu.

Mal­gré ce­la, je n’ima­gine pas que la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale soit plus roya­liste que le roi, comme il est cou­tume de le dire dans des si­tua­tions pa­reilles, et qu’elle re­con­naisse l’Etat pa­les­ti­nien dans ses fron­tières d’avant le 5 juin 1967, même avant que les Arabes ne le fassent. La re­con­nais­sance ini­tiée par le Bré­sil et l’Ar­gen­tine, puis la Bo­li­vie, était un mo­tif in­di­rect pour l’Au­to­ri­té pa­les­ti­nienne elle-même pour pro­cla­mer la mise en place de l’Etat pa­les­ti­nien uni­la­té­ra­le­ment. Tout comme la par­tie juive l’a fait uni­la­té­ra­le­ment lors de l’éta­blis­se­ment de l’Etat hé­breu en 1948. Mais ce­ci n’a pas eu lieu. J’ima­gine que l’Au­to­ri­té pa­les­ti­nienne doit prendre cette même ini­tia­tive ra­pi­de­ment et que cette re­con­nais­sance doit être sui­vie d’une autre arabe col­lec­tive. En­suite, il faut qu’une cam­pagne arabe et in­ter­na­tio­nale soit lan­cée pour in­ci­ter les dif­fé­rents pays du monde à re­con­naître l’Etat pa­les­ti­nien nais­sant. Il s’agit là de l’unique moyen d’in­ves­tir la re­con­nais­sance qui nous est par­ve­nue de l’ex­tré­mi­té du monde vis-à-vis de l’Etat pa­les­ti­nien. Si nous ne pre­nons pas l’ini­tia­tive lo­gique et va­lable, la re­con­nais­sance la­tine de­vien­dra lettre morte sans au­cune concré­ti­sa­tion sur le ter­rain po­li­tique.

L’Au­to­ri­té pa­les­ti­nienne avait me­na­cé à plu­sieurs re­prises qu’elle se­rait obli­gée éven­tuel­le­ment de pro­cla­mer l’Etat pa­les­ti­nien uni­la­té­ra­le­ment. N’est-il pas temps d’exé­cu­ter ce­la, sur­tout après que cer­tains pays amis eurent re­con­nu ce que le monde en­tier a re­ven­di­qué ? Si l’oc­ca­sion his­to­rique ne s’est pas pré­sen­tée, après tout ce­la, quand est-ce qu’elle ad­vien­dra donc ?

Newspapers in French

Newspapers from Egypt

© PressReader. All rights reserved.