Faire plus avec moins

. L’hu­ma­ni­té peut et doit faire plus avec moins, a sou­li­gné le Pro­gramme des Na­tions-Unies pour l’En­vi­ron­ne­ment (PNUE) dans son der­nier rap­port lan­cé der­niè­re­ment à New York.

Al Ahram Hebdo - - Environnement -

Les gens croient que les nui­sances éco­lo­giques sont le prix à payer pour les bien­faits éco­no­miques. Nous ne pou­vons pas et n’avons pas à conti­nuer à nous com­por­ter comme si ce com­pro­mis était in­évi­table. (...). Le dé­cou­plage s’ins­crit dans une tran­si­tion vers une éco­no­mie verte fon­dée sur de faibles émis­sions de car­bone et une uti­li­sa­tion ef­fi­cace des res­sources, afin de sti­mu­ler la crois­sance, créer des em­plois dé­cents et éra­di­quer la pau­vre­té pour que l’em­preinte éco­lo­gique de l’hu­ma­ni­té ne dé­passe pas les li­mites de la pla­nète ».

Ain­si, « le som­met Rio+20 de l’an pro­chain se­ra l’oc­ca­sion de dé­ve­lop­per et d’ac­cé­lé­rer l’éclo­sion de l’éco­no­mie verte, dont les pre­miers bour­geons sont dé­ce­lables dans l’en­semble des pays dé­ve­lop­pés et en dé­ve­lop­pe­ment », es­time aus­si Stei­ner.

Le nou­veau rap­port du Pa­nel in­ter­na­tio­nal des res­sources du PNUE, le qua­trième de la sé­rie, a été ren­du pu­blic à New York lors de la ses­sion an­nuelle de la Com­mis­sion des Na­tions-Unies pour le dé­ve­lop­pe­ment du­rable, qui est axée sur la ques­tion de la consommation et de la pro­duc­tion du­rables. Cette ses­sion pré­cède d’un an la Confé­rence in­ter­na­tio­nale des Na­tions-Unies sur le dé­ve­lop­pe­ment du­rable (Rio+20) qui se tien­dra du 4 au 6 juin 2012 à Rio de Janeiro, au­tour des deux ques­tions cen­trales de l’éco­no­mie verte dans le cadre du dé­ve­lop­pe­ment du­rable et de l’éra­di­ca­tion de la pau­vre­té, et de l’ob­ten­tion d’un ac­cord sur un cadre in­ter­na­tio­nal de dé­ve­lop­pe­ment du­rable

«Si rien n’est fait pour dé­cou­pler le taux de crois­sance éco­no­mique du taux de consommation des res­sources na­tu­relles, le volume de mi­né­raux, mi­ne­rais, com­bus­tibles fos­siles et bio­masse consom­més chaque an­née par l’hu­ma­ni­té pour­rait at­teindre, d’après les es­ti­ma­tions, 140 mil­liards de tonnes (soit trois fois les ni­veaux ac­tuels) d’ici 2050 », sou­ligne le rap­port.ré­di­gé par le Pa­nel in­ter­na­tio­nal des res­sources du PNUE.

Dans les pays dé­ve­lop­pés, la consommation de ces quatre res­sources-clés s’élève en moyenne à 16 tonnes par ha­bi­tant (et dé­passe par­fois les 40 tonnes). A titre de com­pa­rai­son, un In­dien consomme en moyenne au­jourd’hui quatre tonnes par an. D’après ce rap­port, l’éven­tua­li­té d’une hausse si­gni­fi­ca­tive des ni­veaux de consommation, sous l’ef­fet conju­gué de la crois­sance dé­mo­gra­phique et éco­no­mique, no­tam­ment dans les pays en dé­ve­lop­pe­ment, « va sans doute bien au­de­là des ni­veaux sup­por­tables ». Les gi­se­ments bon mar­ché et de bonne qua­li­té de cer­taines res­sources es­sen­tielles, comme le pé­trole, le cuivre et l’or, com­mencent dé­jà à s’épui­ser, avec pour consé­quence une hausse des vo­lumes de com­bus­tibles et d’eau douce né­ces­saires à leur ex­trac­tion. « Le dé­cou­plage est une so­lu­tion ga­gnante sur tous les ni­veaux : éco­no­mique, so­cial et en­vi­ron­ne­men­tal », es­time Achim Stei­ner, sous-se­cré­taire gé­né­ral des Na­tions-Unies et di­rec­teur exé­cu­tif du PNUE. Il ajoute :«

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