Pour mo­der­ni­ser les sys­tèmes de ré­ser­va­tion

E TOU­RISME La confé­rence in­ter­na­tio­nale sur le tou­risme élec­tro­nique a été te­nue der­niè­re­ment à Lou­q­sor. Le e-mar­ke­ting dans ce do­maine et la pro­tec­tion des voya­geurs in­ter­nautes de toutes les pi­ra­te­ries étaient les deux thèmes dé­bat­tus.

Al Ahram Hebdo - - Voyages -

SE­LON les der­nières sta­tis­tiques de la Confé­rence des Na­tions-Unies sur le com­merce et le dé­ve­lop­pe­ment (CNU­CED), le taux du com­merce élec­tro­nique en Afrique ne consti­tue que 4 % du com­merce to­tal, alors qu’en Eu­rope, il at­teint plus que 35 %, et aux Etats-Unis il aug­mente pour ar­ri­ver à en­vi­ron 45 %. Bien que l’Afrique soit loin d’être pion­nière dans le do­maine, l’Or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nale du tou­risme élec­tro­nique a choi­si l’Egypte pour te­nir la confé­rence in­ter­na­tio­nale sur le tou­risme élec­tro­nique dans sa troi­sième session à Lou­q­sor. « L’Egypte est le pre­mier des pays arabes dans l’uti­li­sa­tion du tou­risme élec­tro­nique. Son taux d’uti­li­sa­tion en Egypte a haus­sé de 7 à 9 % cette an­née en com­pa­rai­son à l’an­née der­nière. Mais si on consi­dère que 20 % des Egyp­tiens uti­lisent le ré­seau In­ter­net, on parle donc de quelque 16 mil­lions d’in­ter­nautes en Egypte, un taux qui n’est tou­jours pas sa­tis­fai­sant », as­sure El­ha­mi Al

ayat, ex­pert tou­ris­tique et pré­sident de la confé­rence. « La plu­part des clients qui ré­servent des voyages à tra­vers In­ter­net font des confir­ma­tions plus tard par té­lé­phone. La culture des Egyp­tiens ne leur per­met pas de don­ner confiance et de croire aux nou­veaux moyens de tech­no­lo­gie », ex­plique Marwa Ma­her, res­pon­sable de mar­ke­ting dans une agence de voyages. Ain­si les in­ter­nautes ne pos­sèdent pas la culture d’ex­ploi­ter la tech­no­lo­gie dans leur quo­ti­dien. Il est à no­ter que ce­la est aus­si dû au manque de cré­di­bi­li­té du ser­vice que pré­sente le ré­seau, sur­tout que les faux sites qui portent le nom de grandes agences de voyages et qui nuisent aux in­ter­nautes abondent ces jours-ci. « Ce manque de confiance de la part des tou­ristes ré­side dans le fait que rien n’est concret de­vant eux, puis­qu’ils ne voient pas di­rec­te­ment le pré­sen­ta­teur du ser­vice. En outre, le tou­riste n’est même pas sûr de pou­voir ré­cu­pé­rer la somme qu’il a payée en cas de plainte, sur­tout qu’il n’exis­tait pas dans le temps une ré­fé­rence in­ter­na­tio­nale à la­quelle il peut re­ve­nir en cas de dis­corde pro­bable », ex­plique Mo­ha­mad Al-Mé­he­rez, ex­pert de tou­risme élec­tro­nique. « Se­lon les études de la CNU­CED, le sec­teur du tou­risme est le vé­ri­table pro­fi­teur du to­tal du com­merce élec­tro­nique puisque son taux a at­teint près de 45 %. Ce manque de confiance est par­tout dans le monde puisque 22 % seule­ment des uti­li­sa­teurs des sys­tèmes du e-tou­risme font des ré­ser­va­tions alors que le reste l’uti­lise pour connaître les prix, les pro­gramme et les offres », re­prend Al-ayat. Il ajoute qu’en Egypte, ça va ve­nir et les gens se­ront ha­bi­tués à l’uti­li­sa­tion de la tech­no­lo­gie, même pour les voyages. « Lorsque les agences de voyages fe­ront des pro­grammes de e-mar­ke­ting au­tant at­ti­rants que réa­listes et avec l’ex­pé­rience, le voya­geur égyp­tien au­ra confiance dans le e-tou­risme, mais ça prend du temps », pour­suit El­ha­mi Al-ayat. C’est en fait le rôle de l’Union in­ter­na­tio­nale du tou­risme élec­tro­nique (EUOTI) de bâ­tir cette confiance. L’union a pu mettre une so­lu­tion ra­di­cale aux pro­blèmes dont souffre le tou­risme élec­tro­nique, sur­tout qu’il est de­ve­nu la ré­fé­rence in­ter­na­tio­nale unique et uni­fiée pour l’in­dus­trie du tou­risme à tra­vers le ré­seau d’In­ter­net. Il a pour but de mettre une éthique et des cri­tères afin de bien or­ga­ni­ser cette in­dus­trie qui est plus ou moins en­core nais­sante et aus­si pour pro­té­ger les in­ter­nautes de toutes opé­ra­tions d’es­cro­que­rie. L’ob­jec­tif pre­mier de l’EUOTI est donc de trou­ver des so­lu­tions aux pro­blèmes af­fron­tés par tous ceux qui ont rap­port à l’in­dus­trie du tou­risme élec­tro­nique, que ce soit les tou­ristes ou les agences de voyages. En outre, l’EUOTI n’a pas ou­blié les agences de voyages ou n’im­porte quelle ins­ti­tu­tion dont le tra­vail est en rap­port avec le tou­risme, celles-ci peuvent prendre les consul­ta­tions né­ces­saires pour leurs pro­jets tou­ris­tiques en plus des études tou­ris­tiques dé­taillées qui sont dif­fu­sées sur le site de l’union. Ces études sont faites par des ex­perts tou­ris­tiques membres de l’union. « Un guide qui ren­ferme toutes les in­for­ma­tions sur les fé­dé­ra­tions du tou­risme dans les quatre coins du monde est dif­fu­sé sur In­ter­net et est pu­blié en quatre langues : l’an­glais, le fran­çais, l’es­pa­gnol et l’arabe. Un bul­le­tin sur les agences qui com­mettent n’im­porte quelle in­frac­tion est aus­si pu­blié pour ai­der les in­ter­nautes à évi­ter tous les pièges », ex­plique éhia Aboul-Has­san, pré­sident de l’EUOTI. En fait, l’ob­jec­tif de cette confé­rence était d’in­ci­ter les opé­ra­teurs et les pres­ta­taires du tou­risme à for­mer les cadres ca­pables de faire le e-mar­ke­ting dans le do­maine du tou­risme, qu’ils soient des agences de voyages, des hô­tels, ou des com­pa­gnies de trans­port aé­rien, tout en gar­dant la cré­di­bi­li­té. Des ex­perts de Google ont ex­pli­qué lors de la confé­rence l’im­por­tance d’uti­li­ser le e-mar­ke­ting qui vise di­rec­te­ment sa cible ; son coût est in­fé­rieur en com­pa­rai­son aux autres mé­thodes de mar­ker­ting et c’est beau­coup plus ra­pide comme trans­mis­sion. « Ain­si le tou­risme élec­tro­nique est de­ve­nu un rêve d’ave­nir pour le tou­risme dans le monde en­tier », a conclu

éhia Aboul-Has­san

Da­lia Fa­rouq

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